Confidences partis
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Nº 3077 du vendredi 5 mai 2017

Confidences partis

 
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Mrad sous haute surveillance
Le secrétaire général du Courant du Futur (CDF), Ahmad Hariri, s'est rendu à plusieurs reprises dans la Békaa-ouest, ces dernières semaines, pour rameuter ses troupes et réorganiser les rangs en prévision des prochaines élections législatives. Le CDF estime que l'ancien ministre de la Défense, Abdel Rahim Mrad, qui dispose d'une solide base estimée à 9 000 voix, pourrait percer la liste du courant bleu et remettre en cause la représentation exclusive de la communauté sunnite, exercée par Saad Hariri depuis des années. Une percée de M. Mrad et d'autres membres de sa liste est d'autant plus plausible qu'une partie de la base du CDF a pris fait et cause pour l'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, qui ne cache pas son intention de présenter des candidats dans les bastions sunnites du pays.    

Démissions retirées au PSNS
L'ancien président du Parti syrien national social (PSNS), Gebran Araygi, le chef du Conseil supérieur Mahmoud Abdel Khaleq, l'ex-député Antoine Khalil et deux autres dirigeants du parti, qui avaient présenté leur démission à la mi-janvier, ont décidé de revenir sur leur décision. Les hauts responsables du PSNS entendaient protester contre le fait que le président du parti, Ali Kanso, avait accepté un poste ministériel dans le gouvernement actuel sans avoir obtenu au préalable le feu vert des instances dirigeantes, comme il est d'usage. Une source bien informée croit savoir que le retrait des démissions n'est pas le fruit d'une médiation ou d'un quelconque accord conclu entre les deux parties. Il s'agirait d'une position uniquement motivée par des considérations «humaines», en raison de l'état de santé de M. Kanso, qui souffre d'une maladie grave. «Il n'est pas dans l'habitude des 'Kawmiyin' (militants du PSNS) de tirer sur une ambulance», a commenté la source.

Les sanctions élargies de Trump
Une délégation comprenant des ministres, des députés et des acteurs du monde économique doit se rendre à Washington, prochainement, pour tenter de sonder l'Administration du président Donald Trump sur ses intentions concernant les sanctions financières imposées à des entités et des individus libanais pour «liens avec des organisations terroristes». Cette visite est jugée «cruciale» car elle intervient à un moment où des informations, distillées par des milieux médiatiques à Beyrouth et Washington, font état d'un durcissement des sanctions américaines. Celles-ci ne toucheraient plus seulement des entités ou des personnes soupçonnées de liens avec le Hezbollah mais des formations politiques et des personnalités alliées au parti chiite. Le mouvement Amal, le Parti syrien national social et plusieurs autres mouvements du 8 mars seraient visés par les nouvelles sanctions du Trésor américain.


Un job qui nécessite de l'expérience
«En dépit du bras de fer politique autour de la loi électorale, et d'un possible report technique du scrutin, nous travaillons comme si les élections allaient avoir lieu demain», a déclaré un responsable des Forces libanaises (FL). Dans ce contexte, des décisons importantes ont été récemment prises par le commandement des FL. Ainsi, le dossier des élections, qui était jusqu'à présent géré par la secrétaire générale du parti, Chantal Sarkis, a été confié à un comité présidé par le député du Chouf, Georges Adwan, et formé de cadres «expérimentés».  


Thérapie au mouvement Amal
Un climat d'abattement règne chez les cadres et la base du mouvement Amal, alimenté par les rumeurs (démenties) sur l'état de santé du président Nabih Berry et les récents revers politiques subis par le président du Parlement. Pour tenter de remonter le moral de ses troupes, M. Berry a chargé son plus proche conseiller, le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, d'organiser une réunion élargie des cadres pour tenter de resserrer les rangs. Commentaire d'un participant; «Pour réussir la thérapie, il faudrait des dizaines de réunions comme celle-ci».


 

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Éditorial
Des pressions sur la livre

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Liban, paru le 27 avril, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme: le modèle économique libanais n’est plus viable et doit être remplacé par une formule capable d’assurer les besoins financiers et économiques du pays.Le rapport de l’institution internationale regorge de chiffres et d’indicateurs négatifs. Les plus alarmants sont le déficit de la balance commerciale, qui a atteint 15,7 milliards de dollars, fin 2016, et le volume des importations, qui ont grimpé à 26% du produit intérieur. Cela signifie que plus du quart de la richesse produite par les Libanais est utilisée pour importer des produits de l’étranger.Ces mauvaises prestations macroéconomiques s’accompagnent de mauvaises nouvelles pour les ménages: une hausse des prix de 3,13%, selon l’Association des consommateurs. Cette hausse, qui intervient alors que l'érosion du pouvoir d’achat se poursuit, serait due à deux facteurs: le débat parlementaire sur la grille des salaires dans le secteur public et la nouvelle batterie de taxes et d’impôts envisagée pour la financer. Le vote de la grille a finalement été reporté sine die mais les commerçants en ont profité pour majorer les prix de certains produits de consommation, comme les boissons alcoolisées, les produits de luxe et les cigarettes.Cette conjoncture, couplée à la crise politique larvée qui menace d’exploser à tout moment, s’est traduite par des pressions sur la livre libanaise. Selon des sources bancaires, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre 1,5 et2 milliards de dollars en deux mois pour intervenir sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie nationale. Par conséquent, les réserves en devises de la BDL sont tombées sous la barre des 40 milliards de dollars.Les pressions sur la livre seraient dues au débat politique concernant la loi électorale, qui a montré combien le fossé était profond entre les forces politiques, et l’incertitude quant au renouvellement du mandat du gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé.       Pendant ce temps, la présence d’1,5 millions de réfugiés syriens continue de peser sur l’économie, en l’absence de toute aide internationale sérieuse, susceptible de réparer une partie des dégâts causés aux infrastructures.En parallèle, les milieux financiers s’attendent à un durcissement des législations américaines et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme. Cette transformation des lois internationales limite les capacités du secteur bancaire libanais et le prive de certains de ses atouts, principalement le secret bancaire, réduit à sa plus simple expression.Face à ces réalités inquiétantes, la classe politique continue de se chamailler autour de la loi électorale et d’autres sujets, alors que chaque jour qui passe, la BDL dépense entre 20 et 30 millions de dollars pour soutenir une livre dont plus personne ne veut.


 Paul Khalifeh
   
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