Confidences partis
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Confidences partis

 
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Ahbach: campagne exemplaire
Des responsables de grands partis politiques ne cachent pas leur admiration devant le dynamisme de la campagne électorale de l'association islamique des projets de bienfaisance (Ahbach), qui présente deux candidats, Adnan Traboulsi à Beyrouth et Taha Naji à Tripoli. Les Ahbach ont créé un site spécialement dédié aux élections (ansaralmashari.com), comportant le programme de l'association et des candidats, des explications sur la nouvelle loi électorale et sur les moyens de voter ainsi que les listes électorales complètes, permettant à chacun de vérifier que son nom y figure. Les Ahbach utilisent abondamment les réseaux sociaux et l'affichage «propre» pour promouvoir leurs candidats et diffuser leurs idées,  et ont déployé une efficace machine électorale, composée de centaines de jeunes volontaires.      


La Jamaa exige trois candidats
Les apparatchiks de la Jamaa islamiya, la branche libanaise des Frères musulmans, sont confrontés à un mouvement de protestation initié par la nouvelle génération de cadres et de partisans, qui refusent de servir de réserves électorales pour le Courant du Futur sans contrepartie politique.  Bien représentée au bureau politique et dans les instances intermédiaires, la jeune génération exige que la Jamaa islamiya soit traitée «comme elle le mérite», c'est-à-dire, à leurs yeux, comme l'une des plus anciennes et principales forces sunnites du pays. Selon elle, leur mouvement devrait être représenté par trois députés sunnites au moins dans le prochain Parlement, et non pas un seul comme c'est le cas dans la législature actuelle. En plus du député Imad el-Hout à Beyrouth, le Courant du Futur devrait intégrer dans ses listes un candidat «frériste» à Saïda et un autre au Liban-Nord ou dans la Békaa-ouest. Evidemment, le parti de Saad Hariri ne l'entend pas de cette oreille.


Baalbeck-Hermel: fronde au PSNS
Le commandement du Parti syrien national social (PSNS) est confronté à une mini-fronde dans la circonscription de Baalbeck-Hermel, où les cadres locaux refusent catégoriquement de céder le siège grec-catholique, occupé depuis 1996 par le député Marwan Farès, à un candidat ne venant pas des rangs du parti. Dépêché en urgence par le député Assaad Hardan, responsable du dossier électoral au PSNS en sa qualité de président du Conseil supérieur, le chef du Conseil des doyens, Waël Hassaniyé, est sorti bredouille d'une réunion tapageuse dans la localité de Nabi Osman. M. Farès a décidé de ne plus se représenter pour des raisons de santé. Le Hezbollah a donc jeté son dévolu sur Albert Mansour, l'ancien ministre et député connu pour ses positions favorables à la Résistance. Mais les cadres régionaux du PSNS ne veulent rien entendre et ont rejeté l'argument selon lequel le Hezbollah soutiendrait, en contrepartie, un candidat du parti pour le siège des minorités, dans la 2ème circonscription de Beyrouth .    

 



Y aura-t-il des candidats communistes
Le Parti communiste libanais, qui fut un temps l'une des principales formations politiques du pays, avec une présence transcommunautaire à l'échelle nationale, n'est plus que l'ombre de lui-même. Bien qu'il dispose encore de milliers d'adhérents, il est incapable d'aligner ses propres candidats dans plusieurs régions. A Beyrouth, il va se contenter de donner des consignes de vote pour la liste hostile à Saad Hariri. A Saïda, ses partisans seront appelés à soutenir Oussama Saad.       


Les deux critères du Futur
Le secrétaire général du Courant du Futur (CDF), Ahmad Hariri, a la tâche difficile de filtrer les candidats de son parti aux prochaines législatives, prévues en mai. Plusieurs considérations sont prises en compte pour le choix définitif, mais deux critères priment sur les autres. Seront écartés des listes du CDF tous ceux qui ont adopté une position ambigüe lors de la démission surprise de Saad Hariri et son séjour forcé en Arabie saoudite, et ceux qui ont enfreint les consignes de Saad Hariri de voter pour Michel Aoun à l'élection présidentielle du 31 octobre 2016.

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   
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