Confidences sécurité
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Nº 3075 du vendredi 3 mars 2017

Confidences sécurité

 
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Abou Azrael s'est entraîné au Liban
Abou Azrael, le milicien chiite irakien aux allures de Rambo, membre des Forces de la Mobilisation populaire, a révélé qu'il avait reçu un entraînement militaire poussé au Liban et en Iran. Considéré comme un héros par les uns ou un sanguinaire par les autres, Abou Azrael, de son vrai nom Ayyoub Faleh al-Rubaï, était l'une des personnes les plus recherchées par l'armée américaine lorsqu'elle occupait l'Irak, entre 2003 et 2011. Membre des Brigades de l'imam Ali, ce gros bras a été filmé, en août 2015, en train de «transformer en chawarma» un combattant de Daech. L'ange de la mort a récemment déclaré dans une interview accordée au journal koweitien al-Raï que les Forces de la Mobilisation populaire sont disposées à intervenir au Liban s'il le faut.   


Prochain retour de 100 000 déplacés?
Un plan actuellement en gestation pourrait permettre, à terme, le retour dans leurs villes et villages de cent mille réfugiés syriens installés dans des camps dans les montagnes de Ersal. Négocié par le Hezbollah avec des groupes rebelles syriens, ce projet concerne les habitants de dix localités syriennes de la région du Qalamoun, aujourd'hui sous le contrôle du parti chiite et de l'Armée de défense nationale syrienne (ADN). Il s'agit notamment de Yabroud, Rankous, Qara et Ras al-Aïn. La ville chrétienne de Maaloula restera, elle, sous le contrôle du Hezbollah et de l'ADN. Le plan prévoit de placer ces localités sous le contrôle d'une milice locale, composée de rebelles syriens et organisés en force autonome qui s'engagerait à maintenir l'ordre et à cesser tout combat contre l'armée syrienne. Les détails de l'accord sont en négociation.    


Déchéance
Khaled Sharrouf, membre du groupe Etat islamique, est le premier citoyen australien a être déchu de sa nationalité pour cause de terrorisme. Sharrouf, qui possède également la nationalité libanaise, s'était rendu célèbre en 2014 en postant sur les réseaux sociaux une photo de son fils, alors âgé de 7 ans, exhibant fièrement la tête tranchée d'un soldat syrien. Son épouse australienne, Tara Nettleton, l'avait rejoint avec leurs cinq enfants. Elle serait morte en Syrie l'an dernier. Une dizaine d'Australiens d'origine libanaise auraient rejoint Daech depuis le début du conflit.


4 345
visas de travail ont été délivrés par la Sûreté générale (SG)entre le 16 décembre 2016 et le 15 janvier 2017 à des citoyens d'Ethiopie, ce qui place les ressortissants de ce pays en première position des étrangers souhaitant travailler au Liban. A titre de comparaison, 990 Bangladais et 276 Philippins ont obtenu des visas sur la même période. Une chute brutale de demandeurs de visas sri-lankais a été constatée, avec 53 documents délivrés.


Abou Malek al-Tallé sévit encore
Contrairement aux informations qui ont circulé, l'émir de l'ex-Front al-Nosra dans la région du Qalamoun et du rif de Damas, Abou Malek al-Tallé, est toujours à son poste dans les montagnes de Ersal. Une source de sécurité informée assure que le terroriste n'est pas parti pour Idleb avec les rebelles qui ont évacué Wadi Barada, fin janvier. «Il est encore là et il est toujours aussi dangereux», précise la source.

La bataille du printemps à Ersal
L´interrogatoire de la plupart des présumés terroristes arrêtés au Liban, ces derniers temps, aboutissent à la même conclusion: le jurd de Ersal sert de relais entre Raqqa, la capitale autoproclamée de l'Etat islamique, et les cellules implantées au Liban. Face à cette situation, une décision aurait été prise par l'armée et le Hezbollah d'en finir une fois pour toute avec le maquis de Ersal. La bataille est prévue au printemps prochain, après la fonte des neiges.   


Hezbollah: 20 000 combattants entre 15 000 et 70 000 réservistes
Le Hezbollah compterait 20 000 combattants et entre 15 000 et 70 000 réservistes, selon l'Institut d'études sur la sécurité nationale (IESN), considéré comme le plus important centre israélien de recherches stratégiques. Selon un rapport préparé par Yiftah Shapir, responsable du projet de la Balance militaire au Moyen-Orient à l'IESN, «le Hezbollah est l'une des meilleures armées» de la région. Le rapport annuel souligne que le parti chiite libanais «n'est pas une machine programmée, qui agit selon des schémas préétablis». «Contrairement à toutes les autres armées arabes, qui conservent une hiérarchie pyramidale solide, le Hezbollah encourage ses combattants à prendre des initiatives sur le terrain et à avoir une liberté de manœuvre sur le champ de bataille», ajoute le document rendu public en janvier. Le rapport indique que la guerre en Syrie a permis au parti d'acquérir une très grande expérience.


Le Mossad recrute chez les employées de maison
La Sûreté générale (SG)a annoncé avoir arrêté deux employées de maison de nationalité népalaise, suspectées d'espionnage au profit d'Israël. Les deux jeunes femmes faisaient partie d'une cellule comprenant également deux Libanais et un Palestinien. Les suspects ont reconnu devant les enquêteurs avoir livré des informations à leurs agents de liaison dans les ambassades d'Israël en Turquie, en Jordanie, en Grande-Bretagne et au Népal. Les deux employées de maison collectaient des informations concernant leurs employeurs libanais. Elles auraient été recrutées pendant leur séjour au Liban et non pas avant leur arrivée.


Trafic d'organes de réfugiés
Des organisations non gouvernementales actives auprès des réfugiés syriens ont alerté les services de sécurité compétents sur des rumeurs de trafic d'organes parmi la population déplacée au Liban. Une enquête préliminaire a permis de dévoiler un réseau chargé de recruter des réfugiés syriens souhaitant faire don d'un organe en contrepartie d'une somme d'argent. Le rein est ainsi «vendu» à 5 000 dollars et le coeur (prélevé sur des personnes décédées) à 10 000 dollars. Les «clients» sont, essentiellement, de richissimes ressortissants de pays de Golfe et de Jordanie. Aucune arrestation n'a été opérée dans le cadre de cette enquête.


2 000 gardes du corps et chauffeurs
Plus de 2 000 agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) et de la Sûreté de l'Etat sont affectés au service de politiciens et autres personnalités publiques au Liban, selon des informations concordantes. Ces militaires, chargées de la protection, deviennent souvent des chauffeurs.  Près de 1 020 agents et 15 officiers des FSI, disposant de 80 véhicules de service, sont chargés de la protection de 75 personnalités. Le coût de cette opération, qui dure depuis des années, s'élèverait à 40 millions de dollars par an. Un millier de membres de la Sûreté de l'Etat accomplissent les mêmes missions. Le nombre d'agents affectés varie de 4 pour Mohammad Safadi à 130 pour Samir Geagea. 150 agents et soldats sont par ailleurs chargés de la protection des six magistrats libanais siègeant au TSL.


Israël Bunkérise sa frontière
Tsahal effectue depuis des semaines de gros travaux de fortification à la frontière avec le Liban. Dernier chantier en date, l'élevation d'un remblai de terre de 4 mètres de hauteur au pied d'une profonde tranchée, près de la clôture frontalière dans la partie libanaise du village occupé de Ghajar. Des murs de béton et des remblais ont également été édifiés en différents points de la frontière, si bien que la région ressemble désormais à un bunker. Ces travaux viseraient, selon un expert militaire, à entraver une éventuelle offensive du Hezbollah en direction de la Galilée en cas de guerre, comme l'avait laissé entendre le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.   

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Éditorial
Cette mafia qui pille l’Etat

Une association secrète de malfaiteurs» ou un «groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts, par toutes sortes de moyens». Ces deux définitions du mot mafia dans le dictionnaire Larousse en ligne illustrent parfaitement le système en place au Liban. Depuis l’indépendance, et bien avant, cette structure n’a pas évolué, seuls les noms de ses opérateurs ont changé.Cette mafia transcende les communautés religieuses et les partis politiques. Elle est implantée partout où sa présence est nécessaire pour couvrir et protéger ses activités douteuses et illégales. Organisée comme une véritable structure criminelle, elle est composée de «consigliere», de «capos» et de soldats, dirigés par des parrains installés directement ou par proxys aux commandes de l’Etat. Parfois, des disputes entre chefs sur la répartition du butin ou le partage des zones d’influence dégénèrent en conflits violents. Lorsque l’un des parrains estime que ses intérêts ne sont pas pris en compte par ses collègues, il menace d’une guerre totale entre les grandes familles, qui prend alors la forme de guerre civile.Cette mafia étend ses réseaux tentaculaires partout où il est possible de réaliser des profits rapides et illégaux. Aucun secteur ne lui échappe. Elle est très influente dans les ports et à l’aéroport, où ses activités feraient perdre à l’Etat, en manque à gagner, des sommes colossales en raison des droits de douanes qui ne seraient pas perçus conformément aux lois. C’est en quelque sorte de la contrebande institutionnalisée, qui permet d’introduire au Liban toutes sortes de marchandises, favorisant des «commerçants» privilégiés, qui pourront casser les prix, à partir du moment qu’ils ne paient pas de droits de douanes ou la TVA.Les grandes familles de la mafia ont instauré un système quasi-monopolistique dans plusieurs secteurs. Elles sont présentes dans l’importation et la distribution des hydrocarbures, de certains produits alimentaires, de produits pharmaceutiques… Elle prélève sa part des profits générés par les générateurs de quartier, qui rapporteraient près d’un milliard de dollars par an, et par les distributeurs de bouquets de chaînes satellitaires, estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.Cette mafia, qui dispose de partis-écrans et d’associations de bienfaisance, entretient une clientèle nourrie avec les miettes de l’argent pillé, qui finit dans les poches des parrains, au lieu d’être déposées dans les caisses de l’Etat.La volonté de réforme, qui consiste à transformer la caricature d’Etat en institutions authentiques, existe. Mais elle s’est toujours heurtée aux forces réactionnaires derrière lesquelles se cache la mafia. Pour la vaincre, il faut affaiblir son pouvoir économique, assécher ses sources de financement, qui lui permettent d’entretenir sa vaste clientèle. Il faut opter pour une approche graduelle, procéder secteur par secteur, en jouant les familles les unes contre les autres, et en offrant à celles qui le souhaitent, la possibilité de se repentir.


 Paul Khalifeh
   
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