Confidences sécurité
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

Confidences sécurité

 
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    Moustapha Houjeiry La filière pakistanaise L'interrogatoire du prédicateur extrémiste Moustapha Houjeiry par les services de renseignements a permis de dévoiler ce que les enquêteurs appellent désormais la «filière pakistanaise». Le cheikh originaire...
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Moustapha Houjeiry
La filière pakistanaise

L'interrogatoire du prédicateur extrémiste Moustapha Houjeiry par les services de renseignements a permis de dévoiler ce que les enquêteurs appellent désormais la «filière pakistanaise». Le cheikh originaire de Ersal, appréhendé le 14 novembre pour ses liens présumés avec les groupes terroristes takfiristes, a raconté aux enquêteurs qu'il avait suivi des études religieuses à al-Azhar, au Caire, avant de se rendre au Pakistan. Là-bas, il a passé trois ans à l'université al-Sattariya, qui a vu défiler sur ses bancs un grand nombre de figures de l'islam radical sunnite. Cette information a permis aux services de sécurité d'établir des fiches sur de nombreux libanais qui sont passés par cette institution, pour mieux les surveiller dans le cadre de la politique de lutte préventive contre le terrorisme.

Ibrahim rencontre Emié à Paris
Dépêché à Paris par le président Michel Aoun lors de la crise provoquée par la démission surprise de Saad Hariri, le 4 novembre, le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, y a rencontré longuement le directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Emié.  L'entretien a porté sur l'affaire Hariri, mais M. Ibrahim et l'ancien ambassadeur de France au Liban ont convenu, par la même occasion, de maintenir des contacts étroits, notamment au niveau de la lutte contre le terrorisme.

Joussié repasse sous contrôle étatique
La réouverture officielle du passage frontalier de Joussié, entre le Liban et la Syrie, début décembre, devrait faciliter le retour d'un grand nombre de réfugiés syriens originaires de la province de Homs. Ce passage était sous le contrôle direct du Hezbollah, qui s'en est emparé au printemps 2015 dans le sillage de la bataille de Qoussair, première grande défaite des groupes armés dans la guerre syrienne. Cette région stratégique constitue un carrefour reliant le centre de la Syrie et Damas la capitale à la région côtière, notamment au port de Lattaquié. Le Hezbollah a retiré toutes ses troupes et démantelé ses positions à Joussié, qui est passé sous le contrôle des forces étatiques libanaises et syriennes. Mais Qoussair reste une zone militarisée, où le Hezbollah dispose d'importantes bases.

12 000
individus de père palestinien et de mère libanaise attendent toujours la promulgation d'une loi leur octroyant la nationalité libanaise. Une étude effectuée par le Comité de dialogue libano-palestinien affirme que 4 000 Libanaises sont mariées à des Palestiniens. Cette étude, menée en collaboration avec l'Administration centrale des statistiques au Liban et le Département central des statistiques en Palestine ramène à 180 000 le nombre de réfugiés palestiniens au Liban, bien en deça du chiffre de 500 000, avancé habituellement.

La Finul observe
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), n'a changé ni ses méthodes de travail, ni le rythme de son activité au Liban-sud. Cependant, les Casques bleus observent avec attention les travaux de fortification défensifs effectués par l'armée israélienne de l'autre côté de la frontière. Du côté libanais, en revanche, la Finul assure, dans les rapports envoyés au Palais de Verre à New York, que tout est parfaitement normal.


Pas question!
Le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, oppose un fin de non recevoir à toutes les sollicitations des hommes politiques pour des faveurs au sein de la troupe, comme les mutations, les promotions ou autres privilèges. D'habitude, ce type de demandes augmente exponentiellement à l'approche des élections législatives, et les anciens commandants en chef de l'armée essayaient de satisfaire certaines demandes jugées «raisonnables». Le général Aoun, lui, ne prend même pas la peine de répondre par la négative aux sollicitations, il les ignore carrément. Son objectif  est de remettre de la discipline au sein de la troupe, après les quelques errements survenus à l'époque du général Jean Kahwaji. Il a en cela l'appui total du président de la République, Michel Aoun.

Chébaa et Arqoub
L'armée renforce ses positions L'armée libanaise a significativement renforcé ses positions à la frontière avec la Syrie au niveau des régions de Chebaa et Arqoub, à l'extrême sud-est du pays. Des unités supplémentaires ont été dépêchées et les positions militaires ont été consolidées, fin décembre, après l'intensification des combats de l'autre côté de la frontière entre l'armée syrienne et les rebelles, menés par l'ex-Front al-Nosra. Le Liban craint un afflux d'hommes armés sur son territoire avec les défaites successives des rebelles, qui ne tiennent plus que la localité de Beit-Jin et ses environs, sur le flanc septentrional du mont Hermon. Selon des sources militaires, des rebelles qui ont décliné l'offre d'évacuation présentée par l'armée syrienne, ont rejoint leurs familles réfugiées dans la localité de Chébaa et les villages du Arqoub, après avoir déposé les armes. Le Liban espère que la reprise de la région de Jabal al-Cheikh par l'armée syrienne permettra le retour d'une vingtaine de milliers de réfugiés installés à Chébaa et ses environs.


Coopération sécuritaire
Des Européens à Damas via Beyrouth Des délégations de pays  européens, comprenant des responsables sécuritaires, ont transité par Beyrouth, ces deux derniers mois, pour se rendre à Damas. C'est la première fois depuis le début du conflit syrien, il y a sept ans, qu'une activité sécuritaire aussi dense est signalé sur cet axe. Des sources informées affirment que pas moins de cinq pays européens ont dépêché de hauts responsables de leurs services de sécurité à Damas pour examiner les moyens de rétablir un minimum de coopération, surtout dans le domaine de la traque des jihadistes européens. L'armée syrienne détiendrait un certain nombre de jihadistes, capturés lors des batailles de Deir Ezzor, al-Mayadeen et Boukamal.


Des dépôts d'armes prêts à servir
Plus de quatre mois après la fin de la bataille de l'Anti-Liban et la libération de cette région des combattants de Daech et de l'ex-Front al-Nosra, l'armée libanaise continue de découvrir, assez régulièrement, des dépôts contenant des armes, des munitions et des explosifs. Les artificiers de l'armée ont noté que certaines caches d'armes avaient été aménagées de manière à pouvoir servir de nouveau, dans le sens où le matériel militaire était soigneusement emballé. Pour les services de sécurité, c'est une preuve que les extrémistes ont laissé derrière eux, au Liban, des cellules dormantes (notamment auprès des réfugiés syriens), qui peuvent puiser dans ces dépôts pour commettre des attentats.


L'affaire Ziad Itani et la cyberguerre
Une source judiciaire proche des services de sécurité a révélé à Magazine que l'arrestation du comédien Ziad Itani pour collaboration présumée avec Israël est la conséquence de la cyberguerre que se livrent l'Etat hébreu et la République islamique d'Iran. Cette source croit savoir que des hackers iraniens ont réussi à s'emparer, en septembre ou octobre derniers, de données sensibles appartenant à des services de sécurité et des ministères israéliens. Une partie des informations récoltées aurait été transmise aux services de sécurité libanais concernés, qui les a décortiquée et analysée. Cela leur a permis d'identifier Ziad Itani, qui a été arrêté en novembre après une étroite surveillance. Le dramaturge a reconnu devant les enquêteurs les faits qui lui sont attribués, affirmant avoir été recruté sur Facebook par une Suédoise, qui était en réalité un agent du Mossad.


La visite de trop de Qais AL-Khazaali
La vidéo qui a tourné en boucle la première moitié de décembre sur les réseaux sociaux, montrant le chef chiite irakien Qais al-Khazaali en «visite guidée» à la frontière libano-israélienne, a fortement embarrassé les autorités libanaises. La vidéo a été diffusée trois jours à peine après l'annonce par le Liban de son attachement à la politique de distanciation des conflits arabes. L'embarras était tellement grand que le Premier ministre Saad Hariri s'est senti obligé de préciser que la visite a eu lieu le 3 décembre, soit quelques jours avant le communiqué du gouvernement annonçant le respect de la politique de distanciation. Mais des sources informées assurent que Qais al-Khazaali est un habitué du Liban. Il aurait visité à plusieurs reprises, à l'invitation du Hezbollah, le Liban-sud et le front du Qalamoun, au plus fort de la bataille contre les groupes extrémistes.

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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7,9 milliards $. Les besoins des finances en 2018
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