Confidences sécurité
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Nº 3099 du vendredi 1er mars 2019

Confidences sécurité

 
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    Migrants clandestins Un passeur tué par l'armée L'armée libanaise a intensifié la lutte contre les passeurs de migrants clandestins qui s'activent depuis des mois entre le Liban et Chypre. Le 11 février...
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Migrants clandestins
Un passeur tué par l'armée

L'armée libanaise a intensifié la lutte contre les passeurs de migrants clandestins qui s'activent depuis des mois entre le Liban et Chypre. Le 11 février dernier, une patrouille des SR militaires a eu un accrochage avec un gang de passeurs dans la région de Abdé, au nord de Tripoli. Un des passeurs, Moustapha Klassina, a été tué et une autre personne, Bachar el-Kheir, a été blessée. Le gang était accompagné de dix-huit Syriens et de deux Libanais, qu'ils se proposaient de faire entrer illégalement à Chypre par la mer. Lors d'une perquisition survenue le lendemain, neuf autres Syriens, qui devaient emprunter la même embarcation, ont été arrêtés. Dans son édition de novembre 2018, Magazine avait publié une brève intitulée: Les réseaux de passeurs clandestins s'activent. Le voyage illégal vers Chypre coûterait 1 800 dollars par personne. A la demande de plusieurs pays européens, les services de sécurité libanais ont intensifié, ces derniers mois, leur lutte contre les gangs de passeurs. 


Terrorisme
La lutte préventive s'intensifie

Depuis que l'ex-Front al-Nosra a pris le contrôle total de la province d'Idleb, les services de sécurité libanais ont renforcé leurs mesures dans le cadre de la stratégie de lutte préventive contre les réseaux terroristes. Une attention particulière est accordée aux camps palestiniens, à la ville de Tripoli et à d'autres régions du Liban-nord jugées sensibles. Dans ce cadre, la Sûreté de l'Etat a procédé à une descente dans le quartier de Bab el-Ramel, à Tripoli, où elle a arrêté, début février, trois suspects souspçonnés d'avoir des liens avec de groupes terroristes en Syrie. Deux ressortissants syriens, qui seraient liés à al-Nosra, ont par ailleurs été arrêtés à la même période à Nabatiyé (Liban-sud).


Le Hezbollah évacue le Qalamoun
Le Hezbollah a poursuivi ces dernières semaines un vaste mouvement de redéploiement de ses troupes en Syrie, commencé en août 2018, après la fin des grandes batailles autour de Damas et dans le sud du pays. Selon des sources informées, le Hezbollah a retiré la majeure partie de ses combattants qui étaient déployés dans la région du Qalamoun, entre le Liban et la Syrie, du côté syrien de la frontière. Certaines de ses positions ont été remises à l'armée syrienne, d'autres, jugées désormais inutiles, ont été complètement abandonnées. Cependant, le Hezbollah maintient toutes ses positions dans la région de Qoussair, limitrophe du Hermel, transformée en zone militaire. C'est l'une des rares régions que les réfugiés syriens au Liban n'ont pas encore été autorisés à regagner.

 

Réfugiés: le retour va s'accélérer
Quelque 200 000 réfugiés syriens installés au Liban bénéficieraient des démobilisations des réservistes et des amnisties pour les déserteurs décrétées par le commandement de l'armée syrienne ou par le président Bachar el-Assad ces derniers mois. La dernière décision prise par l'armée syrienne démobilise les soldats et les sous-officiers natifs de 1981 (âgés de plus de 38 ans) et annule les poursuites contre tous ceux qui n'ont pas rejoint leurs unités. Depuis l'adoption de ces mesures, le nombre de réfugiés syriens souhaitant regagner la Syrie a nettement augmenté, a révélé une source de sécurité libanaise.


Abou Malek el-Tallé capturé en Syrie
Le tristement célèbre Abou Malek el-Tallé, ancien chef du Front el-Nosra (rebaptisé depuis Hayaat Tahrir al-Cham) dans le Qalamoun, aurait été fait prisonnier par l'armée syrienne lors d'une opération spéciale au nord de la province de Hama. Ce chef jihadiste s'était rendu célèbre par l'enlèvement et la séquestration pendant des mois de treize religieuses au couvent Sainte-Thècle, à Maaloula. Il est également impliqué dans le rapt et l'exécution de plusieurs soldats libanais lors de la bataille de Ersal, en août 2014. Des familles de certains des militaires assassinés par l'ex-Front el-Nosra envisageraient de demander aux autorités libanaises et à la Syrie son extradition afin qu'il soit jugé au Liban pour les crimes qu'il a commis. Cependant, les autorités syriennes n'ont pas encore officiellement annoncé avoir capturé Abou Malek el-Tallé.  


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Éditorial
Comparer le comparable

Le retour des réfugiés syriens dans leur pays est une vraie bataille dans l’intérêt du Liban et une fausse cause pour ceux qui, au nom de diverses considérations, tentent d’en discuter les modalités et les conditions, au risque d’en entraver ou d’en retarder le processus. La balance penche résolument du côté des facteurs qui plaident pour un retour sans délai des réfugiés. L’argument qui vient le plus naturellement à l’esprit est que le cas des déplacés syriens risque de connaître le même sort que la présence palestinienne, qui dure «provisoirement» depuis 1948. Les défenseurs zélés des réfugiés affirment qu’il ne faut pas «comparer» deux situations qui ont des commencements et des cheminements différents et qui n’auront pas forcément le même dénouement. Ceux-là et celles-là semblent oublier que la comparaison a de tout temps été l’outil le plus important de l’homme, celui qui lui permet de créer des repères pour évaluer une situation présente afin d’imaginer des solutions ou une conduite à adopter. C’est la comparaison avec des situations antérieures qui permet d’établir une échelle de valeur pour en tirer une grille de lecture. L’homme «compare» tout et depuis toujours. Lorsqu’il admire une œuvre d’art, il le fait par rapport à d’autres toiles ou sculptures qu’il connaît déjà. Quand il savoure un mets, il ne peut s’empêcher de le «comparer» à d’autres cuisines. En se plongeant dans un nouveau livre, il l’évalue par rapport à une lecture précédente ou aux auteurs avec lesquels il est familier, quelle que soit l’opinion qu’il peut en avoir. Lorsqu’il dit avoir rencontré l’amour de sa vie, il le fait en fonction de toutes les relations amoureuses qu’il a pu avoir dans le passé.La comparaison est l’outil le plus légitime, le plus efficace, y compris et surtout dans le cas des réfugiés syriens. Le risque qu’ils restent au Liban est sérieux. Les études des Nations unies montrent que 35% des déplacés restent dans les pays d’accueil et que la durée moyenne d’un exil est de 17 ans. On n’oserait pas imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur la démographie, le tissu social et l’économie.Le redressement économique passe inéluctablement par le retour des réfugiés syriens chez eux. L’infrastructure du Liban, sa production d’électricité, déjà déficitaire, l’ensemble de ses services publics, son territoire exigu, sa composition démographique délicate, ne peuvent plus supporter la présence sur son sol d’une population qui représente le quart de ses habitants.Ceux qui adhèrent aux arguments de la communauté internationale pour refuser le retour des réfugiés avant une solution politique en Syrie servent, consciemment ou inconsciemment, des agendas politiques desquels le Liban n’a rien à tirer. L’objectif des puissances occidentales et de leurs alliés régionaux est de garder les 5 millions de réfugiés syriens en réserve, dans l’espoir de peser sur le résultat de l’élection présidentielle en Syrie, en 2021. Il est inadmissible de lier le sort de notre pays à ces enjeux géopolitiques qui le dépassent. La priorité, pour le Liban, est qu’ils rentrent chez eux dignement, dans les régions pacifiées. Que les Nations unies et les faux objecteurs de conscience leur fournissent l’aide sur place.


 Paul Khalifeh
   
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