Confidences sécurité
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Nº 3106 du vendredi 4 octobre 2019

Confidences sécurité

 
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Drone israélien
l'ère de la guerre électronique

Le drone israélien que le Hezbollah a saisi le 9 septembre n'a pas été abattu à l'aide d'un missile ou d'une arme à feu. Des sources informées affirment que les experts du parti ont pris le contrôle de l'appareil par des moyens électroniques et ont réussi à le poser sans qu'il ne soit endommagé alors qu'il venait de pénétrer dans l'espace aérien libanais au niveau du village de Ramié, au Liban-sud. Cette thèse est confirmée par les habitants de la région qui assurent ne pas avoir entendu des tirs ou une déflagration annonçant le départ d'un missile. La Finul non plus ne fait pas état d'un tir dans cette région à l'heure où l'incident s'est produit. Le drone de surveillance a été intercepté dès son entrée sur le territoire libanais avant qu'il ne prenne de l'altitude. Ce qui confirme les dires des Israéliens qu'il n'avait pas encore emmagasiné des données importantes.


Un lobbying pour des vols directs
L'arrestation extra-judiciaire du Libano-gabonais Hassan Jaber, le 7 septembre, à l'aéroport d'Addis-Abeba , par des agents de sécurité a fait la lumière sur l'étendue de la coopération sécuritaire entre l'Ethiopie et le Mossad israélien. Après sa libération, M. Jaber a expliqué avoir été remis à des hommes qui parlaient l'arabe avec l'accent palestinien, qui l'ont interrogé sur «la Résistance». Après cet incident, des milieux politiques libanais ont décidé de faire pression pour que la MEA programme des vols directs entre Beyrouth et certaines capitales africaines, notamment Abidjan et Kinshasa.

Baptême du feu en Syrie
Des dizaines de partisans de l'ancien ministre Wiam Wahhab auraient reçu un entraînement militaire poussé en Syrie et seraient rentrés au Liban pour reprendre une vie normale. Ces jeunes gens, membres du parti al-Tawhid de M. Wahhab, avaient été envoyés en Syrie pour «défendre les régions druzes menacés par les islamistes extrémistes», explique une source informée. Ils ont notamment fait leur baptême du feu dans la province de Soueida, au sud-est de la Syrie, et dans la localité de Hadar, à Quneitra. En Syrie, ils ont suivi un entraînement militaire donné par des instructeurs de l'armée syrienne ou du Hezbollah. Certains ont passé plusieurs mois au front, ce qui leur a permis d'acquérir une solide expérience militaire. Depuis la pacification des provinces de Deraa, Soueida et Quneitra, la présence de ces combattants n'était plus nécessaire. La plupart sont rentrés au Liban. Le parti al-Tawhid a perdu en Syrie près d'une trentaine de combattants dont une douzaine de Libanais.    

 

Portés disparus
Plus d'une trentaine de combattants du Hezbollah sont toujours portés disparus en Syrie. Ils auraient été tués dans les affrontements mais leurs dépouilles n'ont jamais été retrouvées. Le Hezbollah et les autorités syriennes multiplient les efforts, ces derniers temps, pour essayer de clore ce dossier qui pèse sur les familles des disparus. La plupart des combattants du parti auraient été tués dans la Ghouta orientale de Damas ou à l'ouest d'Alep. Des sources proches de l'opposition syrienne croient savoir que plusieurs anciens responsables de Jaych el-Islam, qui contrôlait la Ghouta, ont été transférés dans la banlieue sud de Beyrouth pour y être interrogés sur le sort des combattants du parti tués dans la Ghouta.  

Coordination
Des officiers libanais et syriens continuent de se rencontrer régulièrement dans le cadre de comités conjoints formés entre les deux pays
depuis des années. Lors de ces réunions, les discussions portent surtout sur la coordination pour la surveillance des frontières et la lutte contre la contrebande. Une source informée qualifie cependant ces réunions de «folkloriques» car une coordination sérieuse nécessite «une décision politique qui fait défaut actuellement du côté libanais».

Un lobbying pour des vols directs
L'arrestation extra-judiciaire du Libano-gabonais Hassan Jaber, le 7 septembre, à l'aéroport d'Addis-Abeba , par des agents de sécurité a fait la lumière sur l'étendue de la coopération sécuritaire entre l'Ethiopie et le Mossad israélien. Après sa libération, M. Jaber a expliqué avoir été remis à des hommes qui parlaient l'arabe avec l'accent palestinien, qui l'ont interrogé sur «la Résistance». Après cet incident, des milieux politiques libanais ont décidé de faire pression pour que la MEA programme des vols directs entre Beyrouth et certaines capitales africaines, notamment Abidjan et Kinshasa.

Des feux suspects au Liban-Sud
Le site LebanonDebate a indiqué, le 1er octobre, que le Hezbollah enquête sur la multiplication, ces derniers temps, de feux de forêts et d'incendie de vergers dans plusieurs régions du Liban-sud. Interrogée par Magazine, une source informée a confirmé que ces feux se sont déclarés dans des zones que les Israéliens avaient souhaité, à plusieurs reprises, voir déboisées, de peur qu'elles ne servent de couverture à des combattants ou d'abris à des rampes de lancement de roquettes lors d'un éventuel conflit. Pour cette source, ce n'est donc pas un hasard que les sinistres se soient déclarés précisément dans ces régions.


Le Hezbollah étend ses tentacules
Des sources concordantes affirment que le Hezbollah n'allège sa présence dans certaines régions syriennes que pour se redéployer dans d'autres. Si le parti a retiré le gros de ses troupes des fronts d'Idleb et de Hama, il a fait son apparition sous la forme d'instructeurs à l'est de l'Euphrate, dans les régions contrôlées par les milices kurdes. Ces sources affirment que des cadres du Hezbollah ont été aperçus aussi loin que la ville de Qamichli (province de Hassaké), à l'extrême nord-est de la Syrie. Ils auraient supervisé, cet été, des sessions de formation et d'entraînement d'unités recrutées auprès des tribus arabes de la vallée de l'Euphrate. Le Hezbollah maintient aussi une forte présence dans la région frontalière de Boukamal, à Deir Ezzor, dans la province de Quneitra, près du Golan occupé, et dans le Qalamoun occidental.


 


La ruée vers Qoussair va commencer
Le processus du retour des déplacés syriens de la région de Qoussair est bien plus avancé que ce que les propos du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ne laissent entendre. Le leader du parti chiite a lancé un appel, le 19 septembre, aux habitants de cette région frontalière du Liban à rentrer chez eux, leur conseillant de procéder aux mesures nécessaires auprès de la Sûreté générale libanaise après que Damas ait donné son accord. En réalité, le mécanisme du retour est prêt depuis plusieurs semaines et des contacts préliminaires ont eu lieu avec les notables syriens de ces régions pour enclencher le mouvement du retour. Ce sont quelque 120 000 personnes qui sont concernées par cette opération. Les autorités libanaises et le Hezbollah espèrent que 80% de déplacés de Qoussair et du Qalamoun occidental rentreront chez eux dans les mois à venir.

Affaire Fakhoury
La guerre des services

Pourquoi l'ancien chef de la prison de Khyam, Amer Fakhoury, a-t-il décidé de rentrer au Liban, alors qu'il s'était refait une vie aux Etats-Unis? Qui l'a convaincu qu'il ne courrait aucun risque? Qui a biffé son nom du regitre 303 des services de renseignements militaires, où sont listés les personnes considérées comme dangereuses pour la sécurité nationale? Qui a ébruité la nouvelle de son arrivée afin de faire capoter ce qui semblait être un plan bien ficelé? Toutes ces questions restent sans réponses pour le grand public mais dans les milieux politiques et sécuritaires concernés, on essaie de résoudre ce qui est appelé l'énigme Fakhoury. L'explication la plus plausible est que le «boucher de Khyam» a reçu des assurances de personnalités haut placées ce qui l'a encouragé à revenir. Des sources informées placent cette affaire dans le cadre de la guerre que se livrent les services de sécurité, qui n'ont visiblement pas les mêmes priorités.


Terrorisme
Les services redoublent de vigilance

Après plusieurs alertes, les différents services de sécurité ont redoublé de vigilance dans la lutte contre les cellules dormantes du groupe Etat islamique (EI). Ces dernières semaines, le service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) et la Sûreté générale (SG) ont arrêté plusieurs individus, libanais et syriens, qui ont reconnu avoir reçu des instructions pour perpétrer des attentats au Liban (Saïda, Tripoli et Beyrouth) pour le compte de Daech. Ces arrestations de suspects liés à l'EI sont les premières opérées depuis plusieurs mois. Leur fréquence a convaincu les services de sécurité que le groupe terroriste a placé le Liban sur sa liste des cibles prioritaires. 

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Éditorial
Tout n’est pas perdu

L’exploitation à des fins politiques des difficultés économiques et du malaise social actuels est malvenu autant que les arguments avancés par les gens au pouvoir pour se dédouaner, justifier leur incurie et leur incapacité à faire face aux défis, en se barricadant derrière l’héritage du passé. Certes, l’héritage est lourd, difficile à gérer, mais le pouvoir est continuité et les dirigeants d’aujourd’hui ne peuvent pas rejeter sur ceux d’hier la responsabilité de ce qui nous arrive.Nous payons aujourd’hui le prix des choix économiques erronés et des politiques financières impertinentes qui ont occasionné d’immenses dommages, qui, nous en sommes convaincus, ne sont pas irréparables. Ces choix se résument à la politique d’endettement justifiée au sortir de la guerre par les besoins de la reconstruction d’un pays dévasté par une folie meurtrière qui a duré 15 années. Des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour, soi-disant, financer de nouvelles infrastructures et la remise à niveau des anciennes. En réalité, une infime partie de ces fonds est allée à ce à quoi ils étaient destinés et le reste a fini dans les poches de la classe dirigeante. Combien de Premiers ministres, aux moyens modestes, ne sont-ils pas devenus des tycoons? Combien de ministres ne se sont-ils pas transformés en banquiers ou de députés en entrepreneurs et en hommes d’affaires? L’argent est allé enrichir une nouvelle classe politique de basse extraction morale, parasitaire et sans scrupules, qui a pillé le pays pendant un quart de siècle. L’endettement s’est poursuivi outrancièrement, non plus pour financer la réhabilitation de l’infrastructure, mais pour payer le service de la dette. Le pays s’est alors installé au fil des ans dans un cercle vicieux qui aurait dû le précipiter dans l’abîme depuis des années, mais la catastrophe a été évitée en raison de la conjoncture internationale, entre 2008 et 2010, qui a permis au Liban d’attirer des dizaines de milliards de dollars qui fuyaient les économies occidentales meurtries par la crise mondiale.Au lieu de mettre à profit ce sursis providentiel, la classe politique corrompue a poursuivi son pillage systématique des ressources de l’Etat, jusqu’à ce que nous arrivions au point où nous en sommes aujourd’hui.Tout n’est perdu. Mais l’heure n’est plus aux mesquineries et aux règlements de compte. Il faut repenser tout le modèle économique, jeter aux oubliettes la mentalité rentière et revenir au cycle de la production. Il faut impérativement réduire la facture des importations qui s’élève à 16 milliards de dollars par an, une somme injustifiée pour une population de 4,5 millions d’habitants. Il faut la réduire de plusieurs milliards de dollars, pour ne plus dépendre autant des humeurs du billet vert et des pressions de son géniteur. Pour cela, les Libanais ont un rôle à jouer. Ils doivent reprendre confiance dans leurs capacités à créer et à fabriquer des produits à valeur ajoutée. Ils doivent consommer libanais. C’est dans cet esprit que Magazine a consacré son dossier de couverture, ce mois-ci, à l’industrie libanaise dans toutes ses déclinaisons. En achetant libanais, nous réduisons la facture des importations et, par conséquent, le déficit de la balance des paiements. Mais pas seulement. Nous boostons la production locale, ce qui poussera les industriels à créer des emplois, et qui conduira, forcément, à la relance de la consommation. En achetant un produit libanais, chacun d’entre nous, à son niveau, contribue à l’apparition d’une dynamique vertueuse, seule capable de briser le cercle vicieux dans lequel ceux qui nous gouvernent ont plongé notre pays. ●


 Paul Khalifeh
   
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