Liban et Proche-Orient
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Nº 3086 du vendredi 2 février 2018

Liban et Proche-Orient
Mercredi, 07 Février 2018 23:26

Confidences personnalités

Aoun donne Le bon exemple
Conformément aux usages, le président Michel Aoun a voulu présenter, il y a quelques mois, sa déclaration de patrimoine au Conseil constitutionnel (CC). Il a donc fourni une procuration à sa fille Claudine pour le représenter. Mais le président du CC, Issam Sleiman, lui a dit qu'il devait recevoir la déclaration des mains propres du président, et lui a proposé de se rendre lui-même au palais de Baabda. «Je ne suis pas au-dessus de la loi», lui a répondu le président Aoun, qui a tenu à se présenter en personne au siège du Conseil constitutionnel pendant l'horaire officiel. Après le président, les autres hommes politiques ont commencé à défiler pour faire leur déclaration de patrimoine. Parmi eux a figuré le Premier ministre, Saad Hariri, qui avait boudé le CC lorsque Issam Sleiman lui avait expliqué, il y a plusieurs années, qu'il devait se présenter en personne et non pas envoyer un représentant pour accomplir cette formalité.

Hawat regrette sa démission
L'ancien président du Conseil municipal de Jbeil, Ziad Hawat, aurait exprimé devant des proches son regret d'avoir présenté sa démission, au début de l'été dernier, afin de présenter sa candidature aux élections législatives, prévues en mai prochain. La décision de M. Hawat, dont la gestion de sa ville faisait l'objet d'une appréciation positive quasi-unanime, sur les plans local, régional et international, avait surpris l'opinion publique. Certaines personnalités avaient critiqué sa précipitation, jugeant qu'il avait pris un pari risqué. Aujourd'hui, M. Hawat semble leur donner raison, surtout que l'issue de la bataille électorale est incertaine face à la liste du CPL.

Machine grippée
Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, est le principal adjoint de M. Nabih Berry. A ce titre, le président du Parlement l'a chargé, début janvier, de réunir les responsables de la machine électorale du mouvement Amal dans toutes les régions du pays pour un séminaire d'évaluation sur l'état de préparation des cadres et de la base, à quatre mois des législatives. Selon des sources bien informées, M. Khalil aurait jugé déplorables le moral, l'organisation et le niveau de préparation en vue des élections. Il aurait dressé au président Berry un rapport alarmant, affirmant en substance que le mouvement Amal, en l'état actuel, était incapable de mener dans les régions clé des batailles électorales efficaces et ne pouvait pas mobiliser sa base. M. Khalil aurait préconisé dans ses recommandations une série de mesures dont la moins radicale est le remplacement d'un grand nombre de responsables de la machine électorale.


Indésirable
Les notables de plusieurs villages à majorité sunnite de l'Iqlim el-Kharroub (Chouf) ont signifié à l'ex-ministre de l'Environnement, Wiam Wahhab, qu'il n'était pas le bienvenu et que s'il décidait de visiter malgré tout leur localité, il le faisait à ses risques et périls. Selon des sources sûres, M. Wahhab peine à trouver un colistier sunnite crédible, capable de lui apporter une plus-value.

 

Le franc-parler de Youssef Fenianos
Le ministre des Travaux publics est un homme qui ne mâche pas ses mots. Ces derniers temps, il multiplie les piques subtiles à l'adresse du Hezbollah, en affirmant, par exemple, que seul le parti possède les solutions aux multiples problèmes politiques du pays. Pourtant, M. Fenianos entretient d'anciennes et d'excellentes relations avec le Hezbollah. «Ces critiques indirectes traduisent le mécontentement de Sleiman Frangié à l'égard du parti», commente une personnalité politique. 

 

Michel Sleiman: un cheval perdant
L'ancien président de la République a vu plusieurs personnalités qui gravitaient dans son orbite s'éloigner ces dernières semaines. A l'approche des élections législatives, ces candidats potentiels ont estimé que M. Sleiman était un cheval perdant et qu'il valait mieux chercher leur fortune ailleurs. «A ce rythme, il va se retrouver quasiment seul le jour du scrutin», a commenté une mauvaise langue jbeiliote.   

Baalbek-Hermel: Voix dispersées
Baalbek-Hermel est la seule circonscription du pays où le Hezbollah a la haute main sur la composition de la liste. Dix sièges sont en jeu dans cette région: 6 chiites, 2 sunnites,1 maronite et 1 grec-catholique. Avec près de 310 000 électeurs en 2017, et une participation de 50%, comme en 2009, le coefficient électoral est estimé à 15 500. Un chiffre qui n'est pas difficile a atteindre pour que d'autres listes restent dans la course. Des sources du Hezbollah pensent que la liste du parti pourrait être percée par un ou deux candidats de listes adverses. Celles-ci sont nombreuses: les Forces libanaises et «l'opposition chiite» envisagent de conclure une alliance; l'ancien président du Parlement Hussein Husseini ou son fils, pourrait former une seconde liste; l'ex-secrétaire général du Baas, Fayez Chocor, laisse entendre qu'il serait en lice. La multiplicité des listes disperserait les voix et ferait le jeu du Hezbollah, dont les électeurs sont connus pour leur extrême discipline.   


Riachi sacrifié
Le ministre de l'Information, Melhem Riachi, est globalement respecté et apprécié pour sa simplicité et son contact avenant avec les gens. Toutefois, il ne sera probablement pas candidat des Forces libanaises (FL) dans le Metn. C'est en effet Eddy Abillama qui a les faveurs de la base FL. Et de peur que les voix du parti ne se dispersent à cause du vote préférentiel, Samir Geagea a décidé de présenter un seul candidat. S'il recueille une majorité des voix des partisans des FL, il aura ainsi plus de chance d'être élu.


Rifi vs FSI: rien ne va plus
Achraf Rifi a dirigé pendant 8 ans les Forces de sécurité intérieure (FSI) mais il semble qu'il n'y a pas laissé beaucoup d'amis. Sinon, comment expliquer la virulente polémique entre l'ex-ministre de la Justice et la direction des FSI. Celle-ci accuse le chef du cabinet de Rifi, Omar al-Bahr, d'avoir organisé une «prétendue tentative d'assassinat contre lui-même» pour se présenter en victime. Rifi, pour sa part, accuse les FSI de faire campagne pour le Courant du Futur à Tripoli.


Les choix difficiles de Joumblatt
De toutes les forces politiques présentes au Chouf et à Aley, réunies dans une seule circonscription, le Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt est celle qui possède le plus important bloc d'électeurs. Courtisé par tout le monde, le bey ne veut froisser personne, mais au final, il lui faudra choisir. La circonscription compte 5 sièges maronites, 4 druzes, deux sunnites, un grec-orthodoxe et un grec-catholique. Pour l'instant, la liste de M. Joumblatt compte son fils Taymour, Marwan Hamadé et Akram Chehayeb (druzes), Henri Hélou et Naji Boustani (maronites) et Bilal Abdallah (sunnite).  Le bey et le ministre Ayman Choucair ne sont pas candidats.

 

Jeudi, 01 Février 2018 22:40

Confidences sécurité

Attentat de Saïda
Des suspects identifiés en 72h

Il n'a fallu que 72 heures aux services de sécurité pour identifier les auteurs présumés de l'attentat qui a visé, à Saïda, le 13 janvier, un cadre militaire du Hamas chargé de la coordination avec les Territoires palestiniens, Abou Hamza Hamdan. C'est le service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) qui a mené l'enquête, avec le soutien technique des SR de l'armée libanaise. Le chef du commando qui a planifié et exécuté l'attentat, Ahmad Beytiyé, a été extradé, le 23 janvier, par la Turquie, où il avait trouvé refuge au lendemain de l'explosion d'une bombe placée dans la voiture de Hamdan. Originaire de Tripoli, Beytiyé aurait été recruté par le Mossad israélien à Amsterdam, selon des sources de sécurité. Il serait arrivé à Beyrouth le 9 janvier, pour superviser les préparatifs. Le commando compterait aussi une femme et quatre autres hommes.

El-Lino veut protéger ses arrières
L'ancien chef du Fatah à Aïn el-Héloué, le général Mahmoud Issa, plus connu sous le nom d'el-Lino, aurait sollicité une médiation pour tenter de se réconcilier avec les représentants officiels de l'organisation au Liban. Réputé proche de l'ex-homme fort du Fatah à Gaza, Mohamed Dahlan, tombé en disgrâce et qui vit entre le Caire et les Emirats, el-Lino craindrait de faire les frais d'une entente entre le Fatah, le Hamas et l'Etat libanais, selon des sources sûres.

La Sûreté de l'Etat reprend du service
Depuis la nomination du général Tony Saliba au poste de directeur de la Sûreté de l'Etat (SE), ce service s'est illustré par un regain d'activité qui a abouti à l'arrestation d'un grand nombre de personnes soupçonnées de liens avec des organisations terroristes ou d'espionage au profit d'Israël. Les hauts dirigeants politiques ont tenu à féliciter personnellement le général Saliba pour les succès enregistrés par le service qu'il dirige. La Sûreté de l'Etat avait été paralysée pendant plus de trois ans par les profondes divergences entre son ancien directeur, Georges Karaa, et son adjoint, Maher Toufeily. Les budgets alloués à la SE étaient débloqués au compte-gouttes et souvent amputés de sommes importantes. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.


1 500 est le nombre de détenus islamistes qui pourraient bénéficier d'une loi d'amnistie actuellement en gestation et qui serait votée en avril au plus tard. Cette loi prévoit les modalités d'amnistie pour quelque 5 000 Libanais réfugiés en Israël et l'annulation de 48 000 mandats de justice émis essentiellement contre des prévenus de confessions chiites, dans la Békaa. Le Premier ministre Saad Hariri a discuté du «déséquilibre» des chiffres avec le chef de l'Etat, Michel Aoun.

Retour des repentis
Les services de sécurité libanais craignent un retour massif de jihadistes libanais repentis, après la défaite de Daech en Irak et en Syrie. Les informateurs des différents services ont été invités à plus de vigilance et à accroître leur surveillance des familles des jihadistes les plus connus. Aucune statistique officielle du nombre de jihadistes libanais n'est diponible. Le chiffre varie entre 700 et 2 000, sans compter la centaine de jeunes tués au combat en Syrie et en Irak dans les rangs de Daech ou de l'ex-Front al-Nosra.


Révélations
L'ancien homme d'affaires Salah Ezzeddine, qui a fait faillite en 2009, entraînant dans sa chute des centaines de familles chiites, aurait été victime d'une unité israélienne spécialisée dans la lutte contre les «financements terroristes», appelée Harpoon. C'est ce que révèle dans un livre paru en novembre 2017 une célèbre avocate israélienne, Nitsana Darshan-Leitner, qui préside l'agence juridique Shurat Hadin. L'avocate affirme dans le livre intitulé Harpoon, que le Mossad a subtilisé, avec la complicité de son agence, des milliards de dollars des comptes de Ezzeddine,dont un milliard appartenant au Hezbollah. Selon elle, l'homme d'affaires n'a jamais pu expliquer à ses partenaires comment l'argent avait disparu.

 

 

 

Le Missile S-200
La surprise aérienne du Hezbollah

La discrète communauté des diplomates «intéressés» par les questions sécuritaires et militaires à Beyrouth bruisse de questions sur les «surprises» que réserverait le Hezbollah à Israël lors d'une éventuelle guerre. Les pronostics sont partagés entre les missiles balistiques, les missiles sol-mer de longue portée ou les unités de commandos entraînés pour les opérations offensives, en prévision d'une tentative de percée vers la Galilée, comme l'avait clairement dit le leader du parti, Hassan Nasrallah. «Ce ne sont pas de vraies surprises, a cependant commenté un fin connaisseur du Hezbollah. C'est dans les airs qu'il faut chercher», a-t-il ajouté devant ses interlocuteurs. Les questions des «diplomates» ont alors commencé à pleuvoir sur le fait de savoir si le Hezbollah disposerait dans son arsenal du fameux missile russe anti-aérien S-200, appelé par l'Otan SA-5 (Gammon), qui peut avoir une portée de 250 kilomètres. Le «fin connaisseur» s'est contenté d'un sourire évasif.

Abou Malek al-Tallé
Blessé dans les combats d'Idleb

Des sources proches du Hezbollah ont déclaré à Magazine qu'Abou Malek al-Tallé, l'ancien émir de l'ex-Front al-Nosra dans le Qalamoun et le jurd de l'Anti-Liban, a été grièvement blessé lors des combats contre l'armée syrienne et ses alliés, au sud-est de la province d'Idleb. Al-Tallé, qui avait été évacué avec plusieurs centaines de ses hommes vers la province syrienne, en août 2017, a été touché près de l'aéroport militaire d'Abou Zouhour. Ses jours ne seraient pas en danger. L'ancien émir avait perdu, il y a trois mois, l'un de ses fils dans des règlements de compte portant sur la répartition du butin amassé grâce à l'argent des rançons payées pour la libération de détenus d'al-Nosra.


Trois fronts simultanés
Des commentateurs des médias israéliens se font de plus en plus l'écho des craintes de l'establishment politico-militaire israélien d'un embrasement simultané de trois fronts, celui du Liban, celui de Syrie (le long du Golan occupé) et, enfin, celui de Gaza. Cette question aurait été débattue, début janvier, entre des membres du Conseil national de sécurité israélien et des hauts responsables militaires américains, à Washington. La chaîne de télévision à capitaux saoudiens, al-Arabia, qui rapporte la nouvelle, ajoute que le cabinet restreint israélien aurait établi des «plans détaillés» pour ce qui porte désormais en Israël le nom de la «Première guerre du Nord», contre le Liban et la Syrie.    


Le mufti sous haute protection
Les mesures de sécurité entourant le mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, ont été discrètement renforcées, selon des sources bien informées. Le dispositif sécuritaire mis en place pour assurer la protection du dignitaire religieux a été remanié et des agents supplémentaires ont été affectés. Les sources affirment que les services de sécurité ne possèdent aucun renseignement sur des menaces particulières planant autour du mufti, précisant que le nouveau dispositif s'inscrit dans le cadre de «mesures préventives dictées par l'analyse du contexte politique». Rappelons que le rôle de cheikh Deriane dans la crise liée à la démission surprise du Premier ministre, Saad Hariri, le 4 novembre, n'a pas été apprécié par les autorités saoudiennes. Le dignitaire avait positionné Dar al-Fatwa sur la même ligne que celle adoptée par la famille Hariri, menée par la député Bahia Hariri, qui a fait primer le retour du Premier ministre d'Arabie saoudite sur toute autre considération politique.


les réfugiés de Zabadani rentrent
Les autorités syriennes ont entamé, début janvier, un vaste chantier de déblaiement des décombres et de réhabilitation  de l'infrastructure dans la ville de Zabadani, située à 11 kilomètres de la frontière libanaise. Cet ancien fief rebelle a subi d'importantes destructions lors des combats, avant qu'il ne soit repris par le Hezbollah et l'armée syrienne. Quelque 1 500 familles originaires de la ville et réfugiées à l'intérieur de la Syrie n'ont pas attendu la fin des travaux pour revenir chez eux. Des sources libanaises proches de Damas assurent que des centaines d'habitants de Zabadani, installés au Liban, sont entrés en contact avec les autorités syriennes, via des notables libanais et syriens de la région frontalière, pour organiser leur retour dans leur foyer.

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Éditorial
Des chiffres introuvables

La catégorie de Libanais qui peinent à boucler leurs fins de mois grossit à vue d’œil. Sciemment ou inconsciemment, de plus en plus de familles éliminent du panier de la ménagère des produits devenus trop coûteux. Avant d’en arriver là, elles ont réduit, progressivement, leur train de vie, reportant le remplacement d’une voiture, espaçant leurs voyages, ajournant le renouvellement d’un salon ou d’un appareil électroménager. Les gens consomment moins et moins cher. Tous les mois, des familles voient leur statut socioéconomique se détériorer, passant de la classe moyenne aux couches les plus défavorisées et démunies de la société.   Les acteurs économiques et sociaux se renvoient la balle et échangent les accusations. Chacun propose des solutions partielles, à travers le seul prisme de ses intérêts étroits et sectoriels. Les syndicats réclament une augmentation du Smic, sans s’interroger sur les possibles implications d’une telle mesure sur l’ensemble de l’économie (voir page 38). Le patronat ne se soucie que de ses marges de gains et du poids des charges sociales qui pèsent sur ses comptes. Tous rejettent la faute sur l’emploi de la main-d’œuvre syrienne, qualifiée ou sans qualifications, qui envahit des pans entiers de l’économie.L’Etat, premier concerné par les grands choix stratégiques, régulateur en chef et principal catalyseur de l’activité économique, aussi bien dans les secteurs public que privé, est inscrit aux abonnés absents. Il faut dire que les dirigeants ont d’autres chats à fouetter en ce moment. A quelques mois des élections législatives, ils sont occupés à s’écharper, tantôt pour un décret de promotion d’officiers, tantôt pour des réformes de la loi électorale. Ils sont surtout motivés par l’obsession de perdre un peu de leur influence.Mais à quoi sert cette influence sinon à protéger leurs intérêts immédiats, souvent au détriment de ceux de l’Etat et du bien général? Et même si les dirigeants étaient réellement soucieux de freiner la chute vers les abysses de la pauvreté d’une grande partie de la classe moyenne, ils n’ont ni les compétences ni les outils nécessaires pour le faire. Pour arrêter des choix stratégiques et établir des plans intégrés de relance de l’économie, il faudrait disposer de données précises et de chiffres exacts. Tous les Etats qui se respectent sont capables de fournir, en temps réel, le nombre de chômeurs. Ici au Liban, le pourcentage de personnes sans emploi est une «opinion». Qui est capable de nous dire combien de Libanais sont au chômage? Hier encore, le ministre de l’Industrie, Hussein Hajj Hassan, affirmait que 30% de la population active est sans travail. Si tel est le cas, nous sommes déjà au fond de l’abysse sans le savoir.La situation n’est guère plus reluisante pour toutes les autres données et chiffres fondamentaux et indispensables pour établir des plans. Ceux dont nous disposons, concernant notamment les comptes de l’Etat, remontent à 2015.Tout compte fait, avoir des chiffres exacts c’est peut-être trop demander à un Etat qui n’a pas procédé à un recensement de la population depuis 1932.


 Paul Khalifeh
   

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