Confidences sécurité
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Nº 3095 du vendredi 2 novembre 2018

Confidences sécurité

 
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Camp de Mié-Mié
Le Désarmement est envisagé

Les combats entre le mouvement Fateh et le groupe islamiste Ansarallah dans le camp palestinien de Mié-Mié, à l'est de Saïda, ont fait 2 morts et une trentaine de blessés en deux semaines et ont paralysé la vie dans la ville et dans les villages environnants. Le déploiement de l'armée dans le quartier ouest du camp n'a pas empêché la reprise des affrontements le 25 octobre, après une accalmie de quelques jours. Ce déploiement avait été demandé par le président de la République après les appels lancés par les habitants des localités chrétiennes, situées à proximité de Mié-Mié. Pour crever définitivement l'abcès, le désarmement des groupes armés dans le camp est sérieusement envisagé et des discussions ont commencé en ce sens entre les parties libanaises et palestiniennes.

Les réseaux de passeurs s'activent
Les services de sécurité tentent de vérifier si des liens structurels existent entre les réseaux de passeurs actifs entre la Syrie et le Liban et ceux qui organisent des voyages clandestins de réfugiés syriens ou palestiniens vers l'Europe (Chypre) à partir des côtes libanaises. Ces services ont noté une recrudescence de l'activité des premiers réseaux, qui prennent 1800 dollars pour chaque individu transporté illégalement de Syrie au Liban. 

Les arbres qui font peur à Israël
Israël a de nouveau tenté, à la mi-ocotobre, d'incriminer l'Association Green Without Border, dont l'objectif est d'essayer de reboiser le Liban, notamment la partie méridionale du pays. L'Etat hébreu s'est plaint auprès de la Finul, affirmant que l'ONG servirait de façade au Hezbollah qui utilise ses activités pour installer des postes d'observation le long de la frontière. Toutefois, la Finul a démenti les accusations israéliennes et a assuré n'avoir rien trouvé d'anormal après avoir inspecté les lieux suspectés par les Israéliens. Un général libanais à la retraite a déclaré que ce n'est pas Green Without Border en soit qui mécontente Israël mais la mission que s'est assignée l'ONG. «Le reboisement du Liban-Sud gêne énormément l'armée israélienne, affirme cet officier qui a servi au Liban-Sud. La présence de bois constitue un obstacle naturel qui entrave la progression des blindés et masque la vue aux soldats. De plus, les petites forêts aident les combattants à se soustraire à la surveillance des drones. Israël veut donc abattre ces bois», conclut-il.

 

Vacance militaire
responsables militaires du Hezbollah ont été tués dans le désert de Palmyre, en Syrie, le 22 octobre. Il s'agit des premiers morts déplorés par le parti depuis le début du mois d'août. La baisse de l'intensité des combats a réduit les pertes dans les rangs du Hezbollah, qui aurait perdu, selon des sources informées, plus de 2 000 combattants depuis le début de son engagement dans ce pays au printemps 2013. Cinq mille autres combattants ont été blessés.    

Pas de pressions
Le poste de chef d'état-major de l'armée libanaise est vacant depuis le 16 octobre après que le général Hatem Malak ait fait prévaloir ses droits à la retraite. En attendant que sont remplaçant soit choisi par le nouveau gouvernement (car une telle nomination ne peut être effectuée par un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes), c'est le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, qui a hérité des prérogatives du chef d'état-major. Rappelons que ce poste est historiquement occupé par un officier druze.

 

 

 

Hezbollah
Deux hauts responsables écartés

Le chef de la Section de liaison et de coordination du Hezbollah, hajj Wafic Safa, qui a disparu des écrans radars depuis des semaines, aurait été écarté, et ses tâches confiées, provisoirement, à Hussein Khalil, conseiller politique du secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah. Les sources bien informées qui ont révélé l'information à Magazine ne sont pas en mesure d'expliquer les raisons de ce changement survenu dans le courant de l'été. La même source ajoute qu'un autre haut responsable du parti, dénommé Sajed, chef des Brigades de la résistance libanaise (une structure militaire rattachée au Hezbollah mais regroupant des Libanais des différentes communautés religieuses), a également été remplacé. La gestion des Brigades a été confiée à titre provisoire à un autre commandant militaire, secondé par Hussein Khalil. Le remplacement de Sajed serait dû à des raisons disciplinaires liée à sa vie conjugale, croient savoir les mêmes sources.


 

Contrefaçon de monnaie
Des questions surprenantes

Des responsables de services de securité libanais ont été étonnés du fait que des homologues de pays occidentaux leur aient posé,  presque au même moment, des questions sur l'activité de la falsification de monnaie au Liban. Les demandes d'informations à ce sujet avaient l'air d'autant plus incongrues qu'Interpol et les services de sécurité des pays concernés par la situation au Liban savent pertinemment que le pays du cèdre n'est ni un «producteur» ni une plaque-tournante pour la contrefaçon de monnaie. Ces questions ont mis la puce à l'oreille des responsables de la sécurité qui se demandent si cela n'est pas le prélude à l'ouverture d'un nouveau chapitre dans la criminalisation du Hezbollah. 

 

Le Liban sous la protection des S 300?
Le président de la République, Michel Aoun, a exprimé sa colère devant des visiteurs contre la poursuite des violations de l'espace aérien libanais par des avions israéliens. Les appareils frappés de l'Etoile de David empruntent la plupart du temps des "corridors libanais" lorsqu'ils mènent des raids en Syrie. Souvent, ils tirent leurs missiles à partir du ciel libanais pour éviter de s'aventurer en Syrie, où la défense anti-aérienne de l'armée syrienne devient de plus en plus dangereuse. Le président Aoun a dit sur un ton agacé que si les pays occidentaux ne parvenaient pas à convaincre Israël de cesser ses violations, le Liban pourrait demander à la Russie de l'inclure dans la zone protégée par les S-300.       

La mystérieuse unité israélienne 3060
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié, début octobre, un article, confirmant indirectement la brève parue en page 8 dans l'édition de Magazine de ce même mois sous le titre  Recrutement. L'information  en question faisait état d'un regain d'activité des services de renseignements israéliens pour recruter via les réseaux sociaux de jeunes Libanais dans la vingtaine, afin qu'ils collectent des données utiles. Le journal a révélé l'existence d'un organisme spécialisé dans l'espionnage sur les réseaux sociaux, appelé  l'unité 3060. Rattachée aux renseignements militaires Aman, cette unité a été créée il y a près de quatre ans. Elle est chargée de surveiller les contenus publiés par les internautes sur les réseaux sociaux dans les pays arabes et musulmans, notamment le Liban, l'Iran, la Syrie et l'Irak. Sa deuxième tâche consiste à recruter de futurs collaborateurs.

 


Des "Boat people" du Liban à Chypre
Deux incidents survenus en septembre et en octobre confirment l'information publiée en octobre dans  Magazine en page 8 sur  les réseaux de passeurs de migrants clandestins qui s'activent de plus en plus à partir des côtes libanaises pour transporter des déplacés syriens ou des réfugiés palestiniens vers Chypre.  Le 23 septembre, la marine libanaise a repêché le corps d'un enfant et retrouvé deux autres ressortissants syriens morts d'étouffement sur une embarcation de fortune au large du Akkar. Le 11 octobre, des bâtiments relevant de la Finul maritime ont intercepté «au nord-ouest de Beyrouth» une embarcation avec 32 personnes à bord. Selon nos informations, près de 50 migrants tentent tous les jours de prendre la mer en payant aux passeurs 8 000 dollars par individu. 


 

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Éditorial
Le réflexe de Samson

La guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase. C’est l’impression qu’ont eue des diplomates européens et des hommes politiques libanais après avoir rencontré des responsables américains ces dernières semaines. Washington durcit progressivement les sanctions contre le Hezbollah dans le but de «l’affamer». Le président Donald Trump a signé, jeudi 25 octobre, un projet de loi élargissant la liste des personnes pouvant être sanctionnées pour avoir fait affaire avec le parti chiite. «Nous allons cibler, déstabiliser et démanteler leurs réseaux opérationnels et financiers, qui étaient nombreux, et qui le sont beaucoup moins maintenant», a-t-il déclaré. Quelques jours plus tôt, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, avait désigné le Hezbollah comme étant une «organisation transnationale criminelle contre laquelle les Etats-Unis vont mener des enquêtes approfondies et engager des poursuites». «Une équipe spéciale de procureurs expérimentés dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent va enquêter sur des individus et réseaux soutenant le Hezbollah», a affirmé Jeff Sessions. Le durcissement des sanctions américaines n’est pas une surprise. Dans une interview publiée par le quotidien israélien The Jerusalem Post à la mi-août, un ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, avait reconnu qu’il n’était plus possible de vaincre militairement le Hezbollah mais qu’il fallait imposer des sanctions au Liban pour en venir à bout. Cette nouvelle stratégie mise au point entre Washington et ses proches alliés n’a pas échappé au commandement du parti, qui les prend très au sérieux. «Le Hezbollah fait l’objet de pressions, a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah dans un de ses discours de Achoura. C’est plutôt une menace psychologique qu’une véritable menace. Ceux qui conspirent contre notre région, comme Israël, les Etats-Unis et leurs alliés, ne reconnaîtront pas notre victoire. Ils ont échoué dans la guerre militaire contre nous, alors ils essaient de nous frapper de l’intérieur».   Le Hezbollah pense que le véritable objectif des mesures américaines est de l’isoler sur le plan interne en le coupant de sa base populaire et de ses soutiens au sein des autres communautés. C’est ce qui expliquerait le fait que les sanctions pourraient être progressivement élargies pour englober des noms et des entités qui ne sont pas forcément liés au parti mais qui appartiennent à des alliés de différentes communautés. Des sources informées affirment, qu’à terme, entre 300 et 1 000 noms seraient inscrits sur les listes américaines. Si elle est prise, une telle mesure risquerait d’avoir de sérieuses répercussions sur l’économie. C’est cela qui a inquiété les diplomates européens et les hommes politiques libanais, qui ont senti que Washington ne se souciait plus de la stabilité du Liban et avait développé un réflexe de Samson, qui a détruit le temple sur sa tête et sur celles de ses ennemis philistins. Le Hezbollah ne reste pas les bras croisés face à ce changement de tactique. Il a lui aussi entamé une nouvelle étape de son parcours politique. La première étape, en 1992, a été son entrée sur la scène politique libanaise avec sa participation aux élections législatives. La deuxième, en 2005, a marqué sa participation au pouvoir exécutif, avec, pour la première fois, des ministres nommés au gouvernement. En 2018, le Hezbollah entame la troisième étape: la conquête de l’administration publique.


 Paul Khalifeh
   
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