L’agoraphobie affecte la vie quotidienne
Logo

Nº 3101 du vendredi 3 mai 2019

L’agoraphobie affecte la vie quotidienne

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    L’agoraphobie affecte la vie quotidienne
    L'agoraphobie provient de deux termes grecs, phobos qui qualifie la peur et agora qui désigne un lieu de rassemblement ou une place publique. Dans le milieu médical, notamment en psychiatrie...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

L'agoraphobie provient de deux termes grecs, phobos qui qualifie la peur et agora qui désigne un lieu de rassemblement ou une place publique. Dans le milieu médical, notamment en psychiatrie et en psychologie, l’agoraphobie est un trouble anxieux qui implique une peur soutenue des lieux publics ou des situations où la victime se sent mal à l’aise. Cette peur excessive ou irraisonnée, sans danger apparent, peut affecter la vie quotidienne avec la manifestation de plusieurs symptômes.
L’agoraphobe évite, ainsi, ces lieux et endroits susceptibles de l’amener à paniquer, à se sentir piégé. Il s’agit notamment des magasins, des salles de cinéma, des salles de spectacle, des espaces en hauteur ou surchauffés, des ascenseurs. Il a peur d’être sur un pont, dans une file d’attente. Les étendues désertes, l’autoroute, les passerelles, le tunnel, les espaces bruyants, mal aérés, souterrains, sont d’autres endroits redoutés par l’agoraphobe. Il éprouve la peur de certaines situations comme le fait de rester seul dans le noir ou de nager dans une eau profonde.
La peur de s’éloigner de chez lui ou de marcher seul dans la rue l’envahit. Il peut rester confiné dans sa maison pendant un long moment, en adoptant, par ailleurs, des comportements d’évitement ou en sollicitant l’aide d’une personne pour l’accompagner dans ses déplacements loin de la maison. Il éprouve, alors, le besoin ou la nécessité d’être accompagné. Il va exprimer, ainsi, une dépendance excessive à l’égard des autres.
En plus de ces manifestations, l’agoraphobe peut éprouver d’autres symptômes, à savoir une accélération du rythme cardiaque, des sensations de malaise, des nausées, des palpitations, des douleurs thoraciques ou abdominales, une respiration rapide, des frissons, des bouffées de chaleur, des impressions d’étouffement et surtout des réactions dermatologiques imprévues.
Le risque de développer l’agoraphobie est accru chez les sujets confrontés à des facteurs psychologiques comme les expériences traumatisantes arrivées au cours de l’enfance avec notamment les abus sexuels ou le décès d’un parent. Le fait de vivre des événements stressants (deuil, divorce, licenciement) ou de subir un stress chronique installé au cours de l’enfance, peut jouer un rôle majeur dans le développement de l’agoraphobie.
Cette peur intense des lieux ou des situations peut apparaître après la survenue de plusieurs attaques de panique, caractérisées par une terreur associée à des symptômes physiques (palpitation, essoufflements, étourdissements).
L’absorption chronique de certains médicaments (tranquillisants, somnifères), le tabagisme, la toxicomanie et l’alcoolisme, peuvent être liés à l’apparition de l’agoraphobie. Un traitement approprié avec des options médicales, psychologiques et éducatives peut grandement aider les agoraphobes.
Le traitement implique une approche psychothérapeutique et médicale. La thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie d’exposition sont des traitements psychothérapeutiques couramment utilisés.
La première vise à aider le sujet afin qu’il puisse identifier les pensées ou les attitudes susceptibles de le rendre anxieux, en vue de l’aider à changer sa façon de penser et à modifier son comportement à l’égard des situations ou lieux redoutés.
La seconde, la thérapie d’exposition, consiste à encourager l’agoraphobe pour qu’il fasse mentalement (exposition cognitive), puis progressivement physiquement (exposition comportementale) face aux situations phobogènes au lieu de les éviter. Des médicaments peuvent être prescrits. Les antidépresseurs, couramment destinés au traitement de la dépression, peuvent réduire les symptômes liés à l’agoraphobie.
Il y enfin les thérapies de groupes avec les proches et avec un groupe anonyme.

 

Dr Pierre Chlela
PhD en psychopédagogie

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Un budget en deçà des ambitions

Le projet de budget 2019 proposé par le ministre Ali Hassan Khalil prévoit une réduction du déficit à travers une compression des dépenses de l’Etat. Toutefois, les mesures envisagées semblent plus motivées par le souci de répondre aux attentes de la communauté internationale afin de débloquer les fonds de la conférence Paris IV que par une réelle volonté d’assainir sérieusement les finances publiques et de jeter les bases d’une réforme sur le long terme. Le texte initial examiné par le Conseil des ministres mardi, et qui sera revu à maintes reprises avant d’être voté par le Parlement, prévoit des dépenses de 26 031 milliards de livres et des recettes de 18 256 milliards, soit un déficit de 5 352 milliards de livres, ou 3,55 milliards de dollars. Conformément à ces chiffres, le déficit s’élèverait à 5,95% du Produit intérieur brut (PIB). Mais c’est sans compter les avances octroyées à l’Electricité du Liban (EDL) pour acheter le fuel, qui seraient de 1,13 milliard de dollars, ce qui signifie que le déficit réel avoisinerait les 8% du PIB. Cette tentative d’enjoliver les chiffres prouve que les préposés à la gestion des deniers publics n’ont pas rompu avec cette fâcheuse manie d’user de mesures cosmétiques pour maquiller la réalité. Mais ce n’est pas la seule tare du projet. Une première lecture montre que les autorités financières tablent plus sur une réduction des dépenses que sur une amélioration des recettes. La tentative de revoir à la baisse les gros budgets et de combattre le gaspillage est certes louable, elle semble cependant sinon arbitraire du moins sélective. Sur les 500 milliards de livres d’économies faites sur les fonds alloués à certains ministères et administrations, la moitié (252 milliards de L.L.) est supportée par le ministère de la Défense, qui voit son budget passer de 3 199 milliards à 2 946 milliards de livres. Le ministère de l’Intérieur, lui, est amputé de seulement 17 milliards de livres (1 652 au lieu de 1 670 milliards); celui du Travail de 24 milliards (365 au lieu de 389 milliards); les Travaux publics perdent 73,6 milliards (368 au lieu de 441 milliards) etc.D’autres ministères voient leurs budgets augmenter, comme celui de l’Energie et de l’Eau, qui passe de 328 milliards à 400 milliards de L.L.; celui des Affaires sociales s’élève à 340 milliards au lieu de 228 milliards. Le plus frappant est l’augmentation du budget de la présidence du Conseil (qui passe de 1 523 à 1 592 milliards de L.L.), alors que les fonds alloués à la présidence de la République et au Parlement baissent respectivement de 2,1 milliards et 5,6 milliards de livres. Cela montre que la «mentalité» des préposés à la gestion des finances publiques n’a pas changé sinon comment expliquer le fait que le Grand Sérail continue de gérer une multitude de caisses et de fonds pour lesquels sont alloués plus d’un milliard de dollars, sans véritable audit et sans qu’aucune coupe ne soit opérée dans ces généreux budgets.La principale augmentation des recettes proviendrait de la hausse de l’impôt sur les dépôts bancaires qui passerait de 7 à 10%, et qui drainerait plus de 900 milliards de livres. Sinon, il y a peu de mesures pour pénaliser ceux qui ont fait des centaines de millions de dollars dans l’illégalité, comme les empiètements sur le domaine public maritime: les exemptions douanières qui permettent aux institutions religieuses d’user et d’abuser de leurs privilèges en important des produits pour le compte de commerçants, qui le revendent sur le marché en faisant du dumping des prix etc…Et évidemment, il n’est nulle part question de récupérer ne serait-ce qu’une infime partie des milliards de dollars détournés ou volés par les pontes du système.  


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un baptême
L’Eglise «vit», en grande partie, grâce aux quêtes dominicales et aux donations. Il n’existe pas de tarification officielle pour l’organisation d’un baptême. Toutefois, certains frais peuvent être estimés. «Le baptême…

Bannière
Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved