3 questions à Hanna Gharib
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Nº 3052 du vendredi 6 mai 2016

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    Votre élection à la tête du Parti communiste libanais (PCL) a coïncidé avec un événement qu’il célèbre chaque année: la fête du travail. Quels sont les grands titres de la...
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Votre élection à la tête du Parti communiste libanais (PCL) a coïncidé avec un événement qu’il célèbre chaque année: la fête du travail. Quels sont les grands titres de la manifestation cette année?
La manifestation donne l’espoir d’un avenir meilleur pour tous les travailleurs. Que les affaires économiques et sociales, ainsi que les revendications des différentes classes sociales sont toujours défendues et doivent faire l’objet de toute discussion à tous les niveaux politiques ou autres. Le peuple entendra au moins quelqu’un évoquer ses souffrances et ses droits. Le mouvement syndical unifie les gens, c’est une sorte d’union nationale.

Est-ce là les grands titres de votre plan de travail à la tête du PCL?
C’est une grande partie du plan pour lequel nous travaillons dans le cadre de notre ultime objectif, l’édification d’un Etat civil, démocratique, résistant contre Israël et le terrorisme, libre de ses décisions tant politiques qu’économiques. Un Etat qui se préoccupe de ses citoyens à tous les niveaux, un Etat pour le peuple libanais, non qui nous conduit de guerre en guerre.

Les mouvements civils de ces derniers mois ont-ils essayé d’ajuster le tir? Et quelles sont vos ambitions futures?
C’est un début. Ces mouvements ont donné une force morale au peuple pour continuer sur cette lancée. Le pouvoir ne s’unit que pour défendre ses propres intérêts. Nous devons unifier nos efforts en tant que mouvements civils. Que nous manque-t-il pour le faire? Il le faut pour progresser et réaliser nos rêves d’un Etat meilleur.

Arlette Kassas

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Éditorial
Les anomalies d’une nation décapitée

La présidentielle est rangée dans les tiroirs place de l’Etoile, ou carrément mise au rancart, en attendant que les principaux ténors, dont on attend le feu vert, aient pris conscience du danger réel que court le pays: citoyens, entreprises, économie, autonomie… Chacun va d’un projet, taillé à sa mesure, allant jusqu’à contrevenir à la Constitution par des propositions anticonstitutionnelles, dépassant toute logique; à titre d’exemple celle d’un président de la République élu pour un mandat de deux ans. La nation poursuit son cours vers la dérive que rien n’arrête. Le peuple reste impuissant, malgré ses tentatives d’envahir les rues en signe de protestation. Mais ne suivra-t-il pas, encore une fois, ceux qui le mènent au désastre depuis des décennies.Les gens du «pouvoir» ont trouvé la parade en organisant tant bien que mal des municipales, toujours problématiques, à quelques jours de leur déroulement. Les appels pressants des candidats aux électeurs des municipales seront-ils entendus? Se heurteront-ils à des oreilles assourdies par de vaines promesses? Les citoyens éclairés se laisseront-ils une fois de plus berner, convaincus à juste titre de remplir leur devoir national? La baguette magique peut-elle opérer quand elle est manipulée par les mêmes «chorégraphes sur une même musique»?Quant à l’élection parlementaire, dont le sujet revient sur le tapis par à-coups, elle est, de toute évidence, renvoyée aux calendes grecques. Il serait inimaginable et un rêve trop beau de croire que le paysage sous la coupole puisse changer. Qu’une nouvelle génération prenne la relève dans un Parlement, dont les membres, confortablement installés dans leurs privilèges, ne se réunissent que pour voter la majoration de leurs émoluments, encaisser leurs chèques ou reconduire leurs mandats.Nos députés sont incapables ou ont-ils des raisons cachées de ne pas voter un budget depuis 2005? Pourront-ils encore le faire avant la fin de cette décennie? Où sont nos économistes chevronnés, professeurs des grandes universités nationales et d’ailleurs? Ne sont-ils pas écoutés ou ne veut-on pas les entendre? Alors que l’Arabie saoudite présente déjà son budget de 2030 en prévision d’un avenir improbable du pétrole, nos caisses résonnent dans le vide et l’Etat plonge dans la détresse de la faillite.Contrairement au proverbe qui veut qu’un problème en chasse un autre, au Liban ils s’accumulent et ne sont pas résolus. Ainsi, les déchets reviennent au galop, toujours sans aucune solution de longue haleine, mais on n’en parle plus ou presque. L’impression qui prédomine est que les Libanais s’y sont habitués ou désespèrent de les voir disparaître.Comble d’ironie, même si celle-ci paraît cynique, il est demandé aux Libanais de fournir l’électricité et l’eau aux réfugiés syriens, sous leurs tentes, alors qu’elles leur sont rationnées ou qu’ils en sont privés; depuis des années, ils paient le prix fort d’une double électricité et d’une eau desservie dans des citernes dont on ignore l’origine. Il est vrai que la situation de ces réfugiés n’est pas enviable, mais les pays riches se font forts de prendre des mesures drastiques pour empêcher ces caravanes de migrants de franchir leurs frontières. Le président français a fait l’ultime geste de générosité en invitant deux familles à rejoindre la France. Ne nous est-il pas permis de protester contre une situation aussi grotesque et minable?A l’occasion de cette semaine, marquée par la deuxième résurrection du Seigneur célébrée par la communauté grecque-orthodoxe, on ne peut que déplorer les divergences entre les Eglises chrétiennes qui, hélas, peinent à s’unir autour d’une même liturgie.Enfin, et cela n’est pas le moindre problème qui resurgit à chaque occasion: les rixes qui opposent des jeunes au nom de leurs héros respectifs. C’est ainsi qu’hélas, les étudiants de l’AUB, membres du Parti syrien national social, se sont confrontés à leurs compagnons de cours du parti Kataëb en raison des insultes que les premiers ont proférées contre le président martyr Bachir Gemayel dont le souvenir est toujours dans la mémoire de tous les Libanais.A ce sombre tableau on pourrait ajouter d’autres sinistres titres, mais on n’en finirait plus. Le seul espoir est qu’un messie tombe d’on ne sait quelle planète pour sauver un pays dont l’Histoire et la civilisation remontent si loin dans le temps.


 Mouna Béchara
   

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