Damon Shadid. Son rêve, devenir juge à Seattle
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Nº 2942 du vendredi 28 mars 2014

Damon Shadid. Son rêve, devenir juge à Seattle

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    Damon Shadid. Son rêve, devenir juge à Seattle
    Une famille qui marque la scène politique et médiatique américaine: les Shadid. On connaissait le journaliste Anthony, décédé en 2012 en Syrie, alors qu’il couvrait les événements qui s’y déroulaient....
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Une famille qui marque la scène politique et médiatique américaine: les Shadid. On connaissait le journaliste Anthony, décédé en 2012 en Syrie, alors qu’il couvrait les événements qui s’y déroulaient. C’est son frère Damon qui prend le relais au-devant de la scène à Seattle. Avocat et activiste, il devient le premier juge arabo-américain représentant la ville devant la Cour municipale.
 

La ressemblance physique entre les deux frères est frappante. Il est facile de se rendre compte qu’ils font partie de la même famille.
Mise à part leur apparence physique, ils ont plusieurs points en commun. Tous deux sont fiers de leur origine libanaise et n’arrêtent pas d’en parler. Damon le dit bien clairement. Ce qui l’a beaucoup motivé dans son parcours c’est son héritage qui l’a poussé à servir les communautés les moins privilégiées. Le parcours de son frère l’a également beaucoup inspiré. Ce dernier avait reçu deux fois le Prix Pulitzer et il est mort tragiquement il y a deux ans. «Le courage inébranlable d’Anthony a remué quelque chose en moi et m’a poussé à tout faire pour remplir mon engagement dans la justice», explique Shadid sur son site. Damon n’a pas hésité à nommer son petit garçon Antonio en hommage sans doute à son frère. Autre personne de la famille qui a une forte influence sur lui, son épouse Dini
Pineda, médecin d’origine dominicaine et portoricaine. Les époux partagent la passion d’aider les communautés défavorisées et ont choisi de vivre et d’élever leur fils dans la région de Columbia à Seattle. Outre sa famille, ce qui tient au cœur de cet avocat c’est son engagement pour la ville qu’il adule. Il tient à y instaurer des programmes assurant une plus grande justice dans le système pénal. Il croit également que les crimes peuvent être limités grâce à la participation de la communauté et l’administration de peines appropriées et proportionnées. «Trop souvent, dit-il, le système manque de mesures adéquates pour permettre aux délinquants ne présentant pas un danger pour la société de se rétablir». Pour Shadid, un bon juriste doit prendre les bonnes décisions. Il doit faire sentir aux résidants de Seattle qu’ils sont en sécurité et qu’il leur assure une justice sociale. Depuis la publication de son programme sur son site Web, le candidat a reçu le soutien de plusieurs personnalités telles que Gerald Hankerson, président de la NAACP, la plus ancienne et la plus grande organisation de droits civiques. Les membres du conseil municipal de Seattle, Sally Bagshaw et Mike O’Brien, l’ont également soutenu explicitement et, enfin, le shérif John Urquhart. S’il est élu en novembre prochain, il sera le premier juge d’origine libanaise à régner en véritable maître sur Seattle. Une bonne nouvelle de plus pour la communauté arabo-américaine. 

Pauline Mouhanna, Illinois, Etats-Unis

Une voix au service des immigrés
Damon Shadid est incontestablement une voix au service des immigrés. En tant qu’avocat, il tente sans cesse de créer un pont entre le droit pénal et celui de l’émigration. Il essaie également de former d’autres avocats et des juges sur l’impact du système de justice pénale sur les populations vulnérables. 
Outre ses missions juridiques, il joue un rôle actif au sein de la Coalition communautaire arabo-américaine de Seattle.

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Éditorial
Un monde décadent

Triste spectacle que celui qu’offraient les Arabes réunis au Koweït. Alors que la région bouillonne et que le monde, même occidental, souffre d’une crise économique et même sociale aiguë, le sommet qui réunissait les représentants des Etats arabes au Koweït sonne creux. Une fois de plus, il n’aura fait que confirmer les divergences qui opposent les pays de la région, divergences qu’ils ont tenté en vain de mettre en sourdine, faute de pouvoir les occulter. En quête de solutions à toutes ces crises, ils n’ont réussi qu’à confirmer, quasi officiellement, leurs faiblesses. Preuve de leur impuissance, la crise syrienne qui entre dans sa quatrième année, avec un bilan de milliers de morts et des millions de déplacés et de réfugiés, au milieu d’un silence assourdissant des dirigeants arabes impuissants à faire aboutir des négociations entre les rebelles et le régime syrien. Ils s’en sont remis au Conseil de sécurité après l’échec des rencontres de Genève et la navette du médiateur Lakhdar Brahimi. On a toujours dit que les Arabes étaient forts en engagements, mais incapables de les respecter. Ainsi, ils jurent, chose rare, d’une même voix, ne pas accepter de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. Mais cela ne reste que de l’encre qui sèche sur le papier. Même si le sujet a été abordé au Koweït et, une fois de plus, confirmé. Les participants au sommet ont voulu donner le change et éviter de mettre en avant leurs profondes dissensions. Ils ont échoué là aussi car celles-ci sont apparues du fait que sur les vingt-deux membres de la Ligue, seuls treize chefs d’Etat ont répondu «présents» au Koweït. Les autres se sont fait représenter par leurs ministres des Affaires étrangères, refusant visiblement de se retrouver côte à côte avec des homologues que tout divise. Ainsi Riyad, les Emirats et Bahreïn sont à couteaux tirés avec Doha d’où ils ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs en signe de protestation contre ce qu’ils qualifient d’ingérences du Qatar dans leurs affaires internes, mais aussi pour son soutien aux Frères musulmans que l’Egypte et l’Arabie inscrivent dans le registre des terroristes. Enfin, comme on pouvait s’y attendre après des débats profondément stériles, le communiqué final ne pouvait être que ce qu’il fut et, comme a titré un média européen, ce ne furent que des paroles, et encore des paroles. Les Etats membres de la Ligue rassemblés au Koweït, loin d’être unis, se sont contentés de vagues recommandations classiques sans contenu réel. Les dirigeants censés évoquer et dénoncer l’offensive israélienne sur Gaza, se sont, sans grande surprise et sans illusions, limités à rappeler des mesures que les économistes préconisent, depuis plus de trente ans et qui concernent, notamment, l’agriculture, l’eau, les réseaux routiers, des projets industriels dans la Bande… Autant de sujets que l’on ressasse à chaque sommet arabe et qui demeurent lettre morte. Ainsi vont les Arabes qui, outre leurs antagonismes irrémédiables, souffrent d’un laxisme à toute épreuve. Il faut cependant relever la seule décision concrète votée par les participants au sommet du Koweït: la mise en place d’un fonds doté de deux milliards de dollars destinés à financer les petites et moyennes entreprises. «Une goutte d’eau dans un océan», commente un observateur. Au milieu de ce sombre tableau, le Liban, par la voix de son président, a évoqué son dilemme et ses difficultés à continuer à accorder un abri aux Palestiniens chassés de leurs terres depuis 1948 et rejoints, il y a déjà quatre ans, par des Syriens fuyant les combats particulièrement meurtriers de leur pays. Promesse d’aide lui a été faite. Reste à la remplir. Le Liban, comme chacun le sait et le dit depuis la nuit des temps, est pauvre en ressources naturelles, et riche en ressources humaines. Hélas nos cerveaux sont allés, à leur corps défendant, servir les pays arabes si riches en pétrole et si pauvres en compétences. Le monde est vraiment mal fait, on s’en rend compte malheureusement à travers toute la planète où les peuples de toutes origines connaissent une sorte de décadence, même si elle est particulièrement éclatante dans les pays auxquels nous appartenons.


 Mouna Béchara
   

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