Semaine politique
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

Semaine politique
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Semaine politique (764)

Mariages collectifs
Chez les chrétiens et les musulmans

Face à la situation financière actuelle, des initiatives ont été prises pour permettre à plusieurs couples de s’unir sans s’encombrer dans les dépenses occasionnées par le mariage.
Ainsi, à Bkerké, et à la suite de l’initiative de la Ligue maronite, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Raï, a marié 37 couples dans le cadre d’un mariage collectif. Il a mis l’accent sur l’importance de «l’engagement dans le mariage», soulignant que «les 37 couples mariés fonderont 37 petites églises dans leurs nouvelles familles».
De son côté, la Ligue maronite a publié une brochure mettant l’accent sur «le sacrement du mariage». Elle a souligné l’importance de son initiative qui assure un soutien aux nouveaux mariés en couvrant toutes les dépenses de leurs mariages depuis les robes de mariée, à la décoration de l’église, aux photos. Elle offre, de plus, à chaque couple la somme de 2000 dollars pour entamer sa vie matrimoniale.
Un autre mariage collectif s’est déroulé le même jour au Hermel, un événement, le premier du genre dans la région. Cent cinquante jeunes hommes et femmes ont célébré leurs mariages au bord du fleuve el-Assi. Les couples se sont déplacés dans un convoi de Baalbeck au Hermel. L’événement a eu lieu sous le patronage du secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah. Des cadeaux ont été offerts aux couples.

 

Manifestations
L’enquête sur les violences se poursuit

Depuis quelques jours, l’enquête se poursuit sur les incidents qui ont eu lieu dans les manifestations au centre-ville. Des sources ont souligné que cette enquête est menée par les autorités sécuritaires, à la demande du ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk, et non par les autorités judiciaires, comme de coutume. Depuis 2005, de grandes manifestations ont lieu à des dates variées et pour des raisons multiples, mais c’est la première fois que les autorités sécuritaires s’emploient à préciser les responsabilités et à rendre publics les procès-verbaux dans ce cadre.

Le ministre Machnouk avait précisé que trois groupes sont responsables de l’emploi exagéré de la force, signalé au cours de la manifestation du 22 août: la garde du Parlement, la faction de l’armée chargée d’assurer la protection du Parlement et les éléments des Forces de sécurité intérieure. Ces derniers ont été entendus et tenus responsables de ce qui s’est passé. Mais il n’a pas été possible d’obtenir les dépositions des éléments de la garde du Parlement. Le commandement de l’armée n’a pas enquêté sur ce qui s’est passé, la faction de l’armée chargée d’assurer la protection du Parlement recevant ses ordres de la présidence de la Chambre. Par conséquent, le commandement de l’armée n’est pas concerné par l’enquête.

 

Santé
Fermeture de dispensaires illégaux

Trente-cinq dispensaires illégaux ou ne répondant pas aux qualifications requises  pour la sécurité des malades ont été fermés sur ordre du ministre de la Santé, Waël Abou Faour, qui a qualifié certains d’entre eux de «boutiques commerciales exploitant les malades à des fins personnelles, notamment dans les régions éloignées et pauvres».
En mai dernier, le ministère de la Santé avait publié un décret en vertu duquel les dispensaires disposaient d’un délai expirant le 31 juillet 2015 pour régulariser leur situation. Un grand nombre de ces établissements n’a pas pris au sérieux cette décision. Abou Faour avait adressé des avertissements à 281 dispensaires et laboratoires ne répondant pas aux conditions sanitaires minimums, avant de prendre des mesures radicales à l’encontre de ces dispensaires qui menacent la santé des citoyens. Le ministre a publié une liste des dispensaires non munis de licences, situés dans les régions de Dennié, Jbeil, Koura, Saïda, Abbassiyé, Deir Amess, Sour, Hasbaya, Tripoli, Baalbeck, Aïtarout et Bint Jbeil.

 

Diplomatie
Hugo Shorter, nouvel ambassadeur de Sa Majesté

Le gouvernement britannique a désigné un nouvel ambassadeur au Liban pour remplacer Tom Fletcher, dont le mandat est venu à expiration. Hugo Shorter exercera ses fonctions en tant que chargé d’affaires, en attendant de pouvoir présenter ses lettres de créance au futur chef de l’Etat.
Selon un communiqué de l’ambassade britannique à Beyrouth, c’est le premier poste d’ambassadeur que Shorter occupe. Il était à la tête de la direction européenne des affaires étrangères au sein du ministère britannique des Affaires étrangères. Il avait occupé auparavant la position de conseiller du ministre des Affaires étrangères sur une variété de dossiers, et servi de coordinateur de la politique étrangère britannique au sein du G7/8.
Shorter a grandi au Brésil, où il a effectué sa scolarisation à Rio de Janeiro, avant de retourner à Oxford puis à l’Ecole nationale d’administration pour ses études supérieures.
Le nouvel ambassadeur, marié et père de trois enfants, s’est dit «honoré» d’occuper cette nouvelle position, et de pouvoir célébrer à Beyrouth ses 25 ans de service au sein du ministère britannique des Affaires étrangères.

 

 

 

 

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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