Maserati: belles et rebelles italiennes
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Maserati: belles et rebelles italiennes

 
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    Maserati: belles et rebelles italiennes
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Invité par Maserati et G.A. Bazerji & Sons, Magazine a eu le privilège de prendre en main les derniers crus de la firme au Trident. Sur la route Dubaï-Abou Dhabi, un galop d’essai fougueux à bord des nouveaux bolides, précédé par les instructions données par Andrea Fausti, moniteur de pilotage à la Guida Sicura pour la Master Maserati. Pression sur le bouton de démarrage disposé à gauche du volant et les chevaux bien cabrés prennent vie. Du luxe à l’italienne, une conduite dynamique et une sonorité envoûtante provenant d’un moteur de Maranello… Un cocktail explosif nous attend au tournant!
 

La Ghibli voit double
Un réglage électrique à 12 positions met le conducteur de la Ghibli à son aise. Le tableau de bord, inspiré du cockpit, nous fait miroiter une vitesse maximale de 286 km/h, mais le grondement du moteur V6 biturbo nous éclaire bien vite sur son tempérament. Plus besoin de dépasser les 140 km/h autorisés!  Ceci nous permet de profiter pleinement de l’ambiance intérieure terriblement élégante, imaginée avec Ermenegildo Zegna et d’admirer le cuir pleine fleur surpiqué d’un rouge ultra chic, le bois de radica, les finitions en chrome et le revêtement en soie du centre des sièges…, tout en maniant le grand écran tactile GPS. Soudain, derrière nous, un sosie! En fait, les sœurs jumelles, GranLusso et GranSport, se différencient par leurs pare-chocs et leurs calandres. Comme leur nom l’indique, la première met l’accent sur le luxe, la deuxième arbore des formes plus agressives, avec un châssis sport. Et les deux se font concurrence avec leur accélération de 0 à 100 km/h en 4,9 pour l’une et 4,7 secondes pour l’autre!
Les Ghibli, comme le vent auquel elles ont emprunté le nom, sont toujours très pressées.

Fiche technique
Modèles: Ghibli, Ghibli S, Ghibli S Q4.
Moteur: V6 biTurbo à injection directe d’essence de 3 litres, 350, 430 chevaux.
Boîte de vitesse: automatique ZF à 8 rapports.

 

Le Levante, un SUV aussi sportif que luxueux
Au bas du siège, un bouton secret permet le réglage électrique du pédalier, un détail super avantageux pour pouvoir piloter ce SUV au gabarit athlétique et au moteur énervé, surtout quand on déclenche le mode Sport. Une fois maîtrisé, le Levante, fenêtres ouvertes, régale les tympans d’un son rauque, emblématique  de la firme de Modène.
On apprend, heureusement sans l’expérimenter, que ce SUV au nom de grand vent méditerranéen peut traverser un cratère de 50 centimètres de profondeur, dévaler à vitesse constante des pentes caillouteuses, patauger allègrement dans de la boue  épaisse… Il ne craindra donc pas les chemins creux du pays des Cèdres. Bien au contraire, il se sentira tout à fait dans son élément,  grâce surtout à sa suspension autorisant une variation de la garde au sol sur six niveaux et sur une amplitude de 85 mm, combinée à ses deux modes offroad. Sans oublier sa capacité, nous assure-t-on, à tracter un bateau ou un van de 2,7 tonnes, le tout chaussé de pneus de route et dans un confort de salon en sellerie mixte cuir et soie.

Fiche technique
Modèles: Levante, Levante S
Moteur: V6 biTurbo à injection directe d’essence de 3 litres, 350, 430 chevaux.
Vitesse maximale: 264 km/h.
Accélération: de 0 à 100 km/h:5,2 secondes.
Boîte de vitesse: automatique ZF à 8 rapports.

 

La Quattroporte: Berline de luxe et athlète dans l’âme
A la veille du test drive, une impressionnante limousine noire nous attendait à la sortie de l’aéroport. Destination Bvlgari Resort Dubaï à Jumeira Bay, écurie éphémère abritant les millésimes 2018 de la firme italienne. Apparemment bien formé, le chauffeur nous parle avec enthousiasme, de la Quattroporte qu’il commande, de la sensation de tenir un volant gainé de cuir, de la boîte séquentielle, et, en rangeant nos valises, du coffre qui dispose de 530l de capacité. Au cours du trajet, nous retenons l’habitacle lumineux et spacieux, l’habillage en bois noir laqué du tableau de bord avec, au centre, la  fameuse horloge bleue Maserati, le niveau de confort absolu et le raffinement de la finition de cuir, les montants en alcantara, le store électrique à l’arrière, les panneaux de portes en jersey de soie, équipés d’enceintes Bowers & Wilkins… A l’arrivée, Ghita Mejdi, directrice de la communication chez Maserati, nous explique que la belle silencieuse saura suivre sa route n’importe où, tranquillement et sans secousses, grâce à ses suspensions adaptives, et émettra de belles vocalises quand elle est dotée du moteur V8 atmosphérique, d’une puissance de 400 chevaux!

Fiche technique
Modèles: Quattroporte, S, S Q4, GTS.
Moteur: V6 et V8 biTurbo à injection directe d’essence, 350, 430, 530 chevaux.
Vitesse maximale: 270, 288, 310 km/h.
Accélération: de 0 à 100 km/h: 5,5; 5; 4,8; 4,7 secondes.
Boîte de vitesse: automatique ZF à 8 rapports.

Léa Bachour


 

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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