Rima Frangieh. Histoire d’un conte de fées

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    Rima Frangieh. Histoire d’un conte de fées
    Dès sa première apparition à l’écran, elle a conquis le cœur des téléspectateurs avant de captiver celui du chef des Marada Sleiman Frangieh. Sa beauté et son intelligence ont fait...
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Dès sa première apparition à l’écran, elle a conquis le cœur des téléspectateurs avant de captiver celui du chef des Marada Sleiman Frangieh. Sa beauté et son intelligence ont fait d’elle une présentatrice-vedette qui a su imposer son propre style. Aujourd’hui, loin des projecteurs, elle se consacre à son rôle de mère et d’épouse, tout en étant une grande activiste sur le plan social. Portrait de Rima Karkafi Frangieh.


La première chose qui vous frappe chez Rima Frangieh c’est la chaleur humaine qu’elle dégage, ce côté attentionné qui se soucie du moindre détail cherchant à mettre son interlocuteur à l’aise. Elle vous reçoit sur le pas de la porte tout sourire et vous guide à travers sa résidence. Une fois installées, elle nous entraîne dans ses souvenirs qui remontent à ses années passées en Australie, son passage à la LBC, sa rencontre avec Sleiman Frangieh et nous parle de ses nombreuses activités.
De mère irakienne et de père libanais, elle est née à Beyrouth. Comme beaucoup de Libanais, sa famille décide de fuir la violence et la guerre et part s’installer en Australie. De ces années passées à Sydney, elle a appris la discipline et la rigueur anglo-saxonne. «J’ai vécu comme les Australiens profitant de tous les aspects positifs de la vie, du climat agréable, du sport et de la plage tout en apprenant la discipline et le respect de l’autre», dit la jeune femme. En 1993, après des études en socioéconomie, elle rentre avec toute la famille au Liban et s’installe à Kfarhabab. Elle sollicite un poste auprès de la LBC où elle est aussitôt engagée. Petit à petit, elle gravit les échelons et présente une émission sur les personnalités du showbiz international. Au cours d’une interview avec le célèbre mannequin Cindy Crawford, celle-ci relèvera la ressemblance entre les deux femmes, les traits et la chevelure de Rima Frangieh n’étant pas sans rappeler ceux du top model. «J’étais conquise par la magie du petit écran comparable à celle du cinéma. J’ai passé sept ans à la LBC. C’était l’âge d’or de la télévision. Il n’y avait pas encore de chaînes câblées. La caméra m’a beaucoup rapprochée des gens. Je lisais souvent de la bienveillance dans le regard des personnes que je croisais dans les endroits publics. Il y avait une sorte d’alchimie entre les téléspectateurs et moi», dit-elle. Pour Rima Frangieh, ce fut une très belle expérience, riche en nouveautés et imprévus. «Je devais être au courant de tout ce qui se passe et suivre l’information de près. On apprend chaque jour quelque chose de nouveau».


Sa rencontre avec Sleiman
Leur histoire ressemble à un conte de fées, digne d’un roman. A l’instar de milliers de téléspectateurs, Sleiman Frangieh fut tout de suite conquis par sa beauté et son charme. Des amis communs les réunissent à dîner et l’amour ne tarde pas à s’installer dans leurs cœurs. «Je me suis toujours demandé comment pouvait-on réaliser que l’on est en présence de l’homme de sa vie. Maintenant je sais. A la minute même où je l’ai vu j’ai compris que c’était lui», confie Rima Frangieh. Pourtant leur relation n’est pas facile. Frangieh, tout en étant séparé de sa femme, n’est pas encore divorcé. Il est également père de deux adolescents. Ils décident de faire face ensemble. «C’était difficile pour nous deux. Sleiman était ministre et présidentiable et le divorce n’était pas une chose facilement admise. Pourtant à aucun instant je n’ai eu peur. C’était devenu une sorte de défi pour nous», dit-elle.  Les rumeurs les plus folles poursuivent le couple et ne l’épargnent pas. Certaines même prétendent que Tony, le fils aîné de Sleiman Frangieh avait tiré sur elle. «Au début, toutes ces rumeurs me faisaient de la peine et je me sentais frustrée. Cela me fatiguait énormément mais maintenant ça ne me fait plus rien». Sa relation avec Tony et Basel est excellente. «Sleiman nous a unis. C’est un homme qui a eu une vie exceptionnelle et qui sait faire la part des choses. Ma relation avec ses enfants est empreinte de camaraderie, de respect et de politesse. Dès le départ, ils m’ont acceptée et le temps n’a fait qu’arranger les choses», reconnaît-elle. Leur amour est couronné par la naissance de leur petite fille, Véra, âgée aujourd’hui de cinq ans. Toute la tendresse du monde se lit dans ses yeux lorsqu’elle en parle. «Véra est une enfant heureuse. Elle est proche de la nature et des animaux. On lui inculque l’amour de l’art, de la musique et de la danse. Elle grandit entourée de ses frères qui veulent lui apprendre tous les genres de sport». Beaucoup affirment que sa présence dans la vie du chef des Marada a complètement métamorphosé celui-ci. «Sleiman vivait un vide affectif et il y avait de la rancœur au fond de lui. Il était fatigué et ressentait un manque. C’est quelqu’un qui a beaucoup de responsabilités et qui subit de grandes pressions: un leader qui doit rester fort. Je suis quelqu’un qui aime donner de la positivité, de la joie, de la tendresse et de l’amour. Nous avons reconstruit ensemble notre vie. Pour lui je suis la mère, la sœur, la fille, l’amie, l’amante. On rit beaucoup ensemble et on plaisante tout le temps», affirme Frangieh. En quittant la télévision et en s’éloignant de la lumière des projecteurs, Rima n’a aucune nostalgie. Elle est convaincue que la joie que l’on donne est rendue.  «Je n’ai eu aucun regret. Avec Sleiman, je suis à la place où je veux être. Il m’a tout apporté et m’a ouvert les portes d’une autre vie. C’est mon idole, ajoute-t-elle en souriant, il est tout ce qu’un homme représente pour une femme, le mari, le père, le frère et l’ami. Les difficultés nous ont rapprochés et rendus plus forts».


Active sur le plan social
S’il faut insister auprès de Mme Frangieh pour la faire parler d’elle, en revanche c’est avec plaisir qu’elle évoque ses nombreuses activités sociales. Celles-ci sont aussi multiples que variées. Elle est très active sur le plan de l’organisation du parti Marada et s’occupe essentiellement des ressources humaines. Sous le nom de l’association Al Midan qu’elle a créée, plusieurs projets sont entrepris dans la région du Nord. Le plus célèbre est probablement le festival Ehdeniyat qui se tient chaque été et qui présente des artistes libanais et étrangers. «C’est un festival qui connaît beaucoup de succès surtout depuis qu’on y a introduit des vedettes internationales. Malheureusement cette année, il n’a pas eu lieu, à cause des événements de Tripoli», déplore-t-elle. Christmas by the lake est une autre des manifestations les plus attendues chaque année à l’occasion de la fête de Noël et qui se tient sur le lac de Bnechaii. «Ce festival a lieu du 7 décembre au 7 janvier. L’année dernière nous avons illuminé le plus grand sapin. Le but de cette manifestation est de faire vivre aux enfants l’esprit de Noël à travers des pièces de théâtre et de nombreuses activités». Actuellement, elle s’occupe aussi des Marada Junior qui regroupent les enfants de moins de 15 ans. «Une page Facebook a été créée dans le but de rassembler ces jeunes. Cette année notre priorité est une campagne d’éveil sur le thème de l’abus sexuel concernant les enfants. Nous collaborons avec des psychologues dont la mission est d’aider les enfants à se confier surtout que les abus en général sont commis par des proches», confie-t-elle.
Dans le milieu politique où elle est très discrète, la jeune femme entretient de bonnes relations. «Je salue tout le monde et je n’élimine personne. Cela est contraire à mes principes. J’aime discuter, surtout avec ceux qui ne pensent pas comme moi. Sleiman et moi sommes très ouverts. Nous n’avons aucun complexe», dit-elle. Des ambitions politiques, elle n’en a aucune. «Ma place est derrière Sleiman. J’appartiens à une famille politique mais mon rôle reste confiné dans le social», explique Mme Frangieh en souriant. Pour elle, l’essentiel demeure l’être humain. «On vit dans un monde où existe un conflit de civilisations et de religions. Je considère que chaque civilisation et chaque être humain sont uniques. Il ne doit pas y avoir de civilisation contre l’autre car celles-ci sont l’œuvre de l’homme. Les ennemis de chaque civilisation sont l’ignorance, l’extrémisme et le terrorisme. Il faut s’élever au-delà de ces considérations et se concentrer sur l’être humain, que Dieu a créé supérieur à tout cela. Traiter les autres comme on voudrait être traité soi-même est pour moi l’essence même de l’humanité». Un sentiment qui ne lui fait certainement pas défaut.

Joëlle Seif

 

Centre d’autisme du Nord
Fondé en 2010, il représente probablement une des plus importantes réalisations de l’association Al Midan. Situé dans la région de Zghorta, il est le seul centre pour autistes au Nord. Quoique relativement récent, il a réussi en l’espace d’un an d’obtenir l’intégration de deux enfants dans une école normale. «Beaucoup de gens ne savent pas ce qu’est l’autisme. Nous faisons sans cesse des campagnes pour sensibiliser les gens à ce sujet. Notre but est de les éveiller et d’apprendre aux familles ayant un enfant autiste comment gérer cette situation», déclare Rima Frangieh.


Ce qu’elle en pense
-Ses loisirs: «J’aime beaucoup le cinéma, la plage et la marche. J’adore marcher dans la réserve d’Ehden. Les meilleures saisons pour y aller sont le printemps et l’automne. On y ressent véritablement le changement des saisons. Je lis également beaucoup d’ouvrages biographiques et historiques».
-Facebook: «Je possède une page qui a été créée par des fans et qui a plus de cent mille likes. C’est un moyen de communication qui permet aux gens d’être au courant des activités de notre association. Par contre je ne suis pas sur Twitter».
-Sa devise: «Traiter les gens comme vous voudriez être traité vous-même. C’est une règle d’or commune à toutes les religions».


 

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Éditorial
Obama II son Amérique et Israël

L’Amérique se redresse. Tous les indicateurs ne sont pas au beau fixe, mais je n’en citerai qu’un seul, qui résume la sortie de la dépression, autant psychologique qu’économique des Américains. Malgré un taux de chômage en octobre dernier de 7,9%, en augmentation de 0,1% sur le mois de septembre, l’économie américaine a créé 171000 nouveaux emplois. Cette contradiction apparente s’explique par un nombre plus élevé d’Américains qui rejoignent le monde du travail. Les chômeurs restent nombreux, mais l’Amérique innove et a besoin de nouvelles compétences, qu’elle créé et embauche. JP Morgan prévoit que le seul IPhone 5 apportera à l’Amérique entre 0,25 et 0,5 point de croissance! Ce redressement est entièrement à verser au crédit de Barack Obama. Héritier d’une faillite sans précédent, il a rassuré, d’une main, les moins nantis, en les couvrant sur le plan de la santé et en investissant dans l’éducation. Et, d’une autre main, il a rassuré le capital productif en soutenant les banques pourvoyeuses de crédits à l’investissement. Sur le plan politique, l’échec de Mitt Romney est avant tout celui des excès de son aile droite. Ce sont ceux qui voulaient encore moins d’Etat, détaxer les riches et qui contestent l’horreur d’un viol, qui ont coulé le candidat républicain. Le parti démocrate a tenté pour la première fois de ne pas faire référence à Dieu dans son programme et Barack Obama a, dans son premier discours de vainqueur, parlé du rêve américain et d’une Amérique compatissante. Mitt Romney dans son message au président réélu a dit «prier» pour le chef de l’Etat afin qu’il puisse «guider» la nation. C’est en ces mots que se résume la différence entre les deux candidats, entre un réalisme à visage humain pour Obama et un messianisme égotiste et utopique pour Romney. En politique étrangère, surtout au Moyen-Orient, que signifie la victoire démocrate? Si le discours d’Obama au Caire, en 2009, ne fut suivi d’aucune avancée significative, il faut aussi retenir les dernières déclarations de Denis Ross, très écouté à la Maison-Blanche. Il dit que l’Administration d’Obama est celle qui a le plus fait pour garantir la sécurité d’Israël. Voilà, de la part d’un ami d’Israël, de quoi faire taire ceux qui accusent les Etats-Unis d’abandonner l’Etat hébreu. Mais il ajoute, contrairement à Romney, que la solution des deux Etats reste la seule viable. Obama et Netanyahu, tant sur le dossier palestinien que sur la question iranienne, ne cachent plus leur désaccord. Le président des Etats-Unis a refusé de recevoir le Premier ministre israélien à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Onu en octobre. Il refuse également de donner à Israël son feu vert pour attaquer l’Iran. L’Egypte des Frères musulmans, qui ne facilitera pas la vie à Israël sans rompre avec lui, n’a pas, à ce jour, renoncé à ses relations avec les Etats-Unis. On a lu et entendu en octobre, que le conseiller du guide de la République islamique d’Iran, Ali Akbar Wilayati, aurait visité les Etats-Unis et que les deux pays seraient prêts à entamer des discussions bilatérales. Toutes ces informations furent démenties à la veille des élections, c’est compréhensible, mais si ce n’étaient que des rumeurs, elles ne peuvent qu’irriter Israël. Justement, maintenant que les élections sont terminées, Obama pourra-t-il faire avancer la solution des deux Etats? La question n’est plus uniquement politique, c’est l’écart entre deux mentalités qui fera peut-être la différence. L’Amérique a voté pour un candidat libéral, donc pour plus d’égalité et de justice sociale dans le pays. Ce candidat, chrétien certes, a tenté d’ôter toute référence à Dieu dans son programme et de ne pas citer Jérusalem comme capitale d’Israël. C’est vrai qu’il a échoué, mais la tentative était une première. A propos de Dieu, les chefs des quinze principales Eglises ont demandé la révision de l’aide des Etats-Unis à Israël. C’est aussi une première. En Israël, Benyamin Netanyahu semble assuré de garder son siège de Premier ministre. Les chiffres et les noms de sa campagne électorale ont démontré que ses 19 principaux bailleurs de fonds américains ont tous financé Mitt Romney et aucun Barack Obama. Son alliance avec Avigdor Lieberman et les religieux est l’indice de la radicalisation de la société israélienne sur le mode du fascisme des nationaux sionistes et de la dérive religieuse fondamentaliste des Harédims, à la façon des salafistes les plus obscurantistes. Il est vrai que les alliances entre deux nations dépendent des intérêts stratégiques communs. Mais pas uniquement dans le cas des relations entre Israël et les Etats-Unis. Il existait entre ces deux pays une symbiose faite de grands récits communs, de partage de symbole, de valeurs et de modèle de société. C’est ce qui se fissure aujourd’hui et c’est ce qu’Israël devrait redouter.


 Amine Issa
   

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