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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

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Actions nominatives
Société Naas-Bikfaya

Midclear a requis de la Société des Eaux Minérales de Naas-Bikfaya SAL de l’informer des noms des détenteurs d’actions aux porteurs. Elle a aussi demandé d’informer ses clients de la nécessité de lui remettre «physiquement» tous les titres au porteur afin de légaliser la structure de la compagnie. Cette démarche découle de la loi no75 du 3/02/2016 et de la circulaire de la BDL no411 du 29/02/2016 interdisant aux banques et institutions financières de conclure des transactions non enregistrées, au bilan appartenant à des sociétés ou fonds commun de placement, dont les actions sont au porteur.   


Soliver
Fermeture  annoncée de la fabrique  

Soliver, l’entreprise pour la fabrication de récipients en verre située à Bchamoun fermerait ses portes dans les deux prochains mois. L’investissement pour la modernisation de ses équipements avoisinerait les 30 millions de dollars. Selon le directeur général de l’usine, le cycle de vie des machines de cette industrie est de six ans mais le conseil d’administration n’a pas l’intention d’investir un tel montant pour la remise à niveau des installations. Soliver a besoin, pour son fonctionnement, d’une énergie intensive. Elle verse 3 millions $/an pour générer sa propre électricité. Ce qui entraîne une hausse du prix de production des contenants en verre.


Gemayel Frères
Énergie renouvelable   

Dans le cadre du projet CEDRO financé par l’Union européenne et exécuté par l’UNDP, avec le ministère de l’Energie, l’usine de papier Gemayel Frères a bénéficié de plus de 1 000 panneaux solaires générant 470 000 kwh/an. Cela permettra à la firme de réduire son recours au fuel, tout en réduisant ses émissions de CO2. Le coût de l’énergie dans le prix de production du carton ondulé représente une part de 5%, alors que pour les firmes de recyclage, il représente entre 25% et 30%. Le Pdg de Gemayel Frères encourage tous les agents du secteur industriel à profiter de ce projet et à présenter des demandes aux entités concernées. Cela allégerait la pression de la facture pétrolière de l’EDL et réduirait le coût de production. Selon lui, l’installation des panneaux solaires est assurée par un cofinancement, une partie revenant aux particuliers qui pourraient prendre un prêt subventionné par la BDL, l’autre partie étant assurée par les organismes précités.

Azadea
600 points de vente   

Le groupe Azadea est devenu l’un des géants de la vente au détail au Moyen-Orient. Parti à ses débuts d’une petite boutique de 50m2 située à Hamra, peu de gens auraient parié sur le fait qu’Azadea détienne, peu de temps après, les droits exclusifs de représentation sur un plan régional des marques Zara, Mango ainsi que de la boulangerie française Paul. Aujourd’hui, la holding gère plus de 600 magasins, dont une cinquantaine de franchises dans les secteurs de l’habillement, de l’ameublement, des articles de sport, du multimédia et de l’alimentation et boissons. Basée au Liban, Azadea est implantée dans 15 pays dont le Koweït, l’Arabie saoudite et les EAU.

 

 

 

 

 



Sulaiman Home Center
La plus grande salle d’exposition au Liban

Sulaiman Home Center SAL a ouvert la plus grande salle d’exposition à Tyr, au sud du Liban. Ce show-room de 10 000 m2 s’étend sur trois étages, totalisant une surface bâtie de 5 000 m2. Consacré à l’univers de la maison, Sulaiman Home Center propose à sa clientèle une large panoplie d’articles de décoration et d’architecture d’intérieur importés. Proposés également à la vente des revêtements de sol, des carrelages et des installations sanitaires.


 

 

Liliane Mokbel

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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