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Nº 3092 du vendredi 3 août 2018

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Jeudi, 02 Août 2018 01:15

News immobilier

Stagnation
Sans effet aléatoire sur le secteur bancaire 

Rien ne sert de s’alarmer vu la stagnation du marché de l’immobilier au Liban. Aucune comparaison n’est à faire avec la crise financière internationale de 2008-2009. Dans les détails, la valeur des appartements à vendre représenterait 3,8 milliards $ alors que les dépôts des banques auprès de la BDL sont de près de 118 milliards $. Cela signifie que la valeur des unités de logements s’élève à environ 4,4% alors même que le total des prêts logement bancaires consentis aux promoteurs et aux individus n’excèdent pas 21milliards $. D’où ce constat par extrapolation: même si l’ensemble des créanciers du secteur immobilier était en défaut de paiement face aux établissements de crédits, les pertes du secteur bancaire n’équivaudraient pas à plus de 30% du total de la valeur des prêts consentis par les banques.

Subventions
La BDL manque à son devoir de contrôle

Certes, la Banque centrale a contribué à faire bouger le secteur de l’immobilier en y injectant près de 1,3 milliards $ de subventions en deux phases. Néanmoins, des voix se sont élevées pour critiquer le contrôle peu rigoureux que la BDL a effectué sur la distribution de ces subventions. Les banques se sont permis de consentir des avances à des demandeurs de crédits qui n’étaient pas dans le besoin et par conséquent qui ne répondaient pas aux critères d’éligibilité, encourageant la spéculation. En fin de compte, la BDL n’est pas responsable de la mise en place d’une politique de l’habitat.



182m2
La moyenne des surfaces des appartements en construction dans Beyrouth a été de 182 m2 en 2017 soit 8% de moins que la moyenne en 2016. L’agence Ramco a souligné que cette moyenne a reculé de 128m2 entre 2009 et 2017. L’étude, qui a couvert 269 immeubles en construction dans la capitale, a montré que cette tendance à réduire les surfaces habitables des unités de logement avait commencé en 2014 afin de satisfaire la demande des acheteurs potentiels.

Loyers
Séances de débat

La dernière loi en date sur les loyers a nécessité un examen de la part des Commissions parlementaires de l’Administration et du Budget qui s’est prolongé sur plus de 40 séances. Elle a été votée, ensuite, par le Parlement à l’unanimité. Le Conseil d’Etat a enfin débouté le recours en justice de l’association des anciens locataires.


Prêts logements
Les banques sur le banc des accusés

Le secteur de l’immobilier ne souffre pas de problèmes structurels mais économiques. Des agents du secteur se sont plaints du comportement d’une grande partie des banques qui auraient préféré investir leurs liquidités auprès de la BDL pour profiter de taux d’intérêts élevés au lieu de les utiliser pour dépanner les demandeurs de prêts logement bénéficiant de taux d’intérêts faibles
vu qu’ils sont subventionnés. Ceci dit, la BDL ne compte plus injecter de nouveaux fonds dans cette perspective avant 2019. 

 

 


Mauvaise gestion
Un manque d’expérience

La vague de défaut de paiement et de gel des chantiers de certains promoteurs serait imputable en grande partie à leur manque d’expérience dans le domaine, entraînant une mauvaise gestion des affaires. A ces facteurs, se greffent la corruption en interne de ses compagnies et l’inflation des coûts de production. La problématique est que lors du boom immobilier des années 2008-2010, de nombreux détenteurs de capitaux ont investi dans le développement immobilier sans être rompus à ce métier. 



Prêts logements
Les banques sur le banc des accusés

Le secteur de l’immobilier ne souffre pas de problèmes structurels mais économiques. Des agents du secteur se sont plaints du comportement d’une grande partie des banques qui auraient préféré investir leurs liquidités auprès de la BDL pour profiter de taux d’intérêts élevés au lieu de les utiliser pour dépanner les demandeurs de prêts logement bénéficiant de taux d’intérêts faibles vu qu’ils sont subventionnés. Ceci dit, la BDL ne compte  plus injecter de nouveaux fonds dans cette perspective avant 2019. 

 

Liliane Mokbel

Mercredi, 01 Août 2018 01:26

News immobilier

Stagnation
Sans effet aléatoire sur le secteur bancaire 

Rien ne sert de s’alarmer vu la stagnation du marché de l’immobilier au Liban. Aucune comparaison n’est à faire avec la crise financière internationale de 2008-2009. Dans les détails, la valeur des appartements à vendre représenterait 3,8 milliards $ alors que les dépôts des banques auprès de la BDL sont de près de 118 milliards $. Cela signifie que la valeur des unités de logements s’élève à environ 4,4% alors même que le total des prêts logement bancaires consentis aux promoteurs et aux individus n’excèdent pas 21milliards $. D’où ce constat par extrapolation: même si l’ensemble des créanciers du secteur immobilier était en défaut de paiement face aux établissements de crédits, les pertes du secteur bancaire n’équivaudraient pas à plus de 30% du total de la valeur des prêts consentis par les banques.

Subventions
La BDL manque à son devoir de contrôle

Certes, la Banque centrale a contribué à faire bouger le secteur de l’immobilier en y injectant près de 1,3 milliards $ de subventions en deux phases. Néanmoins, des voix se sont élevées pour critiquer le contrôle peu rigoureux que la BDL a effectué sur la distribution de ces subventions. Les banques se sont permis de consentir des avances à des demandeurs de crédits qui n’étaient pas dans le besoin et par conséquent qui ne répondaient pas aux critères d’éligibilité, encourageant la spéculation. En fin de compte, la BDL n’est pas responsable de la mise en place d’une politique de l’habitat.



182m2
La moyenne des surfaces des appartements en construction dans Beyrouth a été de 182 m2 en 2017 soit 8% de moins que la moyenne en 2016. L’agence Ramco a souligné que cette moyenne a reculé de 128m2 entre 2009 et 2017. L’étude, qui a couvert 269 immeubles en construction dans la capitale, a montré que cette tendance à réduire les surfaces habitables des unités de logement avait commencé en 2014 afin de satisfaire la demande des acheteurs potentiels.

Loyers
Séances de débat

La dernière loi en date sur les loyers a nécessité un examen de la part des Commissions parlementaires de l’Administration et du Budget qui s’est prolongé sur plus de 40 séances. Elle a été votée, ensuite, par le Parlement à l’unanimité. Le Conseil d’Etat a enfin débouté le recours en justice de l’association des anciens locataires.


Prêts logements
Les banques sur le banc des accusés

Le secteur de l’immobilier ne souffre pas de problèmes structurels mais économiques. Des agents du secteur se sont plaints du comportement d’une grande partie des banques qui auraient préféré investir leurs liquidités auprès de la BDL pour profiter de taux d’intérêts élevés au lieu de les utiliser pour dépanner les demandeurs de prêts logement bénéficiant de taux d’intérêts faibles
vu qu’ils sont subventionnés. Ceci dit, la BDL ne compte plus injecter de nouveaux fonds dans cette perspective avant 2019. 

 

 


Mauvaise gestion
Un manque d’expérience

La vague de défaut de paiement et de gel des chantiers de certains promoteurs serait imputable en grande partie à leur manque d’expérience dans le domaine, entraînant une mauvaise gestion des affaires. A ces facteurs, se greffent la corruption en interne de ses compagnies et l’inflation des coûts de production. La problématique est que lors du boom immobilier des années 2008-2010, de nombreux détenteurs de capitaux ont investi dans le développement immobilier sans être rompus à ce métier. 



Prêts logements
Les banques sur le banc des accusés

Le secteur de l’immobilier ne souffre pas de problèmes structurels mais économiques. Des agents du secteur se sont plaints du comportement d’une grande partie des banques qui auraient préféré investir leurs liquidités auprès de la BDL pour profiter de taux d’intérêts élevés au lieu de les utiliser pour dépanner les demandeurs de prêts logement bénéficiant de taux d’intérêts faibles vu qu’ils sont subventionnés. Ceci dit, la BDL ne compte  plus injecter de nouveaux fonds dans cette perspective avant 2019. 

 

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Éditorial
Gouvernement: ce que cachent les apparences

En apparence, les écueils qui retardent la formation du gouvernement sont de nature interne, liés aux demandes des uns et des autres concernant le nombre de ministres et la répartition des portefeuilles. Le président de la République, Michel Aoun, et le Courant patriotique libre (CPL) exigent au moins 11 ministres, ce qui leur permettra d’assurer le tiers de blocage au gouvernement. Il s’agit pour eux de restaurer, d’une manière contournée, une partie des prérogatives retirées au chef de l’Etat par l’accord de Taëf, notamment la compétence de dissolution du Parlement. Les Forces libanaises (FL) réclament, pour leur part, quatre ministres dans un Cabinet de 30 membres, dont un portefeuille régalien. Une demande que la formation de Samir Geagea juge raisonnable vu le bloc de 14 députés qu’elle a obtenu aux élections législatives. Walid Joumblatt exige que les trois ministères revenant aux druzes lui soient attribués, arguant du fait que 6 des 8 députés de cette communauté appartiennent à son bloc parlementaire. Le seigneur de Moukhtara veut, en fait, retrouver le rôle de balancier qu’il affectionne tant et qu’il a perdu à la Chambre. Saad Hariri, enfin, ne souhaite pas que l’un des sièges sunnites soit octroyé à une personnalité proche du 8-mars ayant, de surcroît, des ambitions de devenir Premier ministre.Cependant, la réalité est que les conditions posées par les différents acteurs cachent des enjeux bien plus importants que le nombre de ministres et la nature des portefeuilles attribués à tel ou tel parti. En effet, la formation de ce gouvernement intervient à un moment-clé de l’histoire de la région, marqué par la victoire de Bachar al-Assad et de ses alliés en Syrie, et par la décision de l’administration américaine d’essayer de mettre sur les rails l’«accord du siècle» pour un règlement du conflit israélo-palestinien, que d’autres appelleraient «la liquidation de la cause palestinienne». On comprend mieux, dès lors, que les puissances régionales et internationales se livrent à un bras de fer au Liban afin que leurs alliés respectifs conservent assez d’influence pour peser dans la balance lorsque viendra le moment des grandes décisions. La partie est cruciale, surtout pour les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, dont les amis au Liban ont perdu la majorité des deux tiers au Parlement. S’ils sont également mis en minorité au gouvernement, Washington et Riyad ne disposeront plus de leviers politiques assez efficaces pour influer sur le processus de prise de décision. Le Hezbollah et ses alliés auront alors les coudées franches pour exécuter leur agenda sur lesquels figurent des points allant de la normalisation des relations avec Damas, au renforcement des liens avec l’Iran, en passant par l’obstruction au plan de Donald Trump. Il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement traîne autant. La surprise aurait été qu’il voit le jour rapidement.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Combien ça coûte les garderies
Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver…

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