News côté des banques
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

News côté des banques

 
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Bank Audi
559 millions $ de profits nets

Dans un contexte régional peu favorable, Bank Audi sal affiche une bonne performance en 2017 avec des profits nets de 559 millions $, pour atteindre 464 millions $ en termes de bénéfices opérationnels nets non exceptionnels représentant une croissance nette de 13% par rapport à ceux enregistrés en 2016. La contribution des entités hors du Liban aux profits nets consolidés a atteint 45% sur la période couverte, dont 19% venant d’Odea Bank. Les profits nets après déduction des taxes d’Odea Bank ont enregistré une croissance nette de 29%, atteignant 88 millions $ en 2017, et ce, après avoir alloué 95 millions $ à des provisions spécifiques. La contribution de Bank Audi- Egypte aux résultats financiers consolidés a représenté 55 millions $. Ces résultats ont été réalisés après avoir alloué 147 millions $ aux provisions pour pertes sur prêts nets. 43,8 milliards $ d’actifs; 33,5 milliards $ de dépôts 16,3 milliards $ de crédits accordés à la clientèle; 4,2  milliards  $ de capitaux propres; 559 millions $ de profits nets en 2017, et 464 millions $ de bénéfices opérationnels nets non-exceptionnels.


BLOM BANK
Le ratio le plus bas parmi les banques cotées  

BLOM BANK a annoncé ses résultats financiers consolidés non-audités pour 2017. Ses profits opérationnels nets non exceptionnels se sont élevés à 484,69% avec une hausse de 4,72% par rapport à 2016, entraînant des ratios de productivité basés sur le rendement des fonds propres des actionnaires (ROAcE) et le rendement des actifs (ROAA) de l’ordre de 17,19% et 1,56%. Ces deux taux sont les plus élevés parmi les banques cotées à la bourse. De même, les principaux postes du bilan de BLOM BANK ont enregistré une croissance soutenue. Ses actifs ont progressé à 32,52 milliards $ en hausse de 10,2% par rapport à 2016; les dépôts ont enregistré une augmentation de 7,38% sur un an atteignant 26,64 milliards $; ses avances ont marqué une hausse à 7,53 millions $ ou +5,22%; ses capitaux propres ont progressé à 3 milliards $ soit de +2,49%.
Le ratio du coût rapporté au revenu, le plus bas parmi les banques cotées, de 34,36% a reflété la stratégie conservatrice de BLOM BANK ainsi qu’une efficience managériale et opérationnelle. Ce ratio lui a permis de surmonter des conditions opérationnelles difficiles.           


Byblos Bank
Position financière solide à fin 2017

La crise politique locale survenue durant le dernier trimestre de 2017 a permis à Byblos Bank de démontrer l’efficacité de sa stratégie judicieuse visant à maintenir des niveaux de liquidités élevés afin d’atténuer l’impact de chocs imprévisibles. Face à la situation actuelle du Liban, le Conseil d’administration et la direction de la Byblos Bank restent entièrement engagés à maintenir leur stratégie conservatrice qui met l’accent sur le maintien de la qualité des actifs et la protection des capitaux, entre autres mesures préventives.
Résultats financiers consolidés jusqu’au 31 décembre 2017:
● 22,7 milliards de dollars américains en actifs;
● 18 milliards de dollars américains en dépôts;
● 5,4 milliards de dollars américains en prêts;
● 2,2 milliards de dollars américains en capitaux propres;
● 170 millions de dollars américains de bénéfices nets.



Bank of Beirut
Profits à 204,42 millions $ à fin 2017

BoB occupe la 3ème place parmi les 4 banques cotées en bourse avec des profits opérationnels nets non-exceptionnels de 204,42 millions $, en hausse de 1,51%. Quant aux ratios de productivité basés sur le rendement des fonds propres des actionnaires et le taux de rendement sur ses actifs, ils ont enregistré respectivement 12,82% et 1,15%. Le coefficient d’exploitation ou le ratio coût/revenu s’est élevé à 43,29%. Le total de ses actifs a augmenté de 6,78%, pour atteindre 18,37 milliards $, les crédits ont atteint 5,69 milliards $ avec une hausse de 19,24% tandis que les fonds propres des actionnaires ont atteint 2,35 milliards $ soit une croissance de 1,86%.     

 



Saad Hariri honore le président de Fransabank
Le Premier ministre, Saad Hariri, a offert un dîner au Sérail en l’honneur du président de Fransabank et ancien ministre Adnan Kassar, lors de la passation de pouvoir à la tête des organismes économiques libanais entre M. Kassar et le président de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie au Liban, Mohamad Choucair. M. Hariri a rendu un vibrant hommage au patriotisme de M. Kassar qui a constamment œuvré pour renforcer la crédibilité du secteur privé libanais dans le monde, porté haut le nom du pays du Cèdre et accompagné l’héritage de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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