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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

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Vallée Lamartine
Un village touristique en prévision

Metra Decoration planifie la construction d’un village touristique dans la vallée Lamartine dans le Metn. Les investissements dans le projet s’élèveraient à près de 35 millions de dollars. Les travaux de construction débuteraient vers la fin de l’année en cours et le projet devrait être prêt dans trois ans. Ce village touristique comprendrait, entre autres, un hôtel de 80 chambres ainsi que 40 villas. Le terrain sur lequel serait érigé le projet est de 120 000m2 alors que la surface bâtie est de 25 000m2. Le village serait doté de restaurants, d’une piscine, d’un terrain d’équitation et d’une piste VTT.


Conseils pratiques
Acquérir un logement

Avant de prendre une décision d’achat d’un appartement de résidence première, il est bon que le candidat prenne en considération plusieurs paramètres, dont son cash flow, sachant que la circulaire de la BDL n° 111 831, qui régit les prêts-logement, exige du candidat de verser 25% du prix de l’appartement. Il est également nécessaire de mesurer la distance qui sépare les lieux de travail et ceux des écoles des enfants de l’emplacement du logement, et la distance qui sépare la résidence des lieux de divertissement, des pharmacies et des hôpitaux. D’autres éléments sont à prendre en considération, comme la correspondance de la surface de l’appartement avec le statut familial de l’acquéreur et la période qu’il prévoit de l’occuper. Aussi faut-il évaluer les coûts de la rénovation à effectuer si le logement se trouve dans un immeuble ancien.


Prêts-logement
Les taux d’intérêt créditeurs à la baisse

La BDL est intervenue une nouvelle fois à travers deux circulaires pour donner un coup de pouce au secteur de l’immobilier, en particulier aux promoteurs. La BDL a revu à la baisse les taux d’intérêt débiteurs des prêts-logement dans l’objectif de réduire le nombre de créances douteuses. Les taux d’intérêt appliqués aux prêts-logement accordés par l’Etablissement public de l’Habitat (EPH) sont passés à 3,25% et 3,75% (selon les catégories) au lieu de 4,67% et 5,07%. Quant à la Banque de l’Habitat, elle appliquera un taux d’intérêt sur les prêts-logement de l’ordre de 3%. Ces instructions sont applicables aux seules avances consenties après la date du 8 mars 2017.


3
L’un des plus grands développeurs à Achrafié en termes de nombre d’immeubles bâtis et vendus a confié à Magazine avoir vendu trois appartements peu après l’élection présidentielle à un prix revu à la baisse de l’ordre de 20%. Depuis, c’est la stagnation totale qui prévaut sur ce marché spécifique.

Fiscalité
Pour un régime moins strict

Le président de l’Association des développeurs immobiliers (REDAL), Namir Cortas, s’est prononcé pour «un régime fiscal moins strict, qui pourrait générer plus de revenus au Trésor». «Les différents acteurs de l’immobilier réclament d’être traités par le fisc comme un seul secteur et non comme des liasses fiscales indépendantes.» Il a affirmé la disposition des développeurs de s’acquitter de leur dû au Trésor sur la base d’«un système équitable».

 

Liliane Mokbel

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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