Aïn Zhalta. Un homme politique rachète le terrain de son grand-père
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Nº 3081 du vendredi 1er septembre 2017

Aïn Zhalta. Un homme politique rachète le terrain de son grand-père

 
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    Aïn Zhalta. Un homme politique rachète le terrain de son grand-père
    Un homme politique, issu d’une famille d’hommes d’affaires, a racheté un terrain, à Aïn Zhalta, ayant appartenu jadis à son grand-père. Le terrain, de près d’un million de mètres carrés,...
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Un homme politique, issu d’une famille d’hommes d’affaires, a racheté un terrain, à Aïn Zhalta, ayant appartenu jadis à son grand-père. Le terrain, de près d’un million de mètres carrés, est transformé en verger avec un espace qui abritera cinq maisonnettes, une pour chacun de ses enfants. Pendant la guerre du Liban, qui a culminé avec la bataille de la Montagne, en 1983, la deuxième génération a préféré vendre le terrain. La parcelle a été récemment mise aux enchères par la Banque du Liban (BDL) pour défaut de paiement de l’acquisiteur. L’homme politique de la 3e génération a récupéré le terrain en l’achetant.

4 500 appartements invendus
Les développeurs immobiliers, qui refusent de consentir des réductions sur les prix des appartements, ont parié sur l’élection d’un président de la République, puis sur la formation d’un gouvernement. A présent, ils misent sur la fin du conflit syrien qui paverait la voie à une reprise du secteur de l’immobilier. Leurs paris ne se seraient pas avérés, parce que le problème ne serait pas lié à la conjoncture politique, mais à un problème structurel de l’économie libanaise. Selon le président de la CCIAB (Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth), Mohammad Choucair, il y aurait, à Beyrouth, 4 500 appartements vides.


Pas de 1er versement
Les publicités digitales, portant sur les facilités d’acquisition d’une unité de logement comme résidence principale, abondent. Elles ne sont pas moins surprenantes, puisque certaines proposent d’acquérir un appartement sans un premier versement. A priori, elles posent la problématique de la garantie pour le promoteur.

11,6 milliards $
Crédits à la construction en 2016

Selon les chiffres de la BDL (Banque du Liban), les avances et crédits, accordés par les banques et les institutions financières aux agents du secteur privé jusqu’à fin 2016, ont totalisé 64,2 milliards de dollars, soit une progression de 4,43%, de 61,54 milliards $. En termes de répartition des crédits par secteur, le domaine de la construction a accaparé 18%, soit 11,6 milliards $. Quant aux avances octroyées contre des garanties immobilières, elles ont représenté 37,3% du total des crédits accordés sur la période considérée ou, en valeur, 23,9 milliards $. Enfin, la part des avances octroyées contre des garanties personnelles est de 18,2%.


Saisies par les banques  
La Banque du Liban (BDL) aurait demandé aux banques de saisir les biens immobiliers des débiteurs en défaut de paiement, à la lumière des difficultés que connaît le secteur dans le pays. En contrepartie, la Banque centrale aurait proposé aux bailleurs de fonds de prolonger le délai de liquidation de ces biens de cinq à quinze ans. La BDL n’en est pas à sa première tentative pour éviter l’éclatement d’une bulle immobilière. Les créances du secteur, dans leurs volets directs et indirects, portent sur celles accordées à des développeurs et entrepreneurs immobiliers, à des individus pour l’achat d’un logement et à des entités morales, comme les avances accordées à des sociétés ayant des garanties collatérales de nature immobilière. En valeur, elles se sont élevées, en 2016, à 49,96 milliards $, ou 73,1% de l’ensemble des prêts bancaires.


Chypre
Un marché prometteur

Interrogé par Magazine, un expert immobilier n’a pas trouvé à redire sur la campagne tapageuse multimédia et via brokers, destinée à promouvoir l’acquisition par des Libanais d’unités de logement à Larnaca. Il a considéré que l’entrepreneur libanais ne peut pas rester les bras croisés en attendant la reprise du marché immobilier local. Il a estimé que ces entrepreneurs ont suffisamment du flair pour identifier les marchés à potentiel en y investissant, alors que la courbe de la croissance est à ses débuts.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Il faut saisir l’opportunité

Avant même que ne soient versés les salaires des fonctionnaires et des militaires, indexés à la nouvelle grille, les prix de certains produits de première nécessité et denrées alimentaires ont augmenté. Les prix avaient déjà fait un bond, il y a quelques mois, lorsque le Parlement avait entamé l’examen de l’échelle des salaires, avant de la renvoyer en Commission. Qui est responsable de cette montée injustifiée des prix? Les détaillants? les grossistes? les importateurs? C’est à l’Etat de trouver la réponse et de prendre les mesures nécessaires. C’est au gouvernement d’enrayer la montée des prix, qui risque de torpiller l’un des seuls aspects positifs de la grille des salaires, celui du renforcement du pouvoir d’achat de 270000 familles, ce qui devrait avoir pour effet de booster la consommation des ménages et, par conséquent, de relancer, même timidement, une économie moribonde.La situation économique est tellement mauvaise que certains acteurs du secteur lient le sort du pays au volume des transferts effectués par la diaspora. Si les flux de capitaux rentrants venaient à baisser pour une quelconque raison, les banques n’auraient plus les moyens de financer l’Etat. La seule lueur d’espoir est la reconstruction de la Syrie et le rôle que le Liban pourrait y jouer, entend-on de plus en plus souvent dans les cercles économiques. Or, la reconstruction semble, aujourd’hui, le thème principal qui occupe les discussions des responsables syriens avec leurs visiteurs étrangers. Des journalistes occidentaux, de retour de Damas, affirment que, «pour la première fois», leurs interlocuteurs étaient plus focalisés sur les questions de la reconstruction que sur les détails des opérations militaires, pourtant marquées par d’importantes avancées de l’armée régulière et de ses alliés sur tous les fronts, notamment face à Daech. «C’est mon dixième voyage à Damas depuis le début de la guerre, nous déclare un journaliste d’un quotidien français. Mais c’est la première fois que j’entends plus parler des projets immobiliers, des perspectives d’investissements et des grands chantiers à venir que des ‘‘victoires’’ de l’armée face aux ‘‘terroristes’’».La Foire internationale de Damas, qui a rouvert ses portes après cinq ans d’absence, était sur toutes les langues. Même les médias officiels syriens l’ont placée au cœur de l’actualité, reléguant au second rang la progression de l’armée dans le désert de la Badiya.Pendant ce temps, les Libanais se chamaillent et font de la surenchère sur l’opportunité de rétablir les contacts avec la Syrie. Il est du devoir de l’Etat de prendre toutes les mesures, politiques ou autres, afin que le Liban soit bien positionné en perspective de la reconstruction de la Syrie. Sinon, le pays risque de laisser passer une chance réelle de redressement.


 Paul Khalifeh
   

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