Combien ça coûte les garderies
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Nº 3092 du vendredi 3 août 2018

Combien ça coûte les garderies

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    Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver...
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Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver une garderie pour les tout-petits est devenu une nécessité, les parents travaillant souvent tous les deux. Entre être propriétaire d’une garderie et en être le «client», des montants spécifiques s’imposent.
Le ministère de la Santé au Liban distingue deux sortes de garderies: celles dites éducatives et celles dites régulières, assurant les besoins basiques des petits. Une telle distinction implique-t-elle nécessairement une démarcation entre le secteur public et le secteur privé en matière de crèches? Alors que les «éducatives» (secteur privé) proposent d’aider l’enfant à se développer à tous les niveaux, les «régulières» (secteur public), elles, assurent principalement un service de «garde».
Tous les parents ne disposent pas de moyens financiers leur permettant de dépenser des fortunes pour assurer à leurs petits un abonnement dans de bonnes garderies. Pourtant, nombre d’entre elles font partie du secteur privé et tiennent compte de la situation économique de certaines familles en fixant des prix abordables.

Frais variables
A noter que les frais varient généralement en fonction des régions (et donc du prix du loyer payé par le propriétaire), du niveau universitaire des éducateurs, de la qualité des repas fournis, etc. Pour des garderies de moyenne gamme assurant des repas «faits-maison» (incluant un plat principal, un accompagnement et des fruits), les coûts commencent à partir de 440 000 L.L pour la scolarité. S’y ajoute un montant approximatif de 20$ pour les repas.
Aujourd’hui, la tendance pédagogique est davantage tournée vers ce que l’on appelle la «pédagogie Montessori». Il s’agit d’une méthode d’éducation créée en 1907 par Maria Montessori, médecin et pédagogue italienne. Sa pédagogie repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique (relative à la perception consciente de la position et des mouvements des différentes parties du corps) de l’enfant. Cette tendance est arrivée en force au Liban dans quelques garderies où le tarif atteint 400$ à 450$ par mois (dépendamment des horaires de garde allant jusqu’à 15h ou jusqu’à 18h00), incluant les repas et l’assurance.
Certaines crèches surfent sur la tendance bio, et facturent des sommes plus élevées aux parents désireux de prodiguer une alimentation saine à leur progéniture, pouvant atteindre 700$ par mois. Souvent, des frais d’inscription (environ 100$) sont exigés. Qui dit éducation doit considérer que celle-ci commence dès la plus petite enfance. Or, choisir une garderie n’est, certes, pas chose facile, quitte à établir un équilibre entre ses revenus et les tarifs mensuels consacrés à la garde des plus petits.

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
Gouvernement: ce que cachent les apparences

En apparence, les écueils qui retardent la formation du gouvernement sont de nature interne, liés aux demandes des uns et des autres concernant le nombre de ministres et la répartition des portefeuilles. Le président de la République, Michel Aoun, et le Courant patriotique libre (CPL) exigent au moins 11 ministres, ce qui leur permettra d’assurer le tiers de blocage au gouvernement. Il s’agit pour eux de restaurer, d’une manière contournée, une partie des prérogatives retirées au chef de l’Etat par l’accord de Taëf, notamment la compétence de dissolution du Parlement. Les Forces libanaises (FL) réclament, pour leur part, quatre ministres dans un Cabinet de 30 membres, dont un portefeuille régalien. Une demande que la formation de Samir Geagea juge raisonnable vu le bloc de 14 députés qu’elle a obtenu aux élections législatives. Walid Joumblatt exige que les trois ministères revenant aux druzes lui soient attribués, arguant du fait que 6 des 8 députés de cette communauté appartiennent à son bloc parlementaire. Le seigneur de Moukhtara veut, en fait, retrouver le rôle de balancier qu’il affectionne tant et qu’il a perdu à la Chambre. Saad Hariri, enfin, ne souhaite pas que l’un des sièges sunnites soit octroyé à une personnalité proche du 8-mars ayant, de surcroît, des ambitions de devenir Premier ministre.Cependant, la réalité est que les conditions posées par les différents acteurs cachent des enjeux bien plus importants que le nombre de ministres et la nature des portefeuilles attribués à tel ou tel parti. En effet, la formation de ce gouvernement intervient à un moment-clé de l’histoire de la région, marqué par la victoire de Bachar al-Assad et de ses alliés en Syrie, et par la décision de l’administration américaine d’essayer de mettre sur les rails l’«accord du siècle» pour un règlement du conflit israélo-palestinien, que d’autres appelleraient «la liquidation de la cause palestinienne». On comprend mieux, dès lors, que les puissances régionales et internationales se livrent à un bras de fer au Liban afin que leurs alliés respectifs conservent assez d’influence pour peser dans la balance lorsque viendra le moment des grandes décisions. La partie est cruciale, surtout pour les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, dont les amis au Liban ont perdu la majorité des deux tiers au Parlement. S’ils sont également mis en minorité au gouvernement, Washington et Riyad ne disposeront plus de leviers politiques assez efficaces pour influer sur le processus de prise de décision. Le Hezbollah et ses alliés auront alors les coudées franches pour exécuter leur agenda sur lesquels figurent des points allant de la normalisation des relations avec Damas, au renforcement des liens avec l’Iran, en passant par l’obstruction au plan de Donald Trump. Il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement traîne autant. La surprise aurait été qu’il voit le jour rapidement.


 Paul Khalifeh
   

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Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver…

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