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Nº 3098 du vendredi 1er février 2019

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Mardi, 29 Janvier 2019 14:46

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La BDL soutient la stabilité de la livre
Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a déclaré que «le conseil central de la BDL s’est réuni fin 2018 et a décidé à l’unanimité de ses membres de poursuivre la politique de stabilité de la livre quel que soit son coût». «Cette politique sert les intérêts de l’économie du pays, de son peuple, tout en préservant son pouvoir d’achat et la stabilité de l’emprunt. Le cas échéant, tous les fonds se trouvant au Liban deviendraient de l’argent chaud susceptible de quitter le pays à n’importe quel moment», a-t-il conclu.

 

216 milliards $
Les dépenses des gouvernements successifs entre 1993 et 2017 se sont élevées à plus de 216 milliards de dollars, cumulant une dette de 85 milliards de dollars à la mi-décembre 2018. Toutefois, ces gouvernements n’ont alloué que 6,8% du total des dépenses à la maintenance et l’équipement de l’infrastructure ainsi qu’à la modernisation des services publics et un tiers au paiement du service de la dette soit 77 milliards $ jusqu’à fin 2017. C’est le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) qui est en charge de la mise en œuvre des projets soit directement soit en partenariat avec les acteurs du secteur privé.


40%
Plus de 40% des Libanais ne bénéficient d’aucune couverture de soins de santé. Il est normal que ces personnes tentent de s’inscrire dans des institutions qui leur permettent de profiter de certaines des prestations offertes par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).



Les ministres d’Etat
20 milliards de livres depuis Taëf
Les ministres d’Etat ont existé avant Taëf. Le premier ministre d’Etat a été nommé par Saëb Salam, en 1956. Ce phénomène s’est amplifié après la fin de la guerre car l’approbation d’une décision importante est tributaire d’un vote favorable des trois quarts des membres du gouvernement. Mais là où le bât blesse, c’est que la rémunération d’un ministre d’Etat, qui est identique à celle d’un collègue détenant un portefeuille, s’élève à 8,625 millions de livres. Le ministre d’Etat ne dispose ni de bureau ni de cadres administratifs. Depuis Taëf, 103 ministres sans portefeuille ont coûté au Trésor près de 20 milliards de livres.

 


14,8%
Le coût des projets exécutés par le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) n’a pas dépassé 14,8 milliards de dollars entre 1993 et 2017. Le Conseil en a achevé pour 10,3 milliards dollars alors que d’autres projets, d’un coût de 4,5 milliards de dollars, sont en cours d’exécution.

 

120%
Depuis l’adoption par la Banque du Liban (BDL) de la politique de stabilité de la valeur de la livre face au dollar en 1993, le taux d’inflation a reculé d’une manière drastique mais progressive passant de 120% en 1992 à près de 5% au cours des dernières années. Il a accusé une légère hausse en 2018 en raison de l’échelle des salaires, dont le coût s’est élevé à 2 milliards de dollars.



Financement de l’Etat
Les fonds assurés en 2019

Le financement de l’Etat pour 2019 ne poserait pas de problème. Les fonds seraient seraient assurés par une souscription des banques de 34,8% des bons du Trésor contre une souscription de la Banque du Liban (BDL) à hauteur de 50,3%. Le montant des échéances de l’Etat en bons du Trésor s’élèveraient en 2019 à près de 11 800 milliards de livres, auxquels s’ajouterait un déficit du budget de plus de 9 000 milliards de livres.

 

Liliane Mokbel

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Éditorial
En route pour l’âge de pierre

Dans ses mémoires publiés en 2010, le vice-président de l’Etat des Emirats arabes unis, cheikh Mohammad Ben Rached al-Maktoum, évoque un rêve qu’il dit avoir souvent fait, celui «de voir un jour Dubaï devenir un Beyrouth». Les Libanais sont-ils conscients que leur capitale a inspiré cet homme visionnaire et ambitieux, qui a réussi à faire émerger des sables du désert un émirat au rayonnement planétaire? Un centre d’affaires qui s’est réservé une place parmi les grands, tels Hong Kong, Shanghai, Londres et New York? Un bouillon de culture qui a transposé la Sorbonne, le Louvre, et bien d’autres noms et lieux prestigieux dans la Péninsule arabique? Une cité médiatique qui a attiré les titres et les plumes les plus convoités?Quelle que soit l’opinion que l’on se fait de Dubaï aujourd’hui, force est de reconnaître que cette ville sous-peuplée, sans patrimoine, ou si peu, sans beauté sinon celle des dunes dorées, propre à toutes les cités du Golfe, est devenue l’une des destinations les plus prisées du monde. Voilà un prince qui a réussi son pari, qui a concrétisé son rêve! Certes, l’atout des pétrodollars, qui n’est pas des moindres, lui a facilité la tâche. Mais les pétrodollars, qui coulent aussi à flot en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar, n’ont pas fait bourgeonner d’autres Eldorados dans ces pays immensément riches.    Pendant que Dubaï entrait à pas sûrs dans l’avenir, Beyrouth, lui, sombrait dans les précipices du passé. Les Libanais ont réussi le tour de force de plonger leur ville dans les affres de la guerre, puis une fois la paix revenue, de reconstruire la pierre sans y insuffler l’âme qui lui donnait ce cachet unique. La gloire d’antan n’est plus qu’un vieux souvenir, la culture se raréfie, la beauté ressemble à celle d’une femme (ou d’un homme) toute refaite, la joie de vivre n’est plus qu’amertume et aigreur, la satisfaction apportée par le travail plus qu’un dur et insupportable labeur. Avec une insouciance couplée à une affligeante ignorance et une criminelle irresponsabilité, les Libanais, peuple et dirigeants, ont perdu un à un les atouts qui faisaient de leur capitale le phare de la région. Fut un jour où Beyrouth était l’université, la maison d’édition, la cité médiatique, du monde arabe, une oasis de liberté pour les opprimés et les oppressés, un havre de tolérance. Il n’est plus qu’une ville sévère et peu hospitalière de par la cherté de la vie et l’absence des services les plus élémentaires. A vouloir cloner bêtement l’émirat du désert, les Libanais ont perdu ce qui faisait la gloire et la beauté de leur ville, sans pour autant gagner les atouts qui font la force de Dubaï. Beyrouth s’enfonce dans le passé. A ce rythme, et si rien n’est fait pour stopper la chute, l’âge de pierre n’est plus très loin.


 Paul Khalifeh
   

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