L’immobilier de luxe à Londres. Déclin des prix dans quatre marchés-clé
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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

L’immobilier de luxe à Londres. Déclin des prix dans quatre marchés-clé

 
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Quatre marchés-clé – Riyad,  Doha, Abou Dhabi, Londres – pour les investisseurs du CCG ont enregistré un déclin des prix de l’immobilier de luxe. Londres figure historiquement parmi les marchés immobiliers les plus attractifs pour l’acquisition de biens-fonds par les ressortissants du Golfe. Les Qataris et les Saoudiens investissaient des centaines de millions de dollars dans l’immobilier haut de gamme, à MayFair, Knightsbridge et Belgravia. Les prix des meilleurs emplacements des logements résidentiels à Londres ont régressé de 4% sur un an en 2016, ceux d’Abou Dhabi de 1,5%, et ceux de Doha de 0,5%. Le recul des prix du pétrole et l’incertitude économique mondiale ont affecté l’appétit des investisseurs. Pendant ce temps, le renforcement de la valeur du dollar a impacté leur pouvoir d’achat. Toutefois, l’immobilier de luxe aux EAU affiche de belles performances, laissant les agents immobiliers optimistes.

Souscriptions internationales aux obligations d’Oman
Le gouvernement omanais a pu prendre du souffle après avoir vendu 5 milliards de dollars d’eurobonds sur les marchés internationaux afin de couvrir son déficit budgétaire. La souscription aux obligations prévues dans le plan d’emprunt du sultanat pour 2017 a eu lieu lors d’une seule opération d’émission. Les délais des échéances des eurobonds souscrits ont été de 5, 10 et 30 ans et ont rapporté le double en valeur de ce que le sultanat s’attendait. Les carnets de demandes relatifs à l’émission ont totalisé 20 milliards de dollars, poussant certains banquiers à considérer que le sultanat peut compter sur une forte demande internationale.
A moins que le gouvernement ne dépense plus que prévu, Oman ne devrait pas avoir à recourir une nouvelle fois aux marchés financiers internationaux en 2017. En choisissant d’augmenter sa dette extérieure, son emprunt domestique pourrait se réduire, laissant planer des menaces sur l’économie nationale.

Abou Dhabi
Nouveau fonds souverain

Une société financière appartenant à l’émirat d’Abou Dhabi ayant pour raison sociale Mubadala Investment Co. serait opérationnelle à partir de mai prochain. Elle a vu le jour grâce à une fusion entre deux des plus grands fonds de l’émirat, Mubadala Development Co. et International Petroleum Investment Co. Cette dernière détient des actions dans l’industrie de l’énergie ainsi que dans d’autres secteurs à Abou Dhabi et à l’étranger. La nouvelle entité aiderait à la diversification de l’économie de l’émirat, loin du secteur pétrolier, à travers des investissements stratégiques à Abou Dhabi et à un niveau international. La valeur des actifs de Mubadala Investment Co. s’élèverait à 125 milliards de dollars, ce qui la classe à la 14ème position en termes de plus large fond souverain, selon les données du Sovereign Wealth Fund Institute. Le nouveau fonds disposera de quatre plateformes d’investissement.


Production Iranienne de chair d’esturgeon
Le vice-ministre iranien de l’Agri-culture et chef de l’Organisation iranienne de  la pêche, Hassan Salehi, a souligné qu’il n’y pas eu de caviar d’élevage ces dernières années mais que de bonnes mesures ont été prises pour produire 1,5 tonnes de caviar et plus de 600 tonnes de chair d’esturgeon. Les prévisions de production pour l’année en cours avoisinent les 3 tonnes pour le caviar d’élevage et 1 000 tonnes de chair d’esturgeon. M. Salehi a révélé que le premier cargo de caviar d’élevage a été commercialisé aux Etats-Unis en janvier dernier après une suspension de plusieurs années des exportations vers l’Amérique. A présent, un nouveau et large marché de consommation en Amérique du Nord s’ouvre pour l’Iran. Par ailleurs, le vice-ministre a mis l’accent sur le fait que 80 000 tonnes de produits de pêche, d’une valeur de 350 millions de dollars, ont été exportées en 2015, espérant que ce chiffre grimpe à 380 millions au cours de 2017. Le vice-ministre iranien a considéré que les pays européens, ceux du sud-est asiatique ainsi que les pays du littoral de la mer Caspienne, tout comme le Golfe persique sont des destinations majeures pour l’export de produits de pêche iraniens.


Prix de l’essence en Arabie saoudite
Le royaume wahhabite pourrait augmenter les prix de l’essence de 30% dès juillet. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme des plus grands pays exportateurs de pétrole dans le monde, afin d’aligner leurs prix aux niveaux du benchmark à l’international. En décembre 2015, l’Arabie saoudite avait relevé le prix de l’essence 95 de 0,6 rial/litre à 0,9 rial/litre. Malgré cette hausse, le royaume est resté parmi les pays où les prix de l’essence sont les plus bas. A présent, le gouvernement saoudien veut qu’il y ait parité d’ici 2020 entre les prix de son essence et ceux pratiqués au niveau international. Cette politique conduirait à plus d’efficience en terme de consommation d’énergie et allégerait les pressions des subventions assumées par le gouvernement. Le ministre saou-dien de l’Energie n’a pas commenté le pourcentage de majoration et la date d’entrée en vigueur de la décision. Des analystes ont indiqué que le royaume suivrait probablement la politique menée par les Emirats arabes unis, en indexant ses prix de l’essence sur ceux des marchés internationaux.  

Arabie saoudite
Faible croissance des crédits

La croissance annuelle des crédits bancaires accordés par les banques saoudiennes a atteint son plus faible niveau en janvier dernier, depuis près de sept ans. Un indicatif de la faible demande des entreprises mais en même temps d’une amélioration de la liquidité dans l’économie. Ainsi, les crédits bancaires destinés au secteur privé ont augmenté de 1,8% en janvier 2017 contre une hausse de 2,4% en décembre 2016.

 

 

 


Qatar
Le tourisme, 5,2% du PIB

Selon l’Autorité du tourisme du Qatar, le secteur devrait représenter 5,2% du PIB au cours des prochaines années et générer 98 000 emplois avec une offre hôtelière comprenant 6 300 chambres. Le Qatar planifie d’investir la somme de 45 milliards de dollars d’ici à 2030 dans le développement de la stratégie nationale du tourisme. Cette somme inclut les 2,3 milliards $, réservés aux installations du Mondial de Football de 2022.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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