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Nº 3064 du vendredi 29 juillet 2016

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Magazine
Mensuel d’actualité économique, politique et lifestyle, Magazine est diffusé à 16000 exemplaires. Il est disponible sur tout le territoire libanais et, par voie d’abonnements, en France, au Canada et dans d’autres pays francophones. Vous y retrouverez, tous les premiers vendredis du mois, des enquêtes et des dossiers économiques de fond, des interviews de grands patrons, des portraits de chefs d’entreprises et d’hommes politiques qui dévoilent leurs secrets, des chiffres et des news qui apportent des éclairages sur les tendances du marché, au Liban et dans le monde.
 
Magazine
Hebdomadaire socio-politique d’informations locales, Magazine est diffusé à 16.000 exemplaires par semaine. Il est disponible sur tout le territoire libanais et, par voie d'abonnements, en France, au Canada et dans d'autres pays francophones. Reportages, interviews, dossiers, enquêtes, presse étrangère et guide. Vous retrouverez, chaque vendredi tout ce qui fait l’actualité politique, économique, sociale, culturelle et sportive.
 
Ousbou Al Arabi
Hebdomadaire socio-politique en langue arabe, diffusé à 40.000 exemplaires, Ousbou Al Arabi a réussi à répondre aux attentes des lecteurs arabes grâce à son objectivité et son indépendance.
En 2014, l’hebdomadaire Ousbou Al Arabi s’est converti en quotidien sur le net, mettant fin à l’édition papier, vous donnant rendez-vous tous les jours avec l’actualité politique et économique du monde arabe. Sans oublier les rubriques sociales, culturelles, sportives, artistiques… et les articles portant sur la santé et la technologie.
Femme Magazine
Mensuel féminin francophone à pénétration importante au Liban et diffusé à 20.000 exemplaires par voie d’abonnements en France et dans certains pays francophones. Femme Magazine propose un regard frais et perçant sur la société libanaise et aborde les sujets tabous.Vous y trouverez tout sur la beauté, la mode, la santé, la forme, l’éducation, les activités culturelles et artistiques, la décoration, l’évasion et les mondanités,
Al Mar’a Magazine
Mensuel féminin de langue arabe, Al Mar'a est diffusé à 20.000 exemplaires.Il traite de tous les sujets qui intéressent la femme libanaise, active, au foyer, célibataire… Vous y trouverez les rubriques: mode, beauté, décoration, reportages, enquêtes sociales, santé, cuisine, multimédia, évasion, guide et les mondanités. Au fil de nos pages, vous découvrirez tous les ingrédients qui facilitent votre vie au quotidien mais qui nourrissent aussi vos rêves et vos ambitions.
Déco Magazine
Une revue trimestrielle qui allie l’architecture à la décoration et se veut une publication de référence, d’information et d’orientation. Diffusée à 14.000 exemplaires, Déco s’adresse aussi bien aux professionnels qu’au grand public. Déco est produit en collaboration avec “Maison Française” (Socpresse). Vous y trouverez toutes les composantes de l’art de vivre, allant du design aux dernières tendances en décoration et jusqu'à la construction...

Éditorial
La terreur dans tous ses états

L’horreur n’a peut-être pas encore atteint son paroxysme. La France, apparemment cible privilégiée du terrorisme, n’a pas fini de payer un tribut que lui impose Daech. Un prêtre de 84 ans est égorgé alors qu’il célébrait la messe dans l’église d’une petite ville près de Rouen. L’un des assassins n’était pas inconnu des services antiterroristes français. Ce drame, s’il en fallait encore un, renforce la fragilité de la planète menacée par les attentats terroristes qui pèsent sur toutes les régions.Les dirigeants libanais, toutes fonctions et toutes communautés confondues, continuent à fermer volontairement les yeux et les oreilles et à refuser, sinon par quelques déclarations carrément anodines, de se sentir pris dans la tourmente planétaire. Dans leur vie quotidienne, les citoyens sont quasiment oubliés. Ils ressentent les dangers qui les guettent et leur impuissance à y faire face, alors que dans les hautes sphères d’une République privée de tête, ce ne sont que les Affaires avec un A majuscule qui prennent le dessus. Certains parmi ceux qui ont la charge de notre bien-être continuent à vivre dans le déni de leurs responsabilités et notamment dans celui des dangers que font courir au pays l’Etat islamique, Daech et consorts. Ces convertis à un radicalisme qui prétend sauver le monde en éliminant les «mauvaises graines» font un nombre incalculable de victimes, chez les enfants, les femmes, les hommes et s’en prennent maintenant aux religieux. Ils n’ont rien de véritables guerriers, mais sévissent dans des pays bien mieux structurés que le Liban d’aujourd’hui.Le Premier ministre, représentant le chef d’un Etat «fantôme» qui, de mois en mois, se fait oublier, participe à tous les sommets arabes ou internationaux. Il n’en recueille certes pas grand-chose mais rappelle au moins, l’espace de quelques jours, l’existence du Liban. Un pays qui semble avoir été rayé des agendas internationaux. Il peine toutefois à se faire accompagner par des membres de son gouvernement qui, sans être tenus d’intervenir directement dans les débats, craignent que leur seule présence soit une approbation des conclusions qui ne plaisent pas à leurs alliés et à leurs visions présentes et futures.Pour sa 27e session, qui s’est ouverte en tout début de semaine en Mauritanie, la Ligue arabe ne manque pas de sujets dont l’importance n’échappe à aucun pays arabe: la lutte contre le terrorisme, les crises politiques qui secouent le monde, et le Moyen-Orient en particulier, requièrent une coordination pour la sécurité et la stabilité des pays de la région. Des sujets sur lesquels, de toute évidence, les décisions sont critiques. Les raisons de l’absence de ministres aux côtés du chef du gouvernement au sommet sont claires. Mais quelle place aura le Liban dans tous ces débats et quels bénéfices en récoltera-t-il? Les expériences passées et actuelles prouvent que le Liban n’est plus inscrit sur les calendriers des grandes nations.Le président Tammam Salam a hérité d’un Etat en décrépitude. Le courant électrique sur l’ensemble du Liban, déjà rationné mais au moins programmé, réserve sans cesse des coupures-surprises. L’eau est polluée et le ministre de la Santé publique s’emploie à faire des annonces quasi quotidiennes mettant en garde contre de nombreux produits alimentaires jusqu’au blé, nourriture quotidienne de tous et parfois exclusive pour une classe sociale très peu, sinon jamais, prise en considération et dont le pain est l’aliment essentiel, pour ne pas dire parfois unique.Si les ministres lancent des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir, les citoyens n’y croient plus. L’augmentation des salaires des fonctionnaires, annoncée pour le mois prochain, les soins de santé gratuits pour les personnes de plus de 64 ans… et peut-être d’autres gracieusetés de ce genre qui auraient pu réjouir les bénéficiaires, si tant est que les caisses de l’Etat, vidées depuis belle lurette, le permettaient encore.On entend rarement parler encore d’une inspection centrale, pourtant jadis très active, ni de fonctionnaires déférés devant la Cour des comptes ou devant les juges spécialisés, et encore moins devant le Conseil de discipline. Tout cela appartient au passé. Et où sont les Libanais, de différentes générations, qui ont réussi à libérer le pays de tous les mandats étrangers pour, hélas, retomber chaque fois sous la houlette d’un autre occupant tout aussi étranger? L’avenir le dira. 



 Mouna Béchara
   
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