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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

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Magazine
Mensuel d’actualité économique, politique et lifestyle, Magazine est diffusé à 16000 exemplaires. Il est disponible sur tout le territoire libanais et, par voie d’abonnements, en France, au Canada et dans d’autres pays francophones. Vous y retrouverez, tous les premiers vendredis du mois, des enquêtes et des dossiers économiques de fond, des interviews de grands patrons, des portraits de chefs d’entreprises et d’hommes politiques qui dévoilent leurs secrets, des chiffres et des news qui apportent des éclairages sur les tendances du marché, au Liban et dans le monde.
 
Magazine
Hebdomadaire socio-politique d’informations locales, Magazine est diffusé à 16.000 exemplaires par semaine. Il est disponible sur tout le territoire libanais et, par voie d'abonnements, en France, au Canada et dans d'autres pays francophones. Reportages, interviews, dossiers, enquêtes, presse étrangère et guide. Vous retrouverez, chaque vendredi tout ce qui fait l’actualité politique, économique, sociale, culturelle et sportive.
 

Ousbou Al Arabi
Hebdomadaire socio-politique en langue arabe, diffusé à 40.000 exemplaires, Ousbou Al Arabi a réussi à répondre aux attentes des lecteurs arabes grâce à son objectivité et son indépendance.
En 2014, l’hebdomadaire Ousbou Al Arabi s’est converti en quotidien sur le net, mettant fin à l’édition papier, vous donnant rendez-vous tous les jours avec l’actualité politique et économique du monde arabe. Sans oublier les rubriques sociales, culturelles, sportives, artistiques… et les articles portant sur la santé et la technologie.

Femme Magazine
Mensuel féminin francophone à pénétration importante au Liban et diffusé à 20.000 exemplaires par voie d’abonnements en France et dans certains pays francophones. Femme Magazine propose un regard frais et perçant sur la société libanaise et aborde les sujets tabous.Vous y trouverez tout sur la beauté, la mode, la santé, la forme, l’éducation, les activités culturelles et artistiques, la décoration, l’évasion et les mondanités,
Al Mar’a Magazine
Mensuel féminin de langue arabe, Al Mar'a est diffusé à 20.000 exemplaires.Il traite de tous les sujets qui intéressent la femme libanaise, active, au foyer, célibataire… Vous y trouverez les rubriques: mode, beauté, décoration, reportages, enquêtes sociales, santé, cuisine, multimédia, évasion, guide et les mondanités. Au fil de nos pages, vous découvrirez tous les ingrédients qui facilitent votre vie au quotidien mais qui nourrissent aussi vos rêves et vos ambitions.
Déco Magazine
Une revue trimestrielle qui allie l’architecture à la décoration et se veut une publication de référence, d’information et d’orientation. Diffusée à 14.000 exemplaires, Déco s’adresse aussi bien aux professionnels qu’au grand public. Déco est produit en collaboration avec “Maison Française” (Socpresse). Vous y trouverez toutes les composantes de l’art de vivre, allant du design aux dernières tendances en décoration et jusqu'à la construction...

Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

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