Megève. Le luxe discret au sommet
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Nº 3099 du vendredi 1er mars 2019

Megève. Le luxe discret au sommet

 
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    Megève. Le luxe discret au sommet
    Embarquement pour une expérience unique à destination des cimes majestueuses, des grands espaces et des paysages à couper le souffle, sur les ailes d’Air France via Genève avec une escale...
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Embarquement pour une expérience unique à destination des cimes majestueuses, des grands espaces et des paysages à couper le souffle, sur les ailes d’Air France via Genève avec une escale rapide à Paris. Face au Mont-Blanc, Megève, la station vibrante, décline un art de vivre  dynamique où l’authenticité et le raffinement se renouvellent tous les jours.
 

L’histoire de la station débute en 1916, lorsque la baronne Noémie de Rothschild tombe amoureuse de ce petit bourg agricole dont les habitants vivent au rythme des saisons avec leurs bêtes dans des fermes en bois et pierres. Elle décide alors d’y implanter une station de ski... Depuis la station ne cesse d’innover, veillant à préserver son patrimoine savoyard. Megève fait partie du domaine Évasion Mont-Blanc qui regroupe Les stations de Saint Gervais, Saint Nicolas de Véroce, les Contaminés, Combloux, Cordon et la Giettaz.

UNE STATION POUR TOUTES LES SAISONS. On ne risque pas de s’ennuyer à Megève. En hiver, skieur acharné ou amateur de pentes douces, chacun à la liberté de laisser ses envies s’exprimer. Les freestylers ne sont pas en reste avec les snowpacks, airbags et autres structures. La station offre, par ailleurs, diverses possibilités pour dévaler les pentes sans avoir à chausser des skis. La saison dernière, elle s’est dotée de la piste de luge la plus longue de Haute-Savoie, avec des bouées sur neige, des toboggans géants, des tyroliennes... Petits et et grands ont de quoi vivre des moments sensationnels!
Le plus grand complexe de loisirs indoor des Alpes, le Palais, situé au cœur de Megève, s’étend sur 1 000 m2. Il n’a cessé, depuis son inauguration en 1969, de se moderniser, de s’étoffer: courts de tennis, gymnase, salle d’escalade XXL, médiathèque, auditorium... Balnéothérapie et Spa des sports, ainsi qu’une zone aqualudique extérieure y ont été ajoutés, permettant de combiner bienfaits aquatiques et sport détente.
À la belle saison, à Megève, le bonheur est dans la nature, riche d’une flore à la diversité remarquable. Les activités proposées ne manquent pas! Dès l’arrivée du printemps, un vent nouveau souffle sur la station, le Festival international de Jazz de Megève qui en est à sa 4ème edition, prend place. Cette année, il se déroule du 28 au 30 mars  et accueille Kimberose, Thomas Dutronc et Dee Dee Bridgewater. Musiciens et artistes font vibrer le village jusqu’au sommet des pistes. En été, du 15 au 21 juillet, rendez-vous est pris avec le Jumping International, un événement attendu par les cavaliers les plus prestigieux du monde. Et ce n’est pas tout!
Quand le beau temps s’installe, les moments privilégiés passent par la découverte des 150 km de randonnée balisés, des rivières, des petits coins de paradis faits de sous-bois et de forêts d’épicéas, par une balade à vélo à assistance électrique dans des sentiers charmants, procurant une sensation d’évasion à nulle autre pareille. Une invitation à goûter au plaisir de l’effort modéré ou plus intense que chaque cycliste gère à sa guise. Faire le plein d’oxygène au cœur de la montagne, c’est la sérénité retrouvée.

LA MONTAGNE VUE D’EN HAUT. Une formidable sensation d’ivresse envahit le passager lorsque, installé dans un avion monomoteur avec verrière panoramique non teintée, il survole le Massif du Mont Blanc. La nature dans son immensité, dans son silence, semble si proche et si lointaine...L’impressionnant paysage lunaire capté par l’appareil photo reste à jamais gravé dans la mémoire.
Envie d’une vision différente de Megève? Le parapente est une option, il permet de longer en douceur les reliefs, alors que la montgolfière s’élève doucement pour révéler un panorama unique sur les Alpes. Ces  activités sont disponibles tout au long de l’année, à condition que la météo soit favorable.

BIEN-ÊTRE, CULTURE ET GASTRONOMIE. C’est grâce à son histoire et son héritage agricole que Megève est l’une des plus brillantes ambassadrices de la gastronomie de montagne. Les 45 fermes et producteurs locaux donnent le ton d’un village qui cherche l’excellence des produits et qui attire des générations de jeunes chefs talentueux et innovants. Ses 89 restaurants dont 3 tables étoilées au guide Michelin offrent un éventail de saveurs qui font fondre les papilles.
Au chapitre patrimoine, le village recèle plusieurs fermes et chalets, églises, musées... Le site du Calvaire, à titre d’exemple, est un lieu de mémoire qui accueille 15 chapelles et oratoires où l’on peut admirer de nombreuses statues en bois peint, des fresques et trompe-l’œil... Les galeries d’art proposent une palette variée d’artistes contemporains ou autres pour tous les goûts.
Pour se ressourcer, se faire du bien dans un environnement où tout est conçu pour offrir la meilleure des relaxations, la station constitue une excellente adresse. Marbre blanc, piscine de granit ou bain à remous en plein air, on se sent transporté dans un voyage sensoriel aux mille vertus. À expérimenter au Spa Espace Bien-être & Soins Le Palais, Au Spa Pure Altitude Les Fermes de Marie, le Spa By Sothys- Hôtel Alpaga, le Spa du M de Megève...

UNE HISTOIRE DE FAMILLES. Les Rothschild, dont le nom est intimement lié à Megève depuis les années 1920, ont développé de génération en génération plusieurs établissements. Le Domaine du Mont d’Arbois qui a vu naître les premières remontées mécaniques, le 1er golf et l’altiport, continue de cultiver un art de vivre haut-de-gamme. C’est dans cette optique que les Chalets du Mont d’Arbois ont été rénovés dans le respect de leur ADN et de leur âme montagnarde, alors que le Four Seasons Hotel de Megève, qui appartient aussi à la famille, affiche un design ultramoderne.
En déambulant sur la place animée du village, les vitrines branchées des marques de luxe emblématiques attirent le regard et font rêver. C’est ici que trône la maison Aallard depuis 1926, une famille intimement liée à Megève et dont la saga se perpétue depuis trois générations. C’est là qu’Armand créa le célèbre fuseau en 1930. La qualité et le raffinement des tenues composent l’ADN de la maison à la réputation reconnue dans le monde entier, mais ne sont disponibles que dans l’unique boutique de Megève.
Portée par une volonté de proposer des établissements intimistes et authentiques, désireuse d’y insuffler une âme, la famille Sibuet (Jocelyne et Jean-Louis) s’aventure avec audace dans un petit hôtel de charme à Megève qu’elle ennoblit. En 1989, ils posent la première pierre des Fermes de Marie, devenu un lieu emblématique de l’art de vivre à la montagne avant de redonner à l’hôtel Mont-Blanc ses lettres de noblesse en 1994. Deux ans plus tard, les Sibuet font du Lodge Park le repaire chic tendance trappeur de la station alpine. La saga continue de s’écrire avec passion par la 2ème génération, Marie et Nicolas, les nouveaux co-directeurs.
À Megève, il y a comme de la magie dans l’air. La majesté des paysages, le temps qui semble suspendu à mille lieues du brouhaha des villes, la douceur de cette osmose avec la nature dans ce qu’elle a de plus noble, apportent un apaisement où le corps et l’esprit retrouvent une parfaite harmonie.

 

En chiffres

235 pistes soit 400 km.

108 remontées mécaniques.
 
25 calèches emblématiques traîneaux.

40 000 lits.

32 hôtels dont 9 hôtels 5 étoiles.
 
3 500 survols du Mont-Blanc.

100 000 descentes en luge/ 4 saisons.

Ghada Baraghid

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Éditorial
Comparer le comparable

Le retour des réfugiés syriens dans leur pays est une vraie bataille dans l’intérêt du Liban et une fausse cause pour ceux qui, au nom de diverses considérations, tentent d’en discuter les modalités et les conditions, au risque d’en entraver ou d’en retarder le processus. La balance penche résolument du côté des facteurs qui plaident pour un retour sans délai des réfugiés. L’argument qui vient le plus naturellement à l’esprit est que le cas des déplacés syriens risque de connaître le même sort que la présence palestinienne, qui dure «provisoirement» depuis 1948. Les défenseurs zélés des réfugiés affirment qu’il ne faut pas «comparer» deux situations qui ont des commencements et des cheminements différents et qui n’auront pas forcément le même dénouement. Ceux-là et celles-là semblent oublier que la comparaison a de tout temps été l’outil le plus important de l’homme, celui qui lui permet de créer des repères pour évaluer une situation présente afin d’imaginer des solutions ou une conduite à adopter. C’est la comparaison avec des situations antérieures qui permet d’établir une échelle de valeur pour en tirer une grille de lecture. L’homme «compare» tout et depuis toujours. Lorsqu’il admire une œuvre d’art, il le fait par rapport à d’autres toiles ou sculptures qu’il connaît déjà. Quand il savoure un mets, il ne peut s’empêcher de le «comparer» à d’autres cuisines. En se plongeant dans un nouveau livre, il l’évalue par rapport à une lecture précédente ou aux auteurs avec lesquels il est familier, quelle que soit l’opinion qu’il peut en avoir. Lorsqu’il dit avoir rencontré l’amour de sa vie, il le fait en fonction de toutes les relations amoureuses qu’il a pu avoir dans le passé.La comparaison est l’outil le plus légitime, le plus efficace, y compris et surtout dans le cas des réfugiés syriens. Le risque qu’ils restent au Liban est sérieux. Les études des Nations unies montrent que 35% des déplacés restent dans les pays d’accueil et que la durée moyenne d’un exil est de 17 ans. On n’oserait pas imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur la démographie, le tissu social et l’économie.Le redressement économique passe inéluctablement par le retour des réfugiés syriens chez eux. L’infrastructure du Liban, sa production d’électricité, déjà déficitaire, l’ensemble de ses services publics, son territoire exigu, sa composition démographique délicate, ne peuvent plus supporter la présence sur son sol d’une population qui représente le quart de ses habitants.Ceux qui adhèrent aux arguments de la communauté internationale pour refuser le retour des réfugiés avant une solution politique en Syrie servent, consciemment ou inconsciemment, des agendas politiques desquels le Liban n’a rien à tirer. L’objectif des puissances occidentales et de leurs alliés régionaux est de garder les 5 millions de réfugiés syriens en réserve, dans l’espoir de peser sur le résultat de l’élection présidentielle en Syrie, en 2021. Il est inadmissible de lier le sort de notre pays à ces enjeux géopolitiques qui le dépassent. La priorité, pour le Liban, est qu’ils rentrent chez eux dignement, dans les régions pacifiées. Que les Nations unies et les faux objecteurs de conscience leur fournissent l’aide sur place.


 Paul Khalifeh
   
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