Quels remèdes pour les verrues?
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Nº 3093 du vendredi 7 septembre 2018

Quels remèdes pour les verrues?

 
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    Excroissances cutanées touchant une personne sur 4 (les enfants et les patients immunodéprimés surtout), les verrues sont inoffensives, mais inesthétiques et provoquent un certain inconfort. Les remèdes sont multiples. Lesquels...
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Excroissances cutanées touchant une personne sur 4 (les enfants et les patients immunodéprimés surtout), les verrues sont inoffensives, mais inesthétiques et provoquent un certain inconfort. Les remèdes sont multiples. Lesquels sont les plus efficaces?

Il suffit d’un simple contact direct (de peau à peau) avec une personne porteuse de verrues pour que le virus soit transmis d’un individu à l’autre. Plus encore, certains milieux peuvent favoriser le développement de ces «papillomes viraux» (VPH – virus papillome humain) et la contamination. Il s’agit notamment des douches collectives, du sol des vestiaires des salles de sport ou des piscines, des saunas, etc. Bénignes (non cancéreuses), les verrues apparaissent, dans la plupart des cas, sur les doigts, près des ongles, sur les mains, sur les pieds voire sur le visage. Elles sont souvent de la même couleur que la peau et sont rugueuses. Elles peuvent toutefois, dans certains cas, être foncées (marron ou gris-noir), plates et lisses. A noter que des  types particuliers de VPH peuvent engendrer l’apparition de verrues dans la région génitale.

Ne pas gratter
Il est impératif d’abord de noter qu’il ne faut surtout pas retirer ou gratter la corne de la lésion. Des risques de saignement et d’augmentation de l’infection pourraient alors survenir et entraîner des complications encore plus graves. La disparition naturelle de certaines verrues peut être espérée, mais il revient au médecin traitant, généralement un dermatologue, d’en juger. Plusieurs facteurs déterminent ainsi la nature du traitement: la localisation de la verrue, son stade de développement, sa sévérité, l’âge du patient. Il n’en demeure pas moins que détruire la verrue n’implique pas nécessairement la garantie que le virus est complètement éliminé du corps. Des cas de récidive peuvent se manifester. Les méthodes de traitement varient donc et sont principalement au nombre de quatre:
● Le curetage chirurgical: on retire la verrue à l’aide d’une curette. Cette technique concerne surtout les lésions volumineuses. Une cicatrice risque d’apparaître à la suite d’une telle intervention qui est généralement suivie d’un autre traitement.
● La cryothérapie ou la congélation (traitement à froid): c’est la méthode de traitement la plus commune. Le médecin traitant applique de l’azote liquide (généralement à l’aide d’un coton-tige ou par pulvérisation) sur la verrue, ce qui permet de la geler. Plusieurs séances sont nécessaires pour s’en débarrasser.
● Le laser à gaz carbonique: un rayon laser est axé sur la verrue pour la détruire complètement. Dans bon nombre de cas, on retrouve des cicatrices au niveau de la lésion, raison pour laquelle il s’agit d’une méthode relativement exclusive pour l’éradication des verrues plantaires.
● Les traitements chimiques: ils sont à base de kératolytiques et renferment des concentrations d’acide salicylique associé ou non à d’autres acides allant de 10 à 60%. Ce type de traitement vise à éliminer la couche superficielle de la peau et donc agit en «décapant» la verrue ciblée.
Prévention. Des mesures préventives peuvent en outre être prises pour éviter la contagion ou l’atteinte:
● Ne jamais toucher ou gratter les verrues d’une personne atteinte du virus.
● Éviter d’utiliser les serviettes, chaussures, chaussettes, gants de toilettes, etc. d’autrui.    
● Éviter de marcher pieds nus dans des lieux publics (piscines, vestiaires, salles de sport, douches publiques, etc.).
● Utiliser ses propres ustensiles pour toute séance de manucure et/ou pédicure.
● Bien se sécher les pieds après une douche ou un bain (que ce soit à la maison ou dans un lieu collectif).

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
Diplomatie à la hussarde

Gebran Bassil a parfaitement raison de mettre en garde dans les termes les plus directs des dangers qui se cachent derrière l’«accord du siècle» proposé par Donald Trump pour en finir une fois pour toute avec le conflit israélo-arabe. Proposer n’est d’ailleurs pas le verbe adéquat. Le président américain veut imposer sa vision aux Palestiniens en usant de pressions, d’intimidations, de sanctions économiques et autres mesures coercitives, avec l’accord ou le silence complice de pays arabes.La décision de Washington de ne plus participer au financement de l’UNRWA est un nouveau jalon posé sur la voie de ce plan. Le transfert, en mai dernier, de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem en était un autre. Ces mesures viennent compléter la loi sur l’Etat-Nation juif, votée par la Knesset le 19 juillet, qui enlève la dernière feuille de vigne de la «seule démocratie du Proche-Orient», où les Arabes, chrétiens et musulmans, ne pourront plus prétendre aux mêmes droits que les juifs.Pour faire avaler ce cocktail nauséabond aux Palestiniens, Trump use d’une diplomatie à la hussarde. Il a déjà suspendu une grande partie de l’aide financière octroyée à l’Autorité palestinienne. La fin du financement de l’UNRWA était prévisible, car le plan américain enterre le droit au retour des 5 millions de réfugiés palestiniens des territoires de 1948 et de leur descendance, installés au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Cisjordanie et à Gaza.Le ministre des Affaires étrangères s’interroge, dans un tweet émis dimanche 2 septembre, sur «ce que cache l’accord du siècle». «Transfert (de population), exode, implantation etc…?». Ses craintes sont confirmées par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a révélé, le jour même, que le plan américain consistait en une Confédération jordano-palestinienne. Cette nouvelle entité serait donc appelée à accueillir les Arabes toujours installés en Israël, afin que le caractère juif de l’Etat puisse être consacré.L’énormité de ce que propose Donald Trump n’a d’équivalent que le silence complice des dirigeants arabes. Le plan américain est purement et simplement un remodelage géographique et démographique du Proche-Orient, avec ce que cela implique comme nouvelles complications.Le Liban ne saurait être à l’abri de ce séisme annoncé. Et une fois de plus, une partie de la classe politique montre qu’elle n’est pas à la hauteur des défis qui se profilent à l’horizon. Sinon, comment expliquer l’absence de réaction face à ce qui est en train de se mettre en place? Au lieu de décréter l’état d’urgence politique pour examiner les moyens de mettre le pays à l’abri de ce qui se prépare, ils traînent les pieds dans l’affaire du retour des déplacés syriens, un autre dossier encore plus dangereux que celui des réfugiés palestiniens. En prenant leur temps dans la formation du gouvernement, ils rendent le Liban encore plus vulnérable.Face à ces comportements douteux, nous sommes en droit de nous demander si une partie de la classe politique ne voit pas dans le plan de Trump et ses implications l’occasion rêvée de modifier les rapports de force internes.


 Paul Khalifeh
   

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