Gastro-entérite. Attention aux complications!
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Nº 3098 du vendredi 1er février 2019

Gastro-entérite. Attention aux complications!

 
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    Conditions défavorables, pollution des eaux, contamination des aliments... Tant de facteurs qui font du Liban un pays favorable à l’expansion de la gastro-entérite parmi la population.   Infection du tractus digestif (ensemble...
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Conditions défavorables, pollution des eaux, contamination des aliments... Tant de facteurs qui font du Liban un pays favorable à l’expansion de la gastro-entérite parmi la population.

 

Infection du tractus digestif (ensemble d’organes qui constituent l’appareil digestif), la gastro-entérite est caractérisée par une diarrhée aigüe, d’apparition brutale, dans un contexte généralement épidémique. Elle est, la plupart du temps, d’origine virale, comme le précise le Dr Khalil Honein, gastro-entérologue et chef de service à l’Hôtel-Dieu de France. «Nous n’avons pas exactement de données au Liban pour parler de l’incidence. Toutefois, il s’agit d’une maladie fréquente dans notre pays, puisqu’elle est favorisée par des conditions hygiéno-diététiques et sanitaires défavorables, avec la pollution des eaux, la contamination des aliments, etc.», indique le médecin.

Gastro et intoxication alimentaire
Dans la majorité des cas, la gastro-entérite est donc d’origine virale. L’individu est «frappé» par des micro-organismes issus d’une mauvaise hygiène de vie, d’une consommation d’aliments contaminés ou souillés, d’endémies ou d’épidémies virales. C’est une maladie à évolution limitée. Elle est contagieuse, s’il y a une épidémie. La transmission se fait par l’intermédiaire de mains souillées ou d’aliments qui n’ont pas été bien lavés, mais aussi par une simple propagation du virus d’une personne à l’autre, dans le cas d’une épidémie. Par contre, lorsqu’il s’agit d’intoxications bactériennes, les bactéries, les virus et rarement les parasites en sont la cause. Les symptômes sont les mêmes pour les deux maladies: diarrhée aigüe, nausées, vomissements, douleurs abdominales, syndrome pseudo-grippal avec des céphalées, pharyngite ou douleurs musculaires. Si la diarrhée est de cause bactérienne (intoxication alimentaire), d’autres symptômes comme du sang ou des glaires dans les selles et de la fièvre, peuvent apparaître. Comment faire la distinction? L’intoxication alimentaire survient dans les heures qui suivent la contamination de l’aliment suspect. La gastro-entérite, elle, survient un à deux jours après le contact suspect avec une personne ou avec des aliments qui sont porteurs de ce virus.

Traitement et précautions
«Il faut surtout faire attention aux personnes âgées, aux individus immunodéprimés et aux nouveau-nés parce que la gastro-entérite et l’intoxication alimentaire peuvent parfois être responsables d’un syndrome de déshydratation pouvant engendrer des complications», explique le Dr Honein. Il est donc important de donner beaucoup à boire au malade et entreprendre une restriction alimentaire. «Si jamais une fièvre ou des douleurs abdominales ou du sang et des glaires dans les selles surviennent, des examens médicaux sont recommandés. De même dans le cas où la diarrhée dure plus de trois ou quatre jours», indique le gastro-entérologue. Comme la gastro-entérite est dans la majorité des cas virale et auto-résolutive, il suffit d’un traitement symptomatique avec une correction des troubles électrolytiques et hydriques (perturbations de l’équilibre électrolytes-eau*). Pour les infections virales, les antibiotiques n’ont aucune indication. Cependant, pour les intoxications alimentaires d’origine bactérienne, accompagnées de fièvre, de sang dans les selles et de douleurs abdominales, prise de sang et examen des selles sont à entreprendre. Des antibiotiques et/ou des antiseptiques seront aussi prescrits par le médecin.

* Les électrolytes étant des éléments comme le sodium, le potassium, le chlore, le calcium, le magnésium, le phosphore, etc. contenus dans l’organisme.

 

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
En route pour l’âge de pierre

Dans ses mémoires publiés en 2010, le vice-président de l’Etat des Emirats arabes unis, cheikh Mohammad Ben Rached al-Maktoum, évoque un rêve qu’il dit avoir souvent fait, celui «de voir un jour Dubaï devenir un Beyrouth». Les Libanais sont-ils conscients que leur capitale a inspiré cet homme visionnaire et ambitieux, qui a réussi à faire émerger des sables du désert un émirat au rayonnement planétaire? Un centre d’affaires qui s’est réservé une place parmi les grands, tels Hong Kong, Shanghai, Londres et New York? Un bouillon de culture qui a transposé la Sorbonne, le Louvre, et bien d’autres noms et lieux prestigieux dans la Péninsule arabique? Une cité médiatique qui a attiré les titres et les plumes les plus convoités?Quelle que soit l’opinion que l’on se fait de Dubaï aujourd’hui, force est de reconnaître que cette ville sous-peuplée, sans patrimoine, ou si peu, sans beauté sinon celle des dunes dorées, propre à toutes les cités du Golfe, est devenue l’une des destinations les plus prisées du monde. Voilà un prince qui a réussi son pari, qui a concrétisé son rêve! Certes, l’atout des pétrodollars, qui n’est pas des moindres, lui a facilité la tâche. Mais les pétrodollars, qui coulent aussi à flot en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar, n’ont pas fait bourgeonner d’autres Eldorados dans ces pays immensément riches.    Pendant que Dubaï entrait à pas sûrs dans l’avenir, Beyrouth, lui, sombrait dans les précipices du passé. Les Libanais ont réussi le tour de force de plonger leur ville dans les affres de la guerre, puis une fois la paix revenue, de reconstruire la pierre sans y insuffler l’âme qui lui donnait ce cachet unique. La gloire d’antan n’est plus qu’un vieux souvenir, la culture se raréfie, la beauté ressemble à celle d’une femme (ou d’un homme) toute refaite, la joie de vivre n’est plus qu’amertume et aigreur, la satisfaction apportée par le travail plus qu’un dur et insupportable labeur. Avec une insouciance couplée à une affligeante ignorance et une criminelle irresponsabilité, les Libanais, peuple et dirigeants, ont perdu un à un les atouts qui faisaient de leur capitale le phare de la région. Fut un jour où Beyrouth était l’université, la maison d’édition, la cité médiatique, du monde arabe, une oasis de liberté pour les opprimés et les oppressés, un havre de tolérance. Il n’est plus qu’une ville sévère et peu hospitalière de par la cherté de la vie et l’absence des services les plus élémentaires. A vouloir cloner bêtement l’émirat du désert, les Libanais ont perdu ce qui faisait la gloire et la beauté de leur ville, sans pour autant gagner les atouts qui font la force de Dubaï. Beyrouth s’enfonce dans le passé. A ce rythme, et si rien n’est fait pour stopper la chute, l’âge de pierre n’est plus très loin.


 Paul Khalifeh
   

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