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Nº 3095 du vendredi 2 novembre 2018

Société
Samedi, 03 Novembre 2018 04:21

Roads for life. L’art pour sauver des vies

«Art saves lives» est une nouvelle initiative lancée par Roads for Life, The Talal Kassem Fund for Post Accident Care, dans sa mission continue de sauver des vies et de promouvoir la sécurité routière.

A l’occasion du World Day of Remembrance for Roads Traffic Victims, qui se tient, chaque année, le troisième dimanche du mois de novembre, Roads for life met aux enchères le 18 novembre, 15 casques réalisés par des artistes de renom et un motocycle Harley-Davidson® ainsi qu’un casque conçus par le fameux designer Elie Saab. «Comment ne pas avoir l’idée d’impliquer l’art dans cette journée? Chaque casque a un titre. Chaque route a sa propre histoire. Nous souhaitons que la nôtre soit une route qui mène à la vie», confie Zeina Kassem à Magazine. Pour la présidente de l’association, le port d’un casque certifié, à l’instar de la ceinture de sécurité, peut sauver des vies.

Vente aux enchères
«L’idée d’utiliser l’art pour décorer les casques vise essentiellement à mettre en valeur les avantages de leur utilisation». Tous les secteurs de l’art ont été choisis pour contribuer à la réussite de ce projet. Les artistes qui participent à cette manifestation sont: Ashekman, Bokja, Karim Chaya, Karen Chekerdjian, Nada Debs, Hania Farrell, Gregory Gatserelia, Yazan Halwani, Bernard Khoury, Jamil Molaeb, Roger Moukarzel, Selim Mouzannar, Jean-Marc Nahas, Rana Salam et Katya Traboulsi. «Ces artistes ont voulu démontrer que l’art peut contribuer à sauver des vies. J’aimerais rendre hommage à tous ces artistes et designers qui ont mis leur talent au service de notre mission en faisant la promotion du port du casque». Chacun des 15 artistes a conçu et réalisé, dans son propre style, un casque qui sera vendu aux enchères. Ils ont donné des noms différents à ces pièces qui sont de véritables œuvres d’art. «Si on ne peut pas dissuader les gens de conduire des motocycles, nous pouvons au moins les encourager à porter un casque».
A son tour, le grand créateur Elie Saab a mis son talent et sa renommée au service de cette cause en réalisant le design d’un casque et d’une motocycle Harley-Davidson®. «La moto représente la suite logique du casque et c’est là qu’intervient le génie d’Elie Saab qui a voulu offrir sa contribution pour Roads For Life dans le but de promouvoir la sécurité routière d’une part et augmenter les chances de survie durant ce qu’on appelle la Golden period of trauma qui suit l’accident, d’autre part. C’est la raison pour laquelle Elie Saab a baptisé son œuvre Tribute to life ou Hommage à la vie». Cette motocycle ne sera révélée au public que le jour de la vente aux enchères qui aura lieu le 18 novembre.
«La vente aux enchères débutera en ligne le 8 novembre sur le site www.artscoops.com/contact us et dévoilera les 15 casques et proposera le casque et le motocycle  réalisés par Elie Saab, sans les révéler au public», souligne Zeina Kassem. Les mises seront clôturées la veille et un commissaire-priseur, qui a travaillé avec la maison Sotheby’s viendra spécialement de Londres pour mener la vente aux enchères en direct. Celle-ci commencera à partir du montant atteint à la clôture des mises en ligne. «Des personnes seront disponibles pour recevoir les appels de ceux qui, de l’étranger, aimeraient participer à la vente».

Des cours pour 1715 personnes
La vente commencera par celle des casques puis un film, portant sur le making of du motocycle, sera projeté et ensuite celui-ci sera mis aux enchères. «Tous les bénéfices de l’événement serviront à la poursuite de notre action. D’ici la fin de l’année, 1 715 personnes, que nous baptisons Angel of rescue, auront reçu les cours offerts par Roads For Life et cela grâce à notre ange à nous, Talal», conclut Zeina Kassem.

Joëlle Seif

Vendredi, 02 Novembre 2018 00:42

Horoscope

Bélier
Les planètes dansent en signe d’air, signe de l’inventivité et le relationnel, et de feu qui illustre la combativité et l'enthousiasme. La motivation et l’émulation sont au rendez-vous, parfait pour travailler en équipe. À noter, le retour de Vénus en Balance, signe opposé du Bélier sur le zodiaque, indique quelques réticences de la part de votre conjoint si jamais vous lui proposez un projet qu’il juge trop risqué.
 
Taureau
Il y a des mois avec et des mois sans, novembre est sans surprise un mois sans, mais pas de panique, ce qui vous attend n’est pas non plus d’une grande difficulté. Vous suivez votre bonhomme de chemin en pariant sur une bonne gestion pour préserver votre équilibre. Le nez dans les comptes et aussi dans le guidon avec des projets dans des délais susceptibles d’être raccourcis. Côté cœur, les bras de votre bien-aimé sont le meilleur endroit pour vous sentir à l’abri.
 
Gémeaux
L’arrivée de Mercure et surtout de Jupiter en Sagittaire, signe opposé sur le zodiaque, risque de vous déstabiliser. Les événements se précipitent, il faut agir et réagir vite. Un conseil, suivez les avis de votre entourage, vos proches sont là pour vous aider à sortir de l’impasse. Vos sentiments aussi sont chaotiques, vous alternez entre les baisers fougueux et les adieux, les larmes pleins les yeux.
 
Cancer
Jusqu’au 15 novembre, vous mettez de l’ordre dans vos dossiers et dans vos idées, de manière à pouvoir appréhender l’avenir avec sérénité et le sourire aux lèvres. À partir du 16, l’entrée de Mars en Poissons vous apporte un regain d’énergie. Vous réactualisez un ancien projet laissé en sommeil en vous promettant de le mener à son terme. Comptez sur un entourage bienveillant et aimant pour vous aider à réaliser et à exaucer votre souhait.
 
Lion
Bonne nouvelle, Mars qui séjournait en Verseau, votre rival, débarrasse le plancher à partir du 16. Ce qui signifie moins de pression au bureau et moins de tension à la maison. L'événement le plus important ce mois-ci, est l’entrée de Jupiter en Sagittaire. Jupiter étant votre planète fétiche, votre mois sera basé sur des voyages, des déplacements, du mouvement, une mutation ou un déménagement pour vivre des aventures et des expériences trépidantes.
 
Vierge
Le Soleil en Scorpion vous convainc de vanter vos mérites mais la peur de l’échec ou d’essuyer un refus vous dissuade de passer à l’action. Heureusement, un proche joue les anges gardiens et vous encourage à sauter le pas. Physiquement, surveillez vos articulations et regardez où vous mettez les pieds. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Côté cœur, quelqu’un vous manque et son absence vous pèse.
 
Balance
Octobre était un mois super, novembre sera encore mieux grâce au retour de Vénus dans votre signe. Vénus c’est l’amour, la beauté, l’harmonie, alors tout vous sourit et vous réussit sur le plan relationnel et sentimental. Votre cote de popularité ne cesse de grimper et on vous réclame de tous les côtés. Célibataire, une rencontre est attendue dans le cadre de votre travail ou dans celui de vos loisirs. En couple, on s’aime fort et ça continue encore et encore.
 
Scorpion
Bon anniversaire cher Scorpion ! Le Soleil vous éclaire mais hélas vous n’avez pas la main pour mener vos projets comme vous le souhaiteriez. Vos idées sont bonnes, tout le monde s’accorde à le dire, mais personne ne vous donne les moyens de les appliquer sur le terrain. C’est frustrant et même en amour votre chéri a du mal à vous emboîter le pas, il lambine et ça vous mine.
 
Sagittaire
C’est le signe star grâce à sa planète phare Jupiter ! Vous abordez un nouveau virage en fanfare, en route pour la gloire avec de beaux projets, des activités enrichissantes et épanouissantes à tout point de vue. Le cœur et les voyages font bon ménage, toutes les relations en liens avec l’étranger vous porte chance. Célibataire, l’amour est au bout de la route.
 
Capricorne
Tout se joue au cours des huit premiers jours du mois avec le Soleil, Jupiter et la nouvelle lune en Scorpion, les 7 et 8. Si vous avez une réponse à donner, une démarche à entreprendre ou alors un engagement à honorer, faites-le dans cet intervalle. Des petits désagréments sont à craindre entre le 9 et le 15, avant un regain d’énergie attendu le 16 avec l’arrivée de Mars en Poissons. Le moral et la forme retrouvé, vous finissez le mois au taquet.
 
Verseau
Il se passe de belles choses pour vous ce mois-ci, des rencontres aussi agréables que influentes. Une personne en particulier vous fait une proposition en or qui peut vous amener à voyager. L’amour lui aussi voyage, mais vous avez le cœur globe-trotteur. Célibataire, vous rencontrez quelqu’un qui vient de loin, à moins d’aller le chercher à l’autre bout du monde. En couple, une escapade à deux permet de se retrouver.
 
Poissons
Les eaux du Poissons sont plutôt calmes jusqu’au 15. Vous peaufinez vos projets, préciser, nuancer et ajuster vos idées, avant de les mettre en application sur le terrain. À partir du 16, l’entrée de Mars en Poissons vous donne de l’élan et donne un coup d’accélérateur à vos projets, qui rencontrent un succès rapide et inespéré. En amour, si vous hésitez à vous embarquer dans une relation, Mars vous donne un coup de pouce pour vivre cette histoire avec passion.
 

 

Loin des projecteurs, de nombreuses associations et ONG déploient de gros efforts pour alléger les souffrances des plus démunies. La tâche est titanesque, lorsque l’on sait que plus du tiers des Libanais vivent avec quatre dollars par jour et 10% avec seulement deux dollars.   

Sur la dernière décennie, la faim dans le monde a augmenté, affectant quelque 815 millions de personnes, soit 11% de la population mondiale, selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ceci sans compter les différentes formes de malnutrition qui menacent la santé de millions d’individus. Cette augmentation serait essentiellement due à la prolifération des conflits civils et aux chocs climatiques (1). En parallèle, 1,3 milliards de tonnes de nourriture sont gaspillées, équivalent au tiers de la production alimentaire globale. Ce gaspillage plus important à l’Ouest que dans les pays en développement, est colossal au Liban. Le nombre de repas récupérés par les associations et ONG qui visent à aider les plus démunis en atteste, comme par exemple les 200000 repas dont fait état la Lebanese Food Bank récupérés des mariages en 2016 durant la seule saison estivale. Pour parer à ce gaspillage et, surtout, pour essayer de lutter contre la pauvreté galopante dans le pays, des dizaines d’ONG et associations ont vu le jour ces cinq dernières années. Elles sont quelque 12 000 à s’occuper des familles nécessiteuses à travers le pays. Et cela reste insuffisant au vu des chiffres: plus d’un tiers (37,5%) de la population au Liban vit avec moins de 4$ par jour; et 10% dans l’extrême pauvreté, avec moins de 2$ par jour (2). En attendant un plan national nécessaire pour s’attaquer à une question de cette envergure et de cette nature, la société civile s’est organisée. L’aide est apolitique et aconfessionnelle comme le sont la pauvreté et la misère.

Lebanese Food Bank
En 2012, la banque alimentaire libanaise, la Lebanese Food Bank (LFB), est créée à l’image de la Banque alimentaire égyptienne, lancée en 2006, qui a contribué à réduire significativement la pauvreté en Egypte et à favoriser la réinsertion d’un nombre importants d’individus dans le tissu économique et productif. A la demande du Global Food Banking Network, la Banque égyptienne partage son expérience au Moyen-Orient: l’Arabie saoudite, l’Irak, la Syrie, le Soudan, la Mauritanie et le Liban se doteront ainsi d’une banque alimentaire. Au Liban, c’est autour de Kamal Sinno, homme d’affaires dans le commerce des jouets, que se formera le premier noyau de la Lebanese Food Bank, avec des collègues des métiers de la finance, du droit, de la logistique, etc. La banque alimentaire récupère la nourriture gaspillée auprès de restaurants et traiteurs pour les canaliser vers les ONG qui sont, elles, en contact direct avec les bénéficiaires. La pauvreté étant étendue à l’ensemble du territoire avec les pourcentages les plus élevés au Liban-Nord et dans la Bekaa, la Lebanese Food Bank ne peut répondre à tous les besoins. Une logistique bien plus importante serait nécessaire, au vu des normes de qualité et d’hygiène très strictes que l’ONG s’est fixée -elle ne dispose que de cinq camionnettes de livraison. Son activité se concentre surtout à Beyrouth et au Mont-Liban pour ce qui est des repas cuisinés. Pour pouvoir ratisser large, la LFB œuvre avec 70 associations et ONG sélectionnées qui connaissent le terrain et qui touchent environ 200 000 bénéficiaires. L’efficience de la distribution est assurée par des procédures de contrôle d’une grande précision.  
Sami Hochar, co-fondateur de l’Amicale des Restaurants du Cœur, un des partenaires de la LFB, se dit «impressionné par le travail accompli par la LFB, par sa structure et son professionnalisme». L’Amicale des Restaurants du Cœur avait été fondée au début des années 80, pour accueillir l’afflux de Libanais déplacés, fuyant la guerre et les exactions et ayant tout perdu, comme les habitants de Damour et du Sud notamment. Antoinette Kazan, assistante sociale, les recevait dans un premier temps chez elle à Sin el-Fil. Avec les dames du quartier, elles cuisinaient et leur ouvraient les portes de leurs maisons où un repas leur était servi et où ils se retrouvaient autour d’une partie de tric-trac et prenaient un peu de distance de leur quotidien. Contacté par Mme Kazan, l’ancien président Charles Hélou leur facilitera par la suite l’accès à un local d’accueil octroyé par la municipalité de Sin el-Fil. Le provisoire devient permanent. La fin de la guerre ne s’accompagne pas de la fin de la misère: «Celle-ci a changé de forme», explique Sami Hochar. «Parfois, les bénéficiaires s’avèrent être des amis, des voisins; des gens ayant subi des revers de fortune du fait de la guerre et qui n’ont pas pu se remettre debout. Certains d’entre eux ne viennent pas au centre, la gêne étant forte; l’Amicale leur envoie les repas à domicile». Les fondateurs des Resto y déjeunent parfois avec leurs amis et les bénéficiaires car «l’idée n’est pas seulement de distribuer de l’aide mais c’est aussi d’assurer une présence et de l’attention, de partager un repas et un moment ensemble». Actuellement, l’Amicale fournit 300 repas par jour, dont 100 à 125 à des personnes qui font le déplacement au centre, le reste étant envoyé à domicile. Elle distribue également 300 sandwiches dans les écoles publiques à Nabaa et une fois par semaine de la nourriture à cinq ou six autres centres restos informels, gérés par des groupes de femmes dans les églises ou les quartiers qui cuisinent à l’intention des personnes démunies. Durant la guerre, on comptait 21 restos. L’Amicale ne cherche pas à soulager exclusivement les Libanais du fardeau du quotidien: nombreux sont les Irakiens et Syriens, venus au moment de l’exode, trouver un soutien auprès d’elle. Elle continue également à distribuer des médicaments tous les matins, à se mobiliser pour une famille qui a des difficultés à payer l’opération d’une petite fille, ou une autre qui ne peut rassembler les frais d’enterrement de l’un des siens. Elle fait appel aux donateurs fidèles, que ce soit en nature ou en financement: philanthropes ou fondations de grandes entreprises etc. Les dons peuvent prendre différentes formes: du cash mais aussi des pommes d’un verger, de l’huile de la montagne, des boîtes de conserve, du fromage, de la viande.
Le nombre d’initiatives informelles a diminué, les réseaux d’aide s’étant structurés au lendemain de la guerre. Les associations et ONG créées ont alors bénéficié des dons et financements européens, qui ont tari quelques années plus tard, pour reprendre au lendemain de la guerre de 2006 durant quelques années seulement. Sauf que les répercussions des guerres sont bien plus persistantes que la durée de l’aide internationale, contingente à l’évènementiel. «Le nombre de bénéficiaires par mois a drastiquement augmenté durant la guerre de 2006 et a continué crescendo», explique Sandra Klat, directrice de l’association qui soutient actuellement une vingtaine de milliers de bénéficiaires libanais, principalement dans Beyrouth et ses environs. L’association, qui avait commencé avec l’alimentaire, a élargi son champ d’intervention aux frais de scolarisation, de santé mais aussi au paiement des loyers, à la réhabilitation des logements. Elle a ouvert un centre d’accompagnement d’élèves en difficulté, l’éducation étant une des voies de l’autonomisation, ce que vise au final Bassma. Des stages de formation et des offres d’emploi sont proposés aux parents, dans ce même but, de même qu’un soutien psychologique, l’association cherchant à développer la «résilience et l’autonomie financière, morale et psychologique».  Les profs de l’association sont des bénévoles venant d’établissements privés.

Le bénévolat
Sandra Klat souligne le rôle fondamental du bénévolat: Bassma fonctionne avec seulement 4 employés mais 12 000 heures de bénévolat, pour la plupart fournies par des lycéens et universitaires. Beaucoup d’autres associations ont également recours au volontariat, bien que sa nature ait aussi évolué, selon la jeune femme: «Les bénévoles ne restent pas longtemps; c’est un soutien ponctuel, il n’y a pas un engagement dans la durée comme à l’époque où nous avions fondé cette association; idem pour ce qui est de l’approche et la communication avec les bénéficiaires.
Si le bénévolat est avec le mécénat et l’aide internationale, un des modus operandi du secteur, le financement demeure un des soucis premiers des acteurs. La dynamique directrice de Bassma partage son expérience: «De 2006 à 2009, nous recevions des fonds de la Banque mondiale; mais l’aide étrangère est conditionnée et trop dépendante du moment, de contraintes bureaucratiques et d’agendas politiques, qui ne sont pas forcément en relation avec les réalités du terrain. C’est pour cela que nous nous sommes retournés vers le CSR des grandes entreprises et banques libanaises, plus pragmatiques. Cette année, même les banques ont retiré ou réduit leur soutien et l’aide internationale est concentrée sur les réfugiés syriens; Bassma est concentrée sur les Libanais».

L’unité fait la force
Que faire lorsque les dons diminuent mais que la pauvreté et les besoins continuent de croître? Ni le bénévolat, ni le mécénat privé, le plus souvent articulé autour d’une figure pivot et charismatique, ne peuvent constituer à eux seuls un mode de fonctionnement pérenne, pour un problème de cette ampleur et de cette profondeur. Quid de la suite lorsque ces figures ne seront plus là? C’est pour penser la continuité et l’institutionnalisation des mécanismes d’aide et de lutte contre le gaspillage que Bassma, FoodBlessed, ACT, l’Amicale des Restaurants du Cœur et la LFB se sont regroupés  pour former la Lebanese Food Coalition, sur l’impulsion des Nations Unies. Une campagne de sensibilisation à la thématique Zero Hunger sera lancée bientôt; une loi concernant la réduction et la lutte contre le gaspillage alimentaire a été proposée par ACT… La Lebanese Food Coalition aura sans doute des plans d’action à proposer au Ministère des Affaires Sociales dont elle dépend. L’implication du secteur public, quelle que soit sa forme, est nécessaire.

Nicole Hamouche
 

1: The State of Food Security and Nutrition in the World 2017 report
2: UNDP Lebanon report



Soha Kanj Charara, spécialiste en maladies infectieuses à l’Hôpital américain de Beyrouth (AUH), Joseph Assaad, professeur à la faculté de génie de la Lebanese American University (LAU) et à l’Université Notre-Dame de Louaizé (NDU), Gaby Khalaf, directeur du Centre de recherches maritimes du CNRS, et Ibrahim Ossman, doyen associé de la faculté de gestion de l’American University of Beirut (AUB), ont mérité les prix d’excellence du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), pour leurs achèvements dans le domaine scientifique. L’événement a eu lieu, mercredi 12 novembre, au Grand sérail, sous le patronage et en présence du Premier ministre, Tammam Salam. Le chef du gouvernement a remis les trophées aux quatre lauréats sous les yeux de Ramzi Jreige, ministre de l’Information, Angelina Eichhorst, chef de la Délégation européenne, et Giuseppe Morabito, ambassadeur d’Italie.

Ce prix de taille a été attribué au Dr Soha Kanj Charara pour ses recherches et ses découvertes au niveau de la prévention, du contrôle et du traitement des bactéries résistantes aux antibiotiques «difficiles à traiter et pouvant entraîner la mort du patient», selon la spécialiste.

 

 

 

La boîte d’événementiel O de Rose a ravivé le sourire des Libanais venus par centaines prendre part à la Randonnée musicale organisée le 25 août dans la Réserve naturelle des Cèdres du Chouf. Quand la musique s’accorde aux murmures de la nature…
 

Le dimanche 25 août: une journée placée en dehors du temps, une journée inédite pour les Beyrouthins assermentés que nous sommes. Une journée de découverte en musique du pays, d’une des régions du pays, le village de Maasser el-Chouf, et ce qu’il recèle de plus précieux, ses cèdres millénaires, son authenticité humaine. Une sortie dominicale qui marquera les esprits.
C’est grâce à l’initiative de Lara Kanso, créatrice de la boîte d’événementiel O de Rose, et Raja Abdallah, organisateur partenaire à l’origine du concept de la Randonnée musicale inspirée d’un grand festival en Suisse, que cette journée a été rendue possible. Une manière, selon eux, de «condamner fermement la violence qui déchire notre pays». Mais aussi de mettre «la musique et la nature au service de la bonne cause», puisque cet événement culturel est une levée de fonds en soutien aux ONG Chance (Children against cancer) et OffreJoie.
Ils sont venus nombreux les Libanais pour prendre part à cet événement; il y a ceux qui veulent soutenir les ONG, ceux qui désirent découvrir la Réserve des cèdres, ceux qui cherchent un brin de musique au détour de la nature, ceux qui continuent à vivre malgré tout et ceux qui réaffirment à leur manière l’attachement au pays. Ils sont venus nombreux pour toutes ces raisons, en famille, entre amis, comme un cri du cœur, lancé à l’unisson. Bien avant 11h, l’heure fixée pour le début des activités, les visiteurs commencent à arriver par vagues successives à la place du village de Maasser el-Chouf, avant de s’installer dans les bus-navettes devant les transporter à l’entrée de la réserve.
L’itinéraire commence. Sept stations émaillent le parcours auquel ont pris part une quinzaine de groupes musicaux, artistes et poètes libanais: Lebam, Marc Nader, Camille et Lory, Adel Harb, Oak, Joy Fayad, Al Kamandjati, Nachaz, Jebebara, Beirut Vocal Point, Barock Ensemble, ainsi que Ghassan Alameddine, Tina Fish, Edouard Abbas, Walad et Ciqu’enciel. On marche, on discute, on se presse, on s’émerveille. On s’arrête quelques instants, le temps d’écarquiller les yeux face à ce majestueux cèdre de trois mille ans, son tronc imposant, ses racines gigantesques. Une pause photo. Et une autre encore, un peu plus loin, pour immortaliser sur image l’ambiance musicale que les groupes et artistes libanais ont merveilleusement réussi à instaurer. Des ambiances musicales plutôt, entre musique orientale, traditionnelle, populaire, classique, entre folk, pop, flamenco, blues, rock et même de l’a capella. Michèle Paulikivetich, la coordinatrice du programme artistique, a réussi à rassembler, à l’ombre des cèdres, un merveilleux bouquet éclectique de talents diversifiés, à l’image de l’effervescence de la scène locale. Tour à tour, se succédant jusqu’à 16h, ils ont intensifié la féerie des lieux, par leurs sons et sonorités, par l’interaction avec leur public de randonneurs. A mesure que ces derniers continuent d’arriver, ils sont toujours accompagnés de guides, ça et là, veillant à la sécurité des arbres et des visiteurs, donnant indications et conseils, le sourire toujours aux lèvres, aussi bien organisés qu’à l’intérieur d’une ruche.
En navettes, retour vers le village. Le paysage ne cesse de défiler au travers des vitres, entre ses arbres, sa verdure, ses maisons anciennes. Le temps d’apercevoir un homme au seuil de sa porte, habillé du costume traditionnel, esquisser entre ses lèvres souriantes ces célèbres mots de la convivialité libanaise, ces émouvants «Ahla wa sahla». La place du village ne cesse de se remplir, de se désemplir au rythme des bus-navettes oscillant entre l’aller et le retour, tant l’affluence est grande. Là, tout est déjà prêt pour assurer aux visiteurs bien-être et confort, café turc et boissons rafraîchissantes, plats et douceurs traditionnels, savoir-faire des femmes du village, la foire culinaire s’accompagne également d’une visite de la brocante, émaillée de curiosités antiques de tous genres.
La journée se termine encore en musique par le concert de la chanteuse libano-canadienne Randa Ghossoub, à l’auberge Saint-Michel-Arcenciel, au village. Accompagnée de son pianiste italien Giovanni Ceccarelli, elle interprète des classiques de jazz et des chansons françaises et espagnoles.
Ambiance vivifiante, agréable, bon enfant, la deuxième édition de la Randonnée musicale, la première s’étant déroulée également à la réserve du Chouf en 2011, s’est avérée être un véritable succès. En attendant la prochaine édition. Gardons les doigts croisés!

Nayla Rached

Les cèdres du Chouf
Créée en vertu de la loi no 532 du 29 juillet 1996, la réserve est gérée par le comité de la Réserve naturelle des cèdres du Chouf en coopération avec l’Association des cèdres du Chouf et sous la supervision du ministère de l’Environnement. La réserve et les villages environnants ont été déclarés par l’Unesco en 2005 «Réserve de Biosphère - Chouf».
La réserve est surtout admirée pour son époustouflante forêt de cèdres située sur le versant ouest: Maasser el-Chouf, Barouk et Aïn Zhalta-Bmohray. Ces forêts de cèdres constituent le quart de ce qui reste de la forêt des cèdres au Liban dont certains sont âgés de près de 2 000 ans. La Réserve de Biosphère - Chouf vise à remplir trois objectifs: la 
conservation de la faune et de la flore à 
l’intérieur de la réserve, le développement économique et social des communautés situées autour de la réserve et l’amélioration de la recherche, de l’éducation et de l’information ayant rapport au domaine des ressources naturelles. Il est possible de visiter la réserve tout au long de l’année en fonction des 
activités auxquelles s’y prêtent les visiteurs.

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Éditorial
Le réflexe de Samson

La guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase. C’est l’impression qu’ont eue des diplomates européens et des hommes politiques libanais après avoir rencontré des responsables américains ces dernières semaines. Washington durcit progressivement les sanctions contre le Hezbollah dans le but de «l’affamer». Le président Donald Trump a signé, jeudi 25 octobre, un projet de loi élargissant la liste des personnes pouvant être sanctionnées pour avoir fait affaire avec le parti chiite. «Nous allons cibler, déstabiliser et démanteler leurs réseaux opérationnels et financiers, qui étaient nombreux, et qui le sont beaucoup moins maintenant», a-t-il déclaré. Quelques jours plus tôt, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, avait désigné le Hezbollah comme étant une «organisation transnationale criminelle contre laquelle les Etats-Unis vont mener des enquêtes approfondies et engager des poursuites». «Une équipe spéciale de procureurs expérimentés dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent va enquêter sur des individus et réseaux soutenant le Hezbollah», a affirmé Jeff Sessions. Le durcissement des sanctions américaines n’est pas une surprise. Dans une interview publiée par le quotidien israélien The Jerusalem Post à la mi-août, un ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, avait reconnu qu’il n’était plus possible de vaincre militairement le Hezbollah mais qu’il fallait imposer des sanctions au Liban pour en venir à bout. Cette nouvelle stratégie mise au point entre Washington et ses proches alliés n’a pas échappé au commandement du parti, qui les prend très au sérieux. «Le Hezbollah fait l’objet de pressions, a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah dans un de ses discours de Achoura. C’est plutôt une menace psychologique qu’une véritable menace. Ceux qui conspirent contre notre région, comme Israël, les Etats-Unis et leurs alliés, ne reconnaîtront pas notre victoire. Ils ont échoué dans la guerre militaire contre nous, alors ils essaient de nous frapper de l’intérieur».   Le Hezbollah pense que le véritable objectif des mesures américaines est de l’isoler sur le plan interne en le coupant de sa base populaire et de ses soutiens au sein des autres communautés. C’est ce qui expliquerait le fait que les sanctions pourraient être progressivement élargies pour englober des noms et des entités qui ne sont pas forcément liés au parti mais qui appartiennent à des alliés de différentes communautés. Des sources informées affirment, qu’à terme, entre 300 et 1 000 noms seraient inscrits sur les listes américaines. Si elle est prise, une telle mesure risquerait d’avoir de sérieuses répercussions sur l’économie. C’est cela qui a inquiété les diplomates européens et les hommes politiques libanais, qui ont senti que Washington ne se souciait plus de la stabilité du Liban et avait développé un réflexe de Samson, qui a détruit le temple sur sa tête et sur celles de ses ennemis philistins. Le Hezbollah ne reste pas les bras croisés face à ce changement de tactique. Il a lui aussi entamé une nouvelle étape de son parcours politique. La première étape, en 1992, a été son entrée sur la scène politique libanaise avec sa participation aux élections législatives. La deuxième, en 2005, a marqué sa participation au pouvoir exécutif, avec, pour la première fois, des ministres nommés au gouvernement. En 2018, le Hezbollah entame la troisième étape: la conquête de l’administration publique.


 Paul Khalifeh
   

Santé

Le diabète au Liban. Presque un demi-million de cas
Avec 425 millions1 de personnes qui en sont atteintes dans le monde et 464000 au Liban, le diabète est, avec l’hypertension…

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