Le Lebanon Water Festival. De l’eau pour calmer les tensions
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Nº 2911 du vendredi 23 août 2013

Le Lebanon Water Festival. De l’eau pour calmer les tensions

 
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    Le Lebanon Water Festival. De l’eau pour calmer les tensions
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Pour la deuxième année consécutive, l’eau et les sports aquatiques sont à l’honneur à travers tout le Liban, du nord au sud. Quoi de plus beau qu’une formation de surf ou de plongée en apnée pour finir l’année en beauté? Le 3 septembre 2013, le Lebanon Water Festival ouvrira ses portes. Tout commencera à Tyr et le voyage le long de la côte libanaise s’achèvera à Anfeh. Bien sûr Jiyé, Dbayé, Kaslik et Batroun y auront leur place! L’eau aura certainement un effet pour la réconciliation des Libanais avec des régions qu’ils ont boudées ces derniers temps à cause d’une situation toujours inquiétante pour certains.
 

«En 2012, le festival a attiré plus de 14 000 personnes sur les sites. Depuis, nous continuons de recevoir de nombreux messages et demandes pour des leçons ou des entraînements dans divers sports aquatiques», explique Annette Khoury, cofondatrice, avec son père Simon, de l’association qui organise le festival. Elle ajoute: «L’enthousiasme du public libanais et la motivation de diverses municipalités avec lesquelles nous avons travaillé en 2012, nous ont poussés à faire encore plus grand en 2013».
Salah Sobraoui, vice-président de la municipalité de Tyr, présent à la conférence de presse, est enthousiaste. «Je tiens à remercier sincèrement les organisateurs du Lebanon Water Festival. Ils nous permettent de découvrir Tyr sous un aspect nouveau. La plongée sous-marine nous a montré une deuxième ville de Tyr, une merveille sous les mers!». Espérons que les Libanais se réconcilieront avec des régions qu’ils évitent en ce moment et partiront à l’aventure. Cela en vaut la peine.
Le festival s’enrichit, mais qu’y a t-il de nouveau? «Nous avons lancé de nouvelles activités cette année», explique l’organisatrice. «Le surf, le stand up paddle boarding, le Kite boarding et l’apnée seront les nouveaux entrants dans trois nouvelles régions: Jiyé, Batroun et Anfé.
Pour rendre ces sports de loisirs plus accessibles au grand public, nous avons également mis en place des «cliniques» de sport avec Ali el-Amine pour le surfing, Tobia Kmeid pour le Kite boarding et à la demande croissante de nos internautes, nous avons inclus une clinique de ski nautique avec Tarek Fénianos au Lagon ski club», explique Khoury. L’engouement de l’année dernière a débouché sur une équipe libanaise de ski nautique qui, sous la supervision de Simon Khoury, participera à deux spectacles, le 8 septembre à Tyr et le 15 du même mois 
à Dbayé.
Autre événement à ne pas manquer, le 14 septembre à Dbayé. Pour la première fois au Liban, une équipe de skieurs internationaux effectuera un spectacle de nuit accompagné de feu d’artifice. Pour les amateurs de photographie sous-marine et d’apnée, ils seront encadrés par la Fédération arabe de plongée et la Fédération libanaise de plongée avec le soutien de la Fédération internationale de plongée CMAS. Pour ce qui est de l’apnée, un lieu mystérieux a été retenu, c’est le «Trou bleu» à Anfé. Une chute de 80 mètres de profondeur à couper le souffle! En voile, trois pays s’affronteront: le Liban, l’Egypte et la Jordanie pendant deux jours consécutifs, la Régata Régional parcourra la baie à partir de l’ATCL 
de Kaslik.
Le Lebanon Water Festival est organisé sous l’égide du ministère du Tourisme et du ministère du Sport dans l’objectif d’accroître la participation aux sports de loisirs au Liban, tout en attirant les touristes internationaux.
La mission de cette organisation à but non lucratif ne serait pas complète sans un engagement vis-à-vis de la nature qui permet d’organiser un tel événement. La protection des espaces marins, de la faune et de la flore de notre mer sera au cœur de toutes les activités. Une campagne de sensibilisation permettra peut-être un jour de rendre nos plages propres; pour cela une collaboration avec Ziad Samaha de Purple Reef a été mise en place.

Anne Lobjoie Kanaan

Participez!
L’important ce n’est pas de gagner, c’est de participer! Cette phrase reflète le Lebanon Water Festival à merveille! Tout le monde peut s’inscrire pour des sessions de 
formation aux différents sports et profiter de tarifs ultra avantageux. Les spectacles sont gratuits pour le plaisir des yeux. Pour toute information complémentaire et pour s’inscrire, il faut se rendre sur le site
http://lebanonwaterfestival.com

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Éditorial
La chute fut violente

Ce 15 août 2013, marqué d’une pierre noire, a semblé pourtant devoir provoquer un choc positif sur la scène nationale. Mais le miracle n’a pas eu lieu et l’émotion qui a gagné les différents antagonistes n’aura duré que quelques heures. L’odieux, l’indescriptible crime perpétré à Roueiss, quartier populaire et surtout populeux de la banlieue sud de la capitale, l’intolérable spectacle des membres déchiquetés, des corps d’enfants méconnaissables, des survivants en quête de leurs proches et, enfin, le désastre de ceux qui ont tout perdu, leurs maisons comme leurs biens, avaient secoué les Libanais toutes tendances confondues. Nous avons tous écouté les leaders des différents bords et confessions dénoncer avec virulence l’attentat perpétré contre des innocents. Certains même sont venus de loin partager sur les lieux les souffrances des innocentes victimes de ce désastre difficile à vivre. Nous avons pu croire, l’espace d’un moment, à de possibles retrouvailles libanaises. Nous avons même eu l’illusion tellement éphémère d’un possible dialogue. Mais, avant même que les morts ne soient reconnus et recensés, que les blessés ne soient transportés vers les hôpitaux, que les rues ne soient déblayées, les traditionnels échanges d’accusations et des mots d’oiseaux refaisaient surface. Au milieu des ruines et des désastres, les meurtriers et leurs commanditaires étaient déjà pointés du doigt avec une conviction désolante en l’absence encore de tout indice et avant tout début d’enquête sérieuse. Mais alors que l’on entendait, sans beaucoup y croire, mais avec une lueur d’espoir, sayyed Hassan Nasrallah, appeler d’une voix calme les forces du pays à dépasser leurs sensibilités communautaires pour resserrer les rangs, la désillusion ne tarda pas. Elle fut brutale. En quelques phrases, et sur le ton provocateur et agressif qu’il manipule à volonté, le secrétaire général du Hezbollah annonçait sans ambages, et en termes virulents, à ceux qui rejetaient la faute de l’horrible drame à son implication en Syrie, sa détermination à poursuivre sa croisade auprès du régime syrien. La douche froide fut difficile à supporter. Son discours n’avait plus rien d’apaisant, bien au contraire. Ainsi, en quelques mots, il a balayé toutes les illusions de ceux qui, naïvement, avaient espéré, faute de pouvoir y croire, que l’explosion l’aurait amené à plus de sagesse nationale et lui ferait renoncer à une guerre qui ne concerne pas son pays et qui attirait autant les peurs de ses compatriotes que les menaces à peine voilées des pays arabes avant même celles des Occidentaux. Accusé de défendre l’intérêt du régime Assad et celui de l’Iran avant celui de son propre pays, il rétorque avec force être prêt à renforcer son intervention quelles qu’en soient les répercussions sur le double plan sécuritaire et économique de son propre pays. Partant de là, de quel dialogue peut-on encore parler? A quelle combinaison gouvernementale parviendra-t-on? La brèche ouverte par le général Michel Aoun sur le chef du Courant du futur suffira-t-elle à redonner aux institutions de l’Etat leur prestige? Les découvertes de voitures piégées avant leur explosion sont-elles de nature à rassurer les Libanais? Ces derniers voient, par ailleurs, percer à l’horizon l’auto-sécurité, confiée aux miliciens, auxquels le Hezbollah a ouvert la voie dans la banlieue sud? En verra-t-on surgir un peu partout? Certes, les Libanais n’ont pas oublié ce que cela leur a coûté pendant les quinze années de la guerre. Sont-ils prêts à revenir à la guérilla civile?


 Mouna Béchara
   

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