Augustinus Bader. L’audace d’un scientifique hors norme
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Nº 3098 du vendredi 1er février 2019

Augustinus Bader. L’audace d’un scientifique hors norme

 
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    Augustinus Bader. L’audace d’un scientifique hors norme
    Ce scientifique allemand a décidé de développer, sur la base de 30 ans de recherches, une ligne de crèmes antivieillissement. Un pari audacieux qui doit son succès à la composition...
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Ce scientifique allemand a décidé de développer, sur la base de 30 ans de recherches, une ligne de crèmes antivieillissement. Un pari audacieux qui doit son succès à la composition inédite du produit et au talent du scientifique, considéré comme l’un des leaders mondiaux de la médecine régénérative. 

Il aura fallu deux ans à ce scientifique d’Allemagne de l’Est pour se lancer dans l’aventure. Deux ans pour se laisser convaincre par Charles Rosier, un investisseur français, de réaliser ce projet original de développer une gamme de cosmétiques pour financer ses recherches*. Les deux hommes se rencontrent il y a quelques années et aussitôt, Charles Rosier, lui-même influencé par une famille ancrée dans le milieu médical, voit dans les travaux du professeur Bader un immense potentiel. Magazine les a rencontrés lors de leur passage à Beyrouth.
 
Le scientifique
Né en 1959 à Augsbourg en Bavière, Augustinus Bader s’intéresse très tôt à la médecine et débute ses études en 1981 à l’Università Abruzzese Degli Studi de Chieti, en Italie. Il revient ensuite en Allemagne et termine sa formation en 1987, puis travaille à l’Institut de physiologie de Wurzbourg pour approfondir ses connaissances médicales. Mais c’est surtout son séjour en Chine qui sera un tournant dans sa carrière, quand il exerce au sein du service des grands brûlés de l’hôpital Ruijin à Shanghaï. Après avoir travaillé dans divers domaines, le professeur rentre en Allemagne en 1988. Il décide de se consacrer à la médecine régénérative et la recherche appliquée des cellules-souches à laquelle il consacrera 30 ans de sa vie, l’un de ses principaux objectifs étant de trouver un traitement qui favoriserait une guérison des brûlures sans aucune cicatrice.
Augustinus Bader découvre une technologie novatrice qu’il baptise «la Méthode ABC» (Activation, Boost, Consolidation) qui permet d’activer le processus de réparation naturel des tissus du corps en stimulant les cellules-souches. Découverte majeure de sa carrière, cette technologie se présente sous la forme d’un hydrogel qui permet aux utilisateurs d’éviter le recours à une greffe de peau et à l’épiderme de se régénérer correctement. C’est tout le potentiel de cette découverte scientifique qui est aujourd’hui dans les crèmes Augustinus Bader, complété par un complexe moléculaire de 40 actifs différents. Révolutionnant les soins de la peau, Augustinus Bader et Charles Rosier peuvent aussi compter sur des ambassadrices de beauté comme Victoria Beckam ou Carla Bruni. Depuis 2003, le professeur Bader occupe le poste de directeur et professeur du département de Biologie appliquée des cellules souches et de technologie cellulaire à l’Université de Leipzig. Il détient plus de 200 technologies brevetées et a rédigé 180 publications en trente ans de carrière.

* 10% des bénéfices réalisés sont reversés à la Fondation Augustinus Bader consacrée à la recherche biomédicale.

MARGUERITE SILVE

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Éditorial
En route pour l’âge de pierre

Dans ses mémoires publiés en 2010, le vice-président de l’Etat des Emirats arabes unis, cheikh Mohammad Ben Rached al-Maktoum, évoque un rêve qu’il dit avoir souvent fait, celui «de voir un jour Dubaï devenir un Beyrouth». Les Libanais sont-ils conscients que leur capitale a inspiré cet homme visionnaire et ambitieux, qui a réussi à faire émerger des sables du désert un émirat au rayonnement planétaire? Un centre d’affaires qui s’est réservé une place parmi les grands, tels Hong Kong, Shanghai, Londres et New York? Un bouillon de culture qui a transposé la Sorbonne, le Louvre, et bien d’autres noms et lieux prestigieux dans la Péninsule arabique? Une cité médiatique qui a attiré les titres et les plumes les plus convoités?Quelle que soit l’opinion que l’on se fait de Dubaï aujourd’hui, force est de reconnaître que cette ville sous-peuplée, sans patrimoine, ou si peu, sans beauté sinon celle des dunes dorées, propre à toutes les cités du Golfe, est devenue l’une des destinations les plus prisées du monde. Voilà un prince qui a réussi son pari, qui a concrétisé son rêve! Certes, l’atout des pétrodollars, qui n’est pas des moindres, lui a facilité la tâche. Mais les pétrodollars, qui coulent aussi à flot en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar, n’ont pas fait bourgeonner d’autres Eldorados dans ces pays immensément riches.    Pendant que Dubaï entrait à pas sûrs dans l’avenir, Beyrouth, lui, sombrait dans les précipices du passé. Les Libanais ont réussi le tour de force de plonger leur ville dans les affres de la guerre, puis une fois la paix revenue, de reconstruire la pierre sans y insuffler l’âme qui lui donnait ce cachet unique. La gloire d’antan n’est plus qu’un vieux souvenir, la culture se raréfie, la beauté ressemble à celle d’une femme (ou d’un homme) toute refaite, la joie de vivre n’est plus qu’amertume et aigreur, la satisfaction apportée par le travail plus qu’un dur et insupportable labeur. Avec une insouciance couplée à une affligeante ignorance et une criminelle irresponsabilité, les Libanais, peuple et dirigeants, ont perdu un à un les atouts qui faisaient de leur capitale le phare de la région. Fut un jour où Beyrouth était l’université, la maison d’édition, la cité médiatique, du monde arabe, une oasis de liberté pour les opprimés et les oppressés, un havre de tolérance. Il n’est plus qu’une ville sévère et peu hospitalière de par la cherté de la vie et l’absence des services les plus élémentaires. A vouloir cloner bêtement l’émirat du désert, les Libanais ont perdu ce qui faisait la gloire et la beauté de leur ville, sans pour autant gagner les atouts qui font la force de Dubaï. Beyrouth s’enfonce dans le passé. A ce rythme, et si rien n’est fait pour stopper la chute, l’âge de pierre n’est plus très loin.


 Paul Khalifeh
   
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