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Nº 3094 du vendredi 5 octobre 2018

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Le samedi 5 mars, en l’espace de quelques heures, les émissions télévisées The Voice Kids, version arabe, et The Voice version française, étaient le sujet de toutes les «conversations» et «monologues» virtuels: le Liban porté aux nues grâce à ses talents vocaux, Lynn el-Hayek et Marc Hatem.
 

Samedi 5 mars, dès 20h, la voix du Liban se taille une place de choix à travers la victoire de la très jeune Lynn el-Hayek à la première saison de The Voice Kids dans sa version arabe, diffusée sur la chaîne MBC. Lors de cette grande finale, six participants se sont disputé le titre, en deux mouvements, puisque chacun des membres du jury, Nancy Ajram, Kazem el-Saher et Tamer Hosni avait deux finalistes. Dans une première partie donc, Lynn el-Hayek, membre de l’équipe de Kazem el-Saher, a concouru contre Mirna Hanna (Irak), Ghady Béchara (Liban), Zein Obeid (Syrie), Jowayriya Hamdy (Egypte) et Amir Amuri (Syrie). A la suite de son interprétation d’Abaad kuntum de Mohammad Abdou, elle remporte la manche et se fait sélectionner pour la deuxième phase de la finale qu’elle dispute aux deux autres finalistes, tous deux d’origine syrienne, Zein Obeid  et Amir Amuri. Elle est la seule Libanaise à rester encore sur le plateau de The Voice Kids. Et elle l’emporte, grâce à son talent tout empreint de fraîcheur quand elle interprète la chanson de Zikra, Kol li lamouny.
 

Dans la cour des grands
Dans la dernière phase de l’émission, selon les règles du jeu, c’est le public qui tranche. C’est donc grâce aux votes massifs que le Liban se glisse en tête de la compétition à travers la victoire de Lynn el-Hayek. A l’annonce des résultats, c’est un visage surpris et souriant qu’elle affiche, avant de faire preuve d’une grande modestie et humilité, tenant à embrasser et à saluer tous les autres finalistes. Le pays, en particulier Tripoli dont elle est originaire, et les réseaux sociaux de s’enflammer aussitôt pour saluer cette victoire du Liban, cet espoir placé dans la jeunesse, non seulement du pays, mais de toute une région croulant autrement sous la pression, l’oppression, les catastrophes et les désastres. La première saison arabe de The Voice Kids, grâce à son professionnalisme et surtout grâce à la fraîcheur, l’authenticité et le talent de nos jeunes, très jeunes participants, a pu fidéliser un large public, par-delà les frontières, distillant un brin d’espoir et affirmant la culture et les arts comme le seul espace encore possible d’échange.

 

Sur l’autre versant de la langue
21h55, pour les plus francophones c’est l’heure de hausser le volume de l’écran télévisé, bloqué sur TF1 en toile de fond. The Voice: la plus belle voix avait une saveur particulière ce soir-là: on attendait le passage du candidat libanais Marc Hatem. Voilà l’écran qui s’illumine de son visage assuré et ultra-confiant.
Devant les quatre fauteuils tournés, Marc Hatem entonne son interprétation très personnelle du tube de 2014 de Hozier, Take me to church. Dès la première note, voix grave, caverneuse, la caméra enregistre l’expression agréablement surprise de Mika. Et les réactions à l’avenant s’enchaînent de la part des quatre membres du jury qui ne tardent pas à se retourner l’un après l’autre, Garou, Mika, Florent Pagny et Zazie affichent leur «Je vous veux», selon les règles du jeu.
Les compliments des quatre coachs de s’enchaîner. Garou relève une interprétation qui a apporté «plus de rage qu’on n’a jamais eue», soulignant cette «décharge électrique» sur scène. Zazie va même jusqu’à avouer préférer cette version à celle originale de Hozier, relevant au passage l’absence de tout cliché dans ce que le jeune Libanais, architecte de profession, a présenté. Entre la «colère» et la «force», le «gospel» et le «rock», «pour nous, affirme Florent Pagny, c’est du caviar, des talents comme vous».
C’est à Marc Hatem de décider lequel des quatre membres du jury sera son coach. Et c’est Garou qu’il estime être le meilleur choix pour lui; un choix qui, d’emblée, semble tonner juste au vu de son potentiel effectivement très rock au timbre cassé. Une voix qui, pourtant, a pris du temps pour s’affirmer, la présence présomptueuse du chanteur éclaboussant l’écran, de quoi pousser à saisir l’importance de ces auditions à l’aveugle. Sans oublier que sa voix, à plusieurs reprises, semblait effectuer une mauvaise note, mais sans jamais le faire, et c’est en cela que réside sa puissance. Retourné en loges, sa famille l’accueille à bras grands ouverts, sa mère le gratifiant même d’un «habibi mama!». A 25 ans, l’aventure du Libanais Marc Hatem ne fait que commencer. Il y a du travail à faire dans l’espoir d’un long chemin d’interprète à entreprendre, puisqu’il ne suffit pas d’avoir une voix qui sort de l’ordinaire, il y a une présence sur scène, humble et généreuse, à maîtriser.

Leila Rihani

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Éditorial
Gouvernement: le dernier sprint

Le processus de formation du gouvernement devrait être redynamisé à partir de cette semaine après un gel consécutif aux voyages du président Michel Aoun à Strasbourg et à New York, début et fin septembre. Les démarches en étaient restées, officiellement, à la mouture présentée le lundi 3 septembre par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et que le chef de l’Etat avait poliment déclinée. Mais les discussions s’étaient poursuivies loin des projecteurs entre MM. Aoun et Hariri, qui se seraient rencontrés à plusieurs reprises, discrètement, à la demande du chef du gouvernement sortant, afin de se soustraire aux pressions politiques et médiatiques. Aucun accord n’a été finalisé mais ces tête-à-tête ont montré une volonté des deux hommes de maintenir leur partenariat et d’essayer de surmonter les écueils qui ont retardé la naissance du Cabinet. Le plus sérieux obstacle est la répartition des quotas et des portefeuilles entre les deux principales formations chrétiennes: le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL). Cette question a été examinée lors de la rencontre à la Maison du centre, le 27 septembre, entre M. Hariri et le chef des FL, Samir Geagea. Des sources politiques informées affirment que des progrès ont été réalisés lors de cette réunion. Après le refus du camp présidentiel d’accorder quatre maroquins aux FL, comme le proposait M. Hariri, M. Geagea aurait accepté un compromis avancé par le Premier ministre désigné: quatre sièges ministériels dont la vice-présidence du Conseil (sans portefeuille) et les portefeuilles de l’Education, des Affaires sociales et de la Culture.   Lorsque la formule lui a été présentée avant son départ pour New York, le président Aoun ne s’est pas prononcé. Mais des milieux proches de la présidence ont laissé filtrer que la vice-présidence du Conseil pourrait être accordée aux FL, bien que le chef  de l’Etat considérait ce poste comme faisant partie de son quota, ainsi que trois autres ministères: la Culture, les Affaires sociales et un ministère d’Etat.Pour une bonne partie de l’opinion publique, toutes ces formules s’apparentent à des calculs de boutiquiers et à des querelles de puissants, qui se partagent le pouvoir entre eux. Quoi qu’il en soit, ces informations, confirmées par des sources diverses, dénotent une volonté de déblocage chez les principaux protagonistes, dont les revendications et les contre-revendications empêchent la formation d’un gouvernement depuis le mois de mai. Ce sursaut de conscience est surtout motivé par la crainte d’une détérioration irréversible de la situation économique et financière et par la conviction apparue chez les FL et le Parti socialiste progressiste (PSP) que le président Aoun ne cèdera pas aux revendications maximalistes de ces deux formations. Une fois l’écueil chrétien surmonté, les autres obstacles moins épineux de la représentation druze et des sunnites du 8-Mars seront rapidement réglés. C’est dans ces dispositions plutôt positives que les démarches pour la formation vont reprendre et s’accélérer dans les jours qui viennent.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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