En soutien à l’association Anta Akhi. Deux Libanais au départ du Rallye Dakar
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Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

En soutien à l’association Anta Akhi. Deux Libanais au départ du Rallye Dakar

 
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    En soutien à l’association Anta Akhi. Deux Libanais au départ du Rallye Dakar
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Pour la première fois dans l’histoire du fameux rallye-raid, un équipage libanais composé de Jad Comair et d’Antoine Iskandar a participé à la 40e édition du Dakar, prévue au début de l’année 2018 en Amérique du Sud. Le binôme a dû hélas abandonner après un accident lors de la première étape.

S’il s’agit de prime abord d’un défi sportif, la campagne du premier duo libanais à prendre part à ce mythique rallye d’endurance, aura un but également humanitaire. En effet, le pilote Comair et le co-pilote Iskandar, qui prennent en charge tous les coûts de leur «aventure» sud-américaine ainsi que de leur préparation qui a eu lieu au Maroc, ont annoncé que les dons de leurs sponsors reviendront à l’association Anta Akhi (Tu es mon frère), une ONG qui vient en aide à de jeunes handicapés au Liban.

Le soutien de Macron
Ces Libanais qui travaillent tous deux dans le domaine boursier à Paris, seront au volant d’une BMW X6 Proto-Sodicars, aux couleurs du pays du Cèdre, dans la catégorie T1-S, avec pour objectif de récolter le maximum de dons au profit de la mission de l’ONG à l’occasion de son 25ème anniversaire.
Comair et Iskandar ont ainsi lancé une campagne caritative nationale #BeTheDrive, pour soutenir l’association Anta Akhi. Même le président français Emmanuel Macron a pris part à l’initiative de l’équipage en appelant à soutenir #BeTheDrive d’Anta Akhi  via un t-Shirt aux couleurs libanaises. Comair a ainsi déclaré: «Nous avons une plus grande responsabilité, car notre participation au fameux rallye, qui a également une dimension humanitaire, est dédiée aux personnes faisant face à des défis quotidiens mais les affrontant avec joie».
Iskandar a également précisé que «tous (les) profits seront versés à une association qui travaille dur pour offrir une vie décente à 67 jeunes hommes et femmes souffrant de handicap physique et/ou mental, tout en assurant les besoins médicaux, sociaux et spirituels de leur vie quotidienne».
Roula Raad Najem, présidente de l’association Anta Akhi, a souligné que «le soutien de Jad et d’Antoine, ainsi que celui de chaque individu à Anta Akhi constituent un acte de foi en notre cause et en la valeur individuelle de chaque personne».
La campagne de financement comprend de nombreuses initiatives, notamment une plateforme en ligne qui encourage les citoyens libanais et les expatriés à faire un don à l’association Anta Akhi, appuyée par une campagne sur les réseaux sociaux, en plus de partenariats avec des écoles, des restaurants et des cinémas.
Les dons peuvent se faire en visitant le site web www.dakarlebanon.com ou en appelant Anta Akhi au +961 9 230 650/1/2. Les dons sont possibles aussi dans toutes les branches de Grand Cinemas et également via www.ihjoz.com, Libanpost, Cash United, Khoury Home et Maliks.

Rallye Dakar
Le départ de l’édition 2018 du Dakar sera donné le 6 janvier à Lima (Pérou). L’arrivée de l’épreuve aura lieu le 20 janvier à Cordoba (Argentine). Outre le Pérou et l’Argentine, les concurrents traverseront la Bolivie.
Le rallye, anciennement Rallye Paris-Dakar, a été lancé pour la première fois en décembre 1978. Depuis cette date, il se dispute chaque année entre la fin décembre et la mi-janvier. Initialement couru en partie en Europe et majoritairement en Afrique, l’épreuve se dispute en Amérique du Sud depuis 2009.

Mohamed Fawaz
 

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Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

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