Les Internationaux de Roland-Garros. Entre favoris et concurrents menaçants
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Nº 3002 du vendredi 22 mai 2015

Les Internationaux de Roland-Garros. Entre favoris et concurrents menaçants

 
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La plus grande compétition sur terre battue au monde, les Internationaux de France de tennis à Roland-Garros ne cessent de grandir sur la scène internationale pour devenir le tournoi le plus dur aussi.
 

Avec des conditions de jeu difficiles (surface lente, longs échanges, des matchs parfois interminables) en 5 sets pour les hommes et 3 pour les femmes, le complexe de la Porte d’Auteuil est désormais trop petit, tant le succès de cette compétition est remarquable. Par conséquent, d’ici 2019, un nouveau court sera construit à proximité du Jardin des Serres, tout comme un nouveau bâtiment central et un toit rétractable recouvrant le court central Philippe-Chatrier.
Au niveau compétition, on reprend les mêmes et on recommence aux tournois du grand chelem, comme d’habitude cette dernière décennie. Tant les favoris dominent le tennis mondial avec des hauts pour les uns et des bas pour les autres. A Roland-Garros, comme partout ailleurs, ce sont toujours les mêmes joueurs et les mêmes joueuses qui ne cessent de figurer parmi les favoris. Novak Djokovic, Roger Federer, Andy Murray et Rafael Nadal chez les hommes. Serena Williams, Maria Sharapova, Simona Halep et Petra Kvitová chez les dames.
Qui donc prendra la relève de Rafael Nadal et de Maria Sharapova lors de la 114e édition du Majeur parisien qui aura lieu du dimanche 24 mai au dimanche 7 juin sur les courts de la Porte d’Auteuil? Surtout que ce tournoi, le deuxième du grand chelem, sera l’occasion pour Novak Djokovic d’asseoir sa domination du circuit cette saison notamment après sa victoire, dimanche dernier, contre Roger Federer en finale du Masters de Rome.
Ses vingt-deux victoires consécutives, série en cours, en cinq tournois majeurs disputés et gagnés (Grand chelem ou Masters 1000: Open d’Australie, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Rome, les deux derniers sur terre battue), font de Djokovic le Grand (avec un grand G) favori de la quinzaine française.
Avant Roland-Garros, Djokovic a battu les meilleurs du circuit: Roger Federer (Indian Wells, Rome), Andy Murray (Australie, Indian Wells, Miami), Milos Raonic (Australie), Tomáš Berdych (Dubaï, Monte-Carlo), Kei Nishikori (Rome), Rafael Nadal (Monte-Carlo), David Ferrer (Miami, Rome), Stanislas Wawrinka (Australie) et Marin Cilic (Monte-Carlo). Seul Federer l’a battu en finale de Dubaï.
Cependant, Andy Murray qui s’est découvert, ces dernières semaines, un goût pour la terre battue, pourrait barrer la route du Serbe et l’empêcher de remporter le dernier grand chelem qui manque à son palmarès (finales perdues contre Nadal en 2012 et 2014). Murray, victorieux à Munich, son premier tournoi sur la surface rouge, et à Madrid, seul Masters 1000 de la saison où Djokovic était absent. Pour remporter la victoire finale, l’Ecossais a dû écarter Raonic, Nishikori puis Nadal en finale. Cependant, le Serbe a battu Andy dans trois tournois majeurs cette année, dont deux fois en finale (Australie et Indian Wells, demie à Miami).

 

Nadal et Federer
Nonuple vainqueur à Roland-Garros avec 66 victoires contre une seule défaite, Rafael Nadal aborde le rendez-vous français pour la première fois de sa carrière, sans avoir remporté le moindre titre en Europe sur terre battue. Vainqueur à Buenos Aires en début d’année (seul tournoi remporté depuis Roland-Garros 2014), Nadal a raté sa tournée sur terre battue: défaites en demi-finale à Monte-Carlo (Djokovic), en huitième à Barcelone (Fabio Fognini), en finale à Madrid (Andy Murray) et en quart à Rome (Stanislas Wawrinka). Quatre revers contre quatre adversaires différents ont semé le doute chez Rafa sur sa surface. Mais, le fameux Rafa reste en course et a déjà montré sa capacité à se réveiller au bon moment, car le battre en cinq sets à Roland-Garros reste une tâche très compliquée. Septième au classement ATP, Nadal pourrait rencontrer en quart Djokovic, Murray ou Federer.
Quant au fameux Roger Federer, il est toujours là et semble être à la recherche d’un 18e succès en grand chelem. Le Suisse a un avantage qu’aucun autre joueur des dix premiers ne possède. Il est le seul à avoir remporté un Roland-Garros dans lequel Rafael Nadal était engagé en 2009. Il a battu Djokovic en finale à Dubaï au début de la saison. Mais pour parvenir à ses fins, Federer se doit d’être au top de sa forme pour pouvoir inquiéter les autres favoris.  

 

Sharapova, Serena et les autres
A ne pas oublier les enfants du pays dont le tournoi semble les galvaniser, en l’occurrence Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Richard Gasquet. Mais également cinq joueurs au statut d’outsiders: l’Argentin Juan Martin Del Potro, les Allemands Tommy Haas et Florian Mayer, le Tchèque Radek Stepanek et le Serbe Janko Tipsarevic.
Chez les dames, la tenante du titre, la Russe Maria Sharapova, devra batailler fort pour garder son bien, surtout que les concurrentes ne se font pas rares. Ainsi, il va falloir compter avec la première mondiale, l’Américaine de toutes les surfaces et l’éternelle favorite Serena Williams qui, même en baisse de régime, reste des plus menaçantes.
La Tchèque Petra Kvitová, qui a remporté son deuxième trophée dans la capitale espagnole après 2011, fait également partie des favorites pour Roland-Garros. Elle a battu au passage en demi-finale l’inévitable Serena, remportant le deuxième titre de la saison après celui de Sydney. Après une pause de deux mois début février invoquant un besoin de repos, la double-vainqueur de Wimbledon (2011 et 2014), était revenue à la mi-avril, pour offrir la qualification à la République tchèque en finale de Fed Cup aux dépens de la France. Simona Halep, Caroline Wozniacki, Eugénie Bouchard, Ana Ivanovic, Carla Suárez, Ekaterina Makarova et Andrea Petkovic pourraient jouer les trouble-fêtes.

Mohamed Fawaz

Les dix premiers
HOMMES
1 - Novak Djokovic (SER) 13 845 points.
2 - Roger Federer (SUI) 9 235 pts.
3 - Andy Murray (GBR) 7 040 pts.
4 – Tomáš Berdych (RTC) 5 230 pts.
5 - Kei Nishikori (JAP) 5 220 pts.
6 - Milos Raonic (CAN) 4 800 pts.
7 - Rafael Nadal (ESP) 4 570 pts.
8 - David Ferrer (ESP) 4 490 pts.
9 – Stanislas Wawrinka (SUI) 3 845 pts.
10 - Marin Cilic (CRO) 3 325 pts.

DAMES
1 - Serena Williams (USA) 9 361 points.
2 - Maria Sharapova (RUS) 7 710 pts.
3 – Simona Halep (ROU) 7 360 pts.
4 - Petra Kvitová (RTC) 6 760 pts.
5 - Caroline Wozniacki (DAN) 4 940 pts.
6 - Eugénie Bouchard (CAN) 4 167 pts.
7 - Ana Ivanovic (SER) 3 655 pts.
8 - Carla Suárez (ESP) 3 645 pts.
9 - Ekaterina Makarova (RUS) 3 510 pts.
10 - Andrea Petkovic (ALL) 3 315 pts.

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Éditorial
La fin de l’Histoire

Les hordes de l’Etat islamique se sont emparées de la magnifique cité antique de Palmyre, l’un des sites archéologiques les plus riches et les mieux conservés du Levant. Au-delà de la beauté des pierres, de la majesté des temples, de la splendeur des colonnades torsadées et des impressionnants monuments funéraires vieux de 2000 ans, Palmyre est un symbole. Celui d’un Machrek, berceau et creuset d’illustres civilisations, dont l’apport à l’Humanité fut crucial; symbole d’un passé glorieux, trait d’union entre l’Orient de Zénobie et l’Occident d’Aurélien, d’une continuité dans la marche de l’Histoire, d’un pluralisme ethno-religieux, qui fait la richesse de cette partie du monde. Les armées du conquérant de la Syrie, Khaled Ibn el-Walid, tout droit sorties du désert d’Arabie, n’ont pas tenté de détruire Palmyre ou d’autres sites du Levant. Les califes omeyades et abbassides, les Fatimides, les croisés, Saladin, les Mongols, les Mamelouks, les Ottomans, les colonisateurs franco-britanniques, aucun de ceux qui ont occupé, ou dominé, notre région au fil des siècles n’a songé à démolir ces vestiges du passé. Certains ne s’y intéressaient pas, d’autres, en revanche, les ont mis en valeur, estimant que pour grandir, il fallait savoir apprécier les grandes choses.Les crimes perpétrés par Daech contre les peuples du Levant et leur patrimoine archéologique n’ont pas d’équivalent dans le passé des Arabes et de l’islam. Pour cette excroissance monstrueuse d’al-Qaïda, l’Histoire commence il y a quatorze siècles, et tout ce qui vient avant doit disparaître, ce qui vient après doit faire l’objet d’une impitoyable révision afin d’en éliminer les impuretés. C’est cela l’islam du désert, dont la vocation est bien loin des préceptes du prophète Mohammad et de ceux qui, après lui, ont dirigé sa Oumma. En effaçant les traces du passé, Daech veut détruire les symboles qu’elles représentent, pour que domine sa vision d’un monde uniforme, plat, formaté, monotone, totalitaire, injuste, arbitraire, lassant et désespérant. Et c’est en construisant cet enfer, à coups de têtes tranchées, de femmes et d’enfants réduits à l’esclavage, de minorités déracinées, et de populations martyrisées, qu’Abou Bakr el-Baghadadi promet à ses hommes le paradis.Le monde n’a pas encore pris la mesure du danger que représente ce groupe pour l’Humanité. Certains pays dits «civilisés» ne déploient pas les moyens nécessaires pour endiguer sérieusement l’avancée de Daech. Sinon comment expliquer le fait que cette organisation, soumise depuis neuf mois à des bombardements aériens quotidiens menés par des dizaines d’avions, parvient toujours à agrandir son territoire? Des Etats de la région continuent de trouver des convergences d’intérêts avec Abou Bakr el-Baghdadi, partant du principe que «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Le plus dangereux est cette tentative pernicieuse de réhabilitation du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, que certains espèrent voir rayé de la liste des organisations terroristes des Nations unies. Même au Liban, il existe des naïfs qui se croient à l’abri de la menace de Daech dans toutes ses versions, et pensent jouir d’une marge de manœuvre assez large pour jouer aux malins, dans l’espoir de régler des comptes politiques avec leurs adversaires locaux. Ils n’ont pas compris que la menace est globale, que personne n’y échappera, et que l’heure de l’union sacrée a sonné depuis longtemps. 



 Paul Khalifeh
   

Santé

Les conséquences de l’accident vasculaire cérébral. Lésions, séquelles, handicaps
Un engourdissement, une impossibilité de bouger, des troubles de la parole et de la vision et une perte de sensibilité…

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