Les études en Oil and Gas. Nouveaux débouchés en perspective
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Nº 3089 du vendredi 4 mai 2018

Les études en Oil and Gas. Nouveaux débouchés en perspective

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    Les études en Oil and Gas. Nouveaux débouchés en perspective
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Les combustibles fossiles tels que le pétrole et le gaz continueront d’être utilisés dans un proche avenir. Avec les perspectives offertes par l’entrée du Liban dans le club des pays producteurs de pétrole, de nouveaux débouchés apparaissent. Magazine a interrogé le professeur Mohamed Ahmad, président du Département de génie chimique et pétrolier à l’AUB.
 

En quoi consistent ces études?
Il s’agit d’une discipline d’ingénierie qui porte sur les activités liées à la production d’hydrocarbures, qu’il s’agisse de pétrole brut ou de gaz naturel. Ces études consistent en une série d’activités allant de l’exploration à la production et au transport en passant par le forage. D’autres aspects comprennent des questions liées à l’analyse économique et aux préoccupations environnementales.

Comment évaluez-vous l’avenir du pétrole et du gaz au Liban et dans le monde? Seront-ils remplacés par d’autres ressources naturelles?
L’industrie pétrolière et gazière peut être bénéfique pour le Liban lorsque nous commencerons à réfléchir de manière adéquate sur les manières de l’investir. Un tel secteur se doit de transformer le pays, en élaborant d’autres aspects liés aux besoins de ce dernier en matière d’énergie utile pour l’industrie. Un tel acte nécessite une coordination avec les législations environnementales. Que cela nous plaise ou non, les énergies renouvelables vont de l’avant et remplacent en partie les combustibles fossiles traditionnels. L’utilisation du pétrole et du gaz pour les matières premières nécessaires à l’industrie chimique continuera de croître et pourrait s’avérer plus rentable que la seule utilisation du pétrole et du gaz pour la production d’électricité.

Quelles motivations pour entreprendre des études dans un tel domaine?
Les problèmes actuels auxquels fait face l’industrie pétrolière et gazière comprennent les nouvelles technologies d’extraction de pétrole et de gaz, y compris le pétrole et le gaz de schiste (emprisonnés dans du schiste, une roche sédimentaire déposée à l’origine sous forme d’argile et de limon). Ces problèmes renvoient à d’importantes préoccupations environnementales et écologiques paral-lèlement à celles relatives à la pollution. La technologie s’améliore aujourd’hui constamment. Ce qui n’était donc pas réalisable il y a quelques années peut être considéré, de nos jours, comme faisable, même à des prix très bas. Cet élément vient s’ajouter à la législation environnementale et à l’aggravation des problèmes liés au réchauffement de la planète. Plus encore, l’exploitation de l’énergie renouvelable à faibles coûts ainsi que l’application de nouvelles mesures d’économie d’énergie, rendront le recours au pétrole et au gaz (en tant que sources d’énergie) moins attractif. Nous témoignerons, par conséquent, d’un détournement de l’usage du pétrole et du gaz. Ces ressources seront davantage utilisées dans l’industrie chimique que dans le cadre de la production d’énergie.
Les études en «Oil and Gas» sont importantes pour les pays qui possèdent d’énormes réserves d’hydrocarbures, pouvant être produites à des prix réduits. Ces pays répondent aux besoins énergétiques et favorisent le développement industriel en utilisant ces ressources comme matières premières pour l’industrie, notamment pétrochimique. Il serait donc plus adéquat de former des ingénieurs susceptibles de s’activer dans le secteur de l’industrie pétrolière et gazière dans la région. Il n’en demeure pas moins que ce domaine continue d’attirer les jeunes, vu les salaires élevés. Ceci demeurera la principale motivation jusqu’à ce que le marché soit saturé en diplômés en génie pétrolier. Il est préférable de détenir un diplôme en génie mécanique ou en génie tout simplement avec des connaissances dans l’industrie pétrolière et gazière.

Quels sont les débouchés?
Il y aura moins d’emplois que beaucoup de personnes ne le pensent dans les secteurs du pétrole et du gaz, en particulier pour les nouveaux diplômés. Pour cause, nombreux sont les diplômés expérimentés qui sont licenciés lorsque le prix de ces ressources baisse. Ceci s’applique sur tous les employés, aussi bien sur les plans local, régional et international. Je trouve ironique que maintes universités libanaises se soient lancées dans l’instauration de cursus, d’écoles ou d’instituts formant au génie ou aux études en «Oil and Gas». Celles-ci n’ont pas correctement réfléchi aux véritables besoins du marché du travail.

Quelles compétences une telle formation nécessite-t-elle?
Une formation appropriée, en particulier en matière de santé et de sécurité, est essentielle pour les personnes travaillant dans le domaine du pétrole et du gaz. La flexibilité dans les habitudes de travail et les compétences nécessaires à l’accomplissement des tâches quotidiennes sont également importantes. Les connaissances dans des disciplines connexes peuvent, dans le même ordre d’idées, s’avérer utiles.

Comment réussir cette formation?
Les jeunes doivent s’assurer de recevoir une formation appropriée dans une entreprise internationale de grande renommée.

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
La bombe des réfugiés

Un faisceau d’indices montre que la question des réfugiés syriens sera, dans les mois à venir, une source de tensions entre le Liban et la «communauté internationale». Chaque partie a abattu ses cartes et celles dévoilées par les Nations unies, l’Union européenne et autres «organisations internationales», ne sont pas de bon augure pour les Libanais. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a mal réagi au retour de 500 Syriens réfugiés à Chébaa dans leur village de Beit Jin. D’un autre côté, la conférence de Bruxelles II, organisée le 25 avril, appelle les pays hôtes à accorder aux réfugiés syriens un statut juridique, une résidence légale et un permis de travail au sein des pays d’accueil.Le chef de l’Etat Michel Aoun a dénoncé les résultats de cette rencontre dont les conclusions mettent «en danger le Liban en proposant une naturalisation voilée des réfugiés syriens», selon un communiqué présidentiel. Le Premier ministre Saad Hariri avait déclaré, dans son intervention, à Bruxelles, que le Liban s’était transformé en un immense camp de réfugiés syriens. «Les tensions entre réfugiés syriens et communautés hôtes se sont accrues, notamment en raison d’une compétition pour les ressources et les emplois», a-t-il dit.Le Liban plaide pour un retour «digne et sûr» des réfugiés syriens, alors que l’Onu et l’UE évoquent un retour «digne, sûr et volontaire». Ce dernier mot de trop traduit un différend fondamental dans l’approche des deux parties. En effet, lorsqu’ils auront obtenu des droits juridiques, légaux, sociaux et économiques, y compris un emploi, l’éducation gratuite (comme c’est actuellement le cas) et des soins de santé, il est fort probable qu’une bonne partie des réfugiés, surtout les plus jeunes qui n’ont pas ou plus d’attaches affectives avec la Syrie, n’envisageront pas de retourner «volontairement» dans leur pays. Cela nous amène à dire que l’approche prônée par la «communauté internationale» est soit irresponsable, soit suspecte. Le Liban accueille, selon les sources de la présidence de la République libanaise, 1,8 millions de Syriens, dont un million enregistré en tant que réfugiés. Nous retiendrons ce dernier chiffre. A l’échelle de la France, c’est l’équivalent de 16 millions de réfugiés, à celle des Etats-Unis, on arrive à 80 millions d’individus. De plus, les pays occidentaux connaissent parfaitement la fragilité des équilibres communautaires sur lesquels repose le système politique libanais et combien il est délicat de maintenir dans de telles conditions un minimum de paix sociale et civile.Le Liban n’a vraiment pas de leçons d’hospitalité et de bienséance à recevoir d’une communauté internationale hypocrite, qui n’a versé jusqu’à présent que 11% de l’aide promise pour le soutenir dans l’accueil des réfugiés, selon Saad Hariri. Il n’a pas non plus d’enseignements à tirer de pays censés être riches et développés, prônant les droits de l’homme, et qui font tout un drame parce qu’ils accueillent chez eux, au compte-goutte et après maints filtres, quelques petits milliers de migrants. Le Liban refuse de trouver une source d’inspiration dans ces pays où se développe un discours raciste et xénophobe qui n’a pas trouvé racine chez nous malgré le gigantisme des problèmes engendrés par la présence d’un nombre effrayant de réfugiés. Le plus grave serait de découvrir, un jour, que l’attitude de la «communauté internationale» s’inscrit en fait dans le cadre d’un plan machiavélique, destiné à modifier la démographie du pays dans l’espoir de changer les rapports de force. Qu’elle soit irresponsable ou suspecte, naïve ou réfléchie, la position des pays occidentaux constitue une menace existentielle pour le Liban. Elle n’est pas la bienvenue et ne le sera jamais. Le chantage au racisme ou à l’aide internationale conditionnée n’y changera rien.                                                                                                                                    


 Paul Khalifeh
   

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Définie comme étant un état de sensibilité excessive du corps aux stimulations ou aux changements d’environnement intérieurs ou extérieurs, la…

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