Podologie. Quand la santé des pieds affecte celle du corps
Logo

Nº 3085 du vendredi 5 janvier 2018

Podologie. Quand la santé des pieds affecte celle du corps

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Podologie. Quand la santé des pieds affecte celle du corps
    Pieds plats, déformations plantaires, tendinite achilléenne, … Tout dysfonctionnement au niveau du pied entraîne inéluctablement des douleurs au niveau du reste du corps. Quand faut-il s’inquiéter? Explications. On n’y pense...
  •  
Notez cet article
(1 Vote)
A- A+

Pieds plats, déformations plantaires, tendinite achilléenne, … Tout dysfonctionnement au niveau du pied entraîne inéluctablement des douleurs au niveau du reste du corps. Quand faut-il s’inquiéter? Explications.

On n’y pense pas forcément, mais les pieds constituent l’une des pièces maîtresses de l’appareil locomoteur du corps. Composé d’os, de muscles et de tissus fibreux, le pied peut devenir le siège de nombreuses pathologies bénignes ou graves parfois. Celles-ci peuvent être lourdes de conséquences, et entraîner une perte d’autonomie importante.
Indispensables à la tenue et au maintien de l’équilibre, les pieds supportent la quasi-totalité du poids du corps. Ils jouent aussi un rôle d’amortisseurs grâce aux tissus graisseux localisés au niveau du talon et des métatarsiens. Avec le temps et selon les efforts déployés (excès d’appui), ces tissus tendent à disparaître, causant des douleurs. Les genoux et les hanches ne sont pas épargnés.
Parmi les maladies fréquentes à l’origine des troubles de la marche, citons l’hallux valgus, une déformation correspondant à la déviation de la base du gros orteil vers l’extérieur. Principalement dû à des facteurs génétiques, l’hallux valgus peut être provoqué par le port fréquent de chaussures étroites, à talons ou à bouts pointus. Certaines maladies comme la poliomyélite ou des rhumatismes peuvent accroître
le risque de développer une telle déformation. Le traitement est le plus souvent «conservateur», lorsque la cause est mécanique (pied plat, pied plat valgus, etc.), explique le Dr William Akiki, podologue. Cependant, quand il s’agit d’une déformation à l’état pur, l’hallux valgus nécessite une intervention chirurgicale. Le syndrome du pied plat peut, quant à lui, être provoqué par une mutation chromosomique, par une hypotonie musculaire (diminution du tonus musculaire), par une maladie neurologique touchant les muscles ou le système nerveux, comme il peut tout simplement être héréditaire. Les méthodes de traitement varient. Toutefois, il est déconseillé de traiter un enfant aux pieds plats avant l’âge de 6-7 ans. «Dans la majorité des cas, cette «déformation» se corrige de façon autonome, la formation neuromusculaire et ostéo-articulaire n’étant pas complète avant cet âge», explique le Dr Akiki. Au cas où cela persiste, le podologue peut intervenir efficacement jusqu’à l’âge de 15-16 ans avec le port de semelles orthopédiques, et la pratique d’exercices musculaires réguliers. Il reste plus difficile d’obtenir des résultats à l’âge adulte, avec un traitement similaire.

SPORT ET TALONS
Les sportifs mettent généralement 4 à 10 fois plus de surcharge au niveau de leurs pieds qu’une personne inactive. C’est le cas notamment des coureurs, des footballeurs, des joueurs de basket, de volley, de tennis, etc. Cette surcharge pondérale est en mesure de causer un mauvais alignement plantaire, de provoquer des douleurs, avec pour conséquence, une baisse de la performance physique. La solution pour l’éviter? Effectuer des bilans réguliers pour prévenir tout dysfonctionnement, opter pour des chaussures adéquates et recourir aux semelles orthopédiques.
Si les athlètes doivent prendre soin de leurs pieds, les femmes qui apprécient d’être perchées sur des hauts talons pour gagner une allure svelte et féminine, feraient bien d’être prudentes. Les chaussures à talons, qui culminent parfois jusqu’à 12 cm de haut, sont néfastes. Le 3/4 ou les 2/3 de la charge du corps pèsent ainsi sur l’avant du pied, quand il est chaussé de talons. Une hérésie quand on sait que les pieds ne devraient avoir à supporter que le tiers du poids corporel. Le port fréquent de talons hauts entraîne mauvaises postures, douleurs au bas du dos, changement du positionnement du bassin... Le Dr Akiki recommande que la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière du pied n’excède pas les 4 à 5 cm.

VRAI
Les mauvaises odeurs sont dues à la transpiration. 
Enfermés toute la journée, les pieds transpirent. L’humidité stagne et peut provoquer mycoses, verrues et mauvaises odeurs. D’où l’importance de bien les laver et les sécher. 

FAUX
L’ongle incarné ne nécessite pas d’opération.
De nouvelles méthodes permettent de l’éliminer sans chirurgie et sans douleurs, par le biais de lames spécifiques.

 

Natasha Metni

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Deux priorités en 2018

L'heure n’est pas aux bilans mais aux perspectives d’avenir. 2018 est une année charnière pour la stabilité politique du Liban et le sauvetage de son économie. La réanimation des institutions, fin 2016, après deux ans et demi de coma, avec l’élection d’un président de la République, la désignation d’un Premier ministre et la formation d’un gouvernement, reste incomplète. Elle ne sera menée à terme qu’avec le renouvellement du Parlement, dont le mandat aurait dû s’achever en juin 2013, mais qui s’est maintenu en vie en auto-prorogeant sa législature à trois reprises. Les élections parlementaires de mai 2018 sont donc une étape cruciale dans le processus de normalisation de la vie politique nationale. Ces élections sont d’autant plus importantes que la prochaine Chambre promet d’être un brin plus représentative que les précédentes, grâce notamment au mode de scrutin proportionnel, appliqué au Liban pour la première fois. Certes, la classe politique a trouvé le moyen de transformer cette avancée de géant en modeste petit pas. Elle a, par exemple, introduit le concept du vote préférentiel restrictif – dans les grandes circonscriptions les électeurs sont ainsi contraints de «préférer» un candidat uniquement originaire de leur caza, ce qui limite leur choix. Malgré cela, la nouvelle loi électorale devrait permettre de briser, partiellement sans doute, les monopoles et autres exclusivités communautaires, exercées par les mêmes partis ou figures depuis des décennies. De gros investisseurs privés ou institutionnels attendent cette échéance capitale pour arrêter leurs plans et faire connaître leurs intentions à moyen et long termes.  Les investisseurs observent aussi avec un intérêt marqué l’avancement du processus d’exploitation, par le Liban, de ses ressources en hydrocarbures. Il s’agit, là, de la seconde priorité nationale en 2018, dont dépendra, peut-être, la stabilité de la livre libanaise, et, par conséquent, la préservation de l’ordre social. Avec une dette et un service de la dette qui atteindront des sommets inégalés cette année et un ratio dette/PIB qui va encore augmenter, l’Etat aura besoin soit de recettes supplémentaires soit d’un miracle. Certes, si les forages commencent en 2019, le Liban devra attendre cinq ans avant de toucher des dividendes. Mais le seul fait que le processus soit solidement mis sur les rails est susceptible de déclencher un cercle vertueux qui permettrait, par exemple, à l’Etat libanais d’emprunter sur les marchés financiers internationaux à des taux préférentiels. Le Liban doit relever ces deux défis dans un contexte régional pas très avantageux, il est vrai, mais moins dangereux que les années précédentes, surtout en Syrie, où la guerre semble toucher à sa fin. Quoi qu’il en soit, les Libanais peuvent capitaliser sur les réalisations accomplies l’année dernière. Car, quoi qu’en disent les plus sceptiques et les gens de mauvaise foi, 2017 a été plutôt positive: une stabilité politique qui s’est manifestée dans l’affaire Hariri, une stabilité sécuritaire qui s’est concrétisée dans la victoire contre les takfiristes, et une résilience économique qui a fait ses preuves également lors de la crise de la démission du Premier ministre.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

7,9 milliards $. Les besoins des finances en 2018
Le ministère des Finances aurait besoin de 7,9 milliards $ pour couvrir ses obligations venant à échéance en 2018 alors que la solvabilité de la Banque du Liban (BDL) contribue…

Santé

Podologie. Quand la santé des pieds affecte celle du corps
Pieds plats, déformations plantaires, tendinite achilléenne, … Tout dysfonctionnement au niveau du pied entraîne inéluctablement des douleurs au niveau du…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved