Magazine Le Mensuel

Nº 3011 du vendredi 24 juillet 2015

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3 questions à Mohammad Machnouk

Le problème des déchets refait surface. Pourquoi?
Ce problème est né du fait que Beyrouth est surpeuplée et les quantités de déchets dépassent les possibilités de traitement. Il y a près de trois mille tonnes quotidiennes produites par Beyrouth et le Mont-Liban, qui étaient enfouies dans la décharge de Naamé-Aïn Drafil depuis plus de 17 ans. Avec la décision de la fermeture de cette décharge, nous sommes face à un problème.

Où en est le plan national de gestion des déchets, adopté en janvier en Conseil des ministres?
Ce plan prévoit de diviser le Liban en six régions, qui devront être gérées par des compagnies privées. Après deux appels d’offres, cinq de ces régions ont reçu des offres satisfaisantes, mais l’application du plan attend un 3e round pour Beyrouth et ses banlieues sud et est, pour lesquelles aucune offre n’a été faite.

Vous avez mentionné des blocages politiques. Les journaux parlent d’un problème avec Walid Joumblatt…
C’est ridicule de parler de différends avec M. Joumblatt. Dès le début, il y a une coopération entre nous et nous sommes toujours en contact avec le ministre Akram Chéhayeb… J’ai demandé aux habitants de Naamé de patienter, en attendant l’exécution du plan national. Nous avons même envisagé l’exportation de ces déchets. Des compagnies de plusieurs pays, dont le Portugal, le Maroc, la Turquie, l’Albanie et l’Irlande, ont proposé de les importer et de les traiter.
 

Arlette Kassas

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