Magazine Le Mensuel

Nº 3046 du vendredi 25 mars 2016

Dossier

Bank Audi. Partenaire et actrice

Très impliquée depuis de nombreuses années dans la communauté, Bank Audi a élaboré une réelle politique de responsabilité sociale conforme à ses valeurs intrinsèques. Les explications de Hasmig Khoury, directrice du département RSE, et de Jean Traboulsi, directeur du marketing et de la communication.

D’emblée, Hasmig Khoury souligne que la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) figure dans «l’ADN des dirigeants de Bank Audi depuis le départ». «Le groupe a toujours cru en la communauté en matière de santé, d’éducation, d’art et de culture, et les dirigeants de la banque ont de tout temps été très impliqués».
A partir de 2010, la stratégie en matière de RSE a été précisée et cadrée. «Bank Audi prône six valeurs auxquelles elle tient plus que tout: la transparence, le capital humain, l’innovation, l’héritage, la qualité et le rôle civique qui ont été intégrés à notre politique de RSE». Le maître-mot de cette politique concerne tout ce qui a trait à la «gouvernance», précise-t-elle. C’est une plateforme fondatrice avec quatre piliers très clairs: le développement communautaire, le développement économique et le développement humain, auxquels s’est ajoutée la protection environnementale depuis deux ans.
«Nous avons pu engager dans notre stratégie toutes nos parties prenantes, avec sur le plan interne nos collaborateurs qui s’engagent pour une cause, par exemple via du ‘‘corporate volunteering’’ avec le programme Be a hero for a day». Sur le plan externe, les clients et les fournisseurs sont invités à donner leurs avis sur les stratégies et initiatives menées par Bank Audi.
«Pour la gouvernance, Bank Audi a toujours été à l’avant-garde, note Jean Traboulsi, et ce dans nos produits, nos actions ou notre travail, en interne comme en externe. C’est vital pour le groupe pour qui la transparence compte énormément». Mme Khoury indique que «Bank Audi est le premier établissement bancaire au Liban à avoir été reconnu pour la norme Iso 26000 relative à la RSE». «Nous sommes aussi signataires du Global Compact des Nations unies et nous sommes reconnus pour nos formations en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption et de transparence», ajoute-t-elle. «De même, tous les dossiers de demandes d’investissements sont revus par des spécialistes qui recherchent les aspects sociaux et environnementaux avant de donner leur accord», explique-t-elle.
 

Habilitation des jeunes
Hormis la gouvernance, la RSE comporte bien évidemment un volet économique. Bank Audi collabore, par exemple, avec Bader depuis déjà cinq ans pour favoriser l’habilitation et l’autonomisation des jeunes et des jeunes entreprises, ou encore le programme Injaz. «C’est dans cet esprit que nous lançons aussi, cette année, la 5e édition de Grow My Business, en collaboration avec MIT et l’Association des commerçants de Beyrouth, une compétition destinée à soutenir les PME. Chaque année, une cinquantaine d’entreprises y participent». Hasmig Khoury note que la RSE transparaît aussi dans des produits bancaires comme le compte Spring pour les 18-23 ans, l’«un des produits les plus responsables» et qui apprend à ces jeunes à gérer leurs finances.
Le volet environnemental est également très important pour Bank Audi. Depuis 2012, explique Mme Khoury, le groupe mesure son empreinte carbone afin de la réduire au maximum. La banque est ainsi parvenue à une réduction de 5% sur trois ans grâce à la prise de diverses mesures dont le recyclage.
Le groupe vient par ailleurs de lancer une nouvelle initiative visant des élèves de 10-15 ans. Le site my-cfp.com (pour My carbon footprint) permet à ces derniers de mesurer leurs empreintes carbone à la maison et de mettre en œuvre des solutions pour les réduire, avec une compétition à la clé qui se clôturera en juin. Autre initiative: le lancement de la 2e édition de la Global Money Week, pour les élèves de 1ère. «Nous recevons 500 élèves issus de quatorze écoles libanaises que nous initions au monde bancaire, à l’argent plastique, à la transparence bancaire, etc.», indique Mme Khoury.
Citant l’exemple de l’Europe ou des Etats-Unis, où des comités d’entreprise sont mis en place, ou encore de l’Inde où la RSE a fait l’objet d’une loi avec des mesures incitatives, Mme Khoury regrette que ce cadre législatif n’existe pas encore dans la région. «Cela encouragerait des entreprises de tous les secteurs à s’y mettre», estime-t-elle.
La RSE peut-elle être génératrice de profit pour l’entreprise? «Pour l’heure, la RSE en est encore à un stade embryonnaire, avance Mme Khoury. En revanche, le retour sur investissement se manifeste davantage au niveau social, avec une implication positive de nos employés et partenaires qui sont fiers de faire partie d’une entreprise engagée».

Jenny Saleh

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