Magazine Le Mensuel

Nº 3056 du vendredi 3 juin 2016

Musique

La Fête de la musique 2016. Encore plus forte, encore plus ample

Le 21 juin, le rendez-vous se renouvelle; la musique emplit les coins de Beyrouth, encore plus forte, pour cette 16e édition de la Fête de la musique.

Le 21 juin, le Liban célèbre la 16e édition locale de la Fête de la musique. Beyrouth et plusieurs autres régions du pays fredonneront une même rengaine à mille voix. Pour que «la musique (soit) plus forte». C’est le slogan dont la Fête de la musique s’est doté à l’occasion de la célébration, cette année, du 35e anniversaire de sa création au niveau international.
Depuis sa naissance en France, en 1982, à l’initiative de Jack Lang, alors ministre de la Culture, la Fête de la musique a commencé à fleurir de pays en pays, autour du globe et à Beyrouth, en 2001. Faisant ainsi du Liban l’un des pays qui célèbrent, depuis le plus longtemps, cette fête qu’il s’est véritablement appropriée, comme le souligne l’ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, au cours de la conférence de presse, au Yacht Club à Zaitunay Bay, en présence du ministre de la Culture, Rony Araygi, du représentant du ministre du Tourisme, Richard Pharaon, ainsi que du directeur général de Solidere et du P.D.G. de la Blom Bank. Etaient également présents, les ambassadeurs de Suisse, François Barras, du Brésil, Jorge Geraldo Kadri, d’Uruguay, Marta Inés Pizzanelli Schenone, et l’attaché culturel à l’ambassade d’Italie.
Cette année, la Mission culturelle française, organisatrice principale de l’événement, a étendu le champ de ses collaborations avec d’autres ambassades, permettant ainsi à des groupes du monde de venir célébrer la musique à Beyrouth. De Suisse, le pianiste Marc Perrenoud, qui vient souvent à Beyrouth, souligne François Barras, à tel point que son dernier album est intitulé Hamra. D’Italie, le groupe Jazzmin se joindra aux trois groupes brésiliens, Bloco Rubra Rosa, Banda Independência et Naimando em pas duo. Et d’Uruguay, le ténor Eduardo Fleitas Amir, qui aura ainsi l’occasion de venir pour la première fois au pays de ses ancêtres, puisqu’il est d’origine libanaise. Sans oublier, évidemment, de France, le groupe Baden Baden, ainsi que Mélissa Briaud. Tous ensemble, aux côtés des groupes et musiciens libanais, ils feront résonner la musique, sans distinction ou hiérarchie, dans une diversité de styles et de genres. Jazz, pop, rock, électro, musique classique, traditionnelle, acoustique… La plus joyeuse bande-son de l’année, au détour des coins et recoins de Beyrouth, aux Thermes romains, aux rues Foch et Allenby, aux Beirut Souks, à Zaitunay Bay à Saïfi, dans les églises tout autour du centre-ville, mais également à Gemmayzé, Geitaoui, Hamra et dans les clubs…
 

Le centre-ville pour tous
«Cet événement annuel est l’occasion d’insuffler un vent de joie et de jeunesse dans le centre-ville de Beyrouth», selon le ministre Araygi, «en réaffirmant haut et fort qu’il appartient à tous les Libanais, et que ses places et ses rues sont autant d’espaces pour la libre expression artistique et démocratique».
Le rendez-vous se renouvelle, dès 17h, dans les églises, 19h sur les différentes scènes, chacune se distinguant par une touche musicale précise, et jusqu’à l’aube, en sonorités électros… Plus d’une dizaine de scènes réunissant près de 80 groupes, une fête élargie cette année à travers un parcours «Off », puisque différents lieux de rencontres et d’échanges culturels ont accepté d’ouvrir leurs portes la semaine et le week-end avant le Jour J, comme L’appartement et l’Onomatopoeia à Sioufi, Salon à Hamra, mais aussi Colonel à Batroun ou le Festival Beirut and Beyond à Station, qui accueilleront des concerts et des événements dans le cadre de la Fête de la musique. Une fête qui sera célébrée aussi dans diverses régions libanaises, à travers les antennes de l’IFL, Jounié (17 juin), Deir el-Qamar (18 juin), Tripoli et Batroun (19 juin), Zahlé (20 juin) et Kahalé, ainsi que Beyrouth évidemment (21 juin) et Saïda et Zahlé (24 juin).
«La Fête de la musique est une journée exceptionnelle pour toutes les musiques et pour tous les publics, affirme Emmanuel Bonne. Elle est une manifestation ouverte, source d’échanges et de découvertes». D’ailleurs, à cette occasion, Jack Lang, l’initiateur de cette fête, sera au Liban pour célébrer «Beyrouth comme capitale de culture, de musique, comme ville de dialogue, et pour rendre hommage au dynamisme libanais».

Nayla Rached

Retrouvez la programmation Fête de la musique à Beyrouth sur Facebook, Twitter, Instagram…

Waynak
Pour sa 16e édition, la Fête de la musique bénéficiera du soutien exclusif de Waynak, une nouvelle application qui sera inaugurée avec cet événement. Parce qu’il est souvent difficile de trouver la localisation exacte d’un événement ou retrouver un ami, Waynak est l’application idéale pour répondre à ce problème de manière simple, ludique et précise.
www.waynakapp.com

Related

Rodge. Un DJ porté par sa passion

admin@mews

Hugh Coltman à Liban Jazz. Hymne à la joie

admin@mews

Résonance sacrée. Bach et Mozart pour faire taire les guerres

admin@mews

Laisser un commentaire