Magazine Le Mensuel

Nº 3073 du vendredi 6 janvier 2017

Confidences hommes et femmes

Confidences personnalités

Fenianos, un homme de l’ombre
Evoluant discrètement dans l’ombre, le nouveau ministre des Travaux publics et du Transport, Youssef Fenianos, est l’homme chargé des dossiers délicats par le député de Zghorta, Sleiman Frangié. Membre des Marada depuis l’âge de 14 ans, cet avocat est le dépositaire des secrets de la relation du bey avec le Hezbollah. Il entretient d’excellents rapports avec le chef de l’Unité de liaison et de coordination du parti chiite, Wafic Safa, depuis plus de dix ans, et jouit de la confiance totale des hauts dirigeants du parti. Il connaît bien les responsables des différents services de sécurité libanais, avec qui il est en contact permanent. M. Fenianos a grimpé un à un les échelons des Marada, aux côtés de Sleiman Frangié, dont il est l’un des plus proches conseillers et l’émissaire discret pour les missions difficiles.

Trois ans de détention… sans procès
La détention, depuis trois ans, de Bahige Abou Hamzé, l'ancien gestionnaire des biens et des investissements du leader druze, Walid Joumblatt, commence à faire grincer des dents un certain nombre de juristes à Beyrouth. Des avocats n'hésitent plus à critiquer ouvertement le fait que
M. Abou Hamzé soit détenu depuis plus de 1 000 jours sans procès, estimant que cette affaire porte préjudice à la réputation de la Justice libanaise. Ils regrettent l'enchevêtrement, dans cette affaire, de la vengeance personnelle, de l'abus de confiance et du détournement de fonds.

Des racontars
Une source de sécurité a qualifié de «racontars» les informations selon lesquelles Habib Chartouni, l'assassin de Bachir Gemayel, serait venu au Liban, début novembre, pour y rencontrer les dirigeants du Parti syrien national social (PSNS), auquel il était affilié lorsqu'il a perpétré l'attentat qui a coûté la vie au président élu, le 14 septembre 1982. Ces informations avaient été rapportées par des sites Internet et reprises par les réseaux sociaux, à l'occasion de l'ouverture de procès de M. Chartouni, le 25 novembre. L'audience a été reportée à mars 2017 par le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Jean Fahd. Ceci dit, un collectif d'«amis de Habib Chartouni» a organisé, le 22 novembre, une cérémonie de soutien à l'assassin présumé dans une salle du restaurant al-Saha, sur la route de l'aéroport.   

Bons baisers de la ville d’Alep
Des journalistes libanais, qui se rendent régulièrement à Damas, ont indiqué qu’une pluie de messages de félicitations s’est abattue sur de hauts responsables politiques et militaires syriens après la prise de la ville d’Alep par l’armée syrienne et ses alliés.  L’information aurait pu paraître banale si les responsables syriens n’avaient pas précisé que, parmi ces personnalités libanaises, certaines n’étaient plus entrées en contact avec des dirigeants syriens parfois depuis plus de cinq ans.

Gebran Bassil
Le ministre des Affaires étrangères et président du Courant patriotique libre (CPL) a refusé de valider les élections internes de son parti dans huit villages et localités, en raison de l'absence de toute représentation féminine au sein de ces instances de base. Le règlement interne du CPL exige, en effet, que les femmes soient présentes à tous les échelons du parti, sans pour autant fixer de quota.

 

 

 

Dima Sadek
La journaliste de la LBCI a exprimé, avec ferveur, sa solidarité avec les civils d'Alep-Est. Elle a cependant commis une grave erreur éthique et professionnelle, en publiant sur Twitter, le 13 décembre, une photo d'une rue jonchée de cadavres, prétendument prise à Alep, avec le commentaire: «Quelle victoire célébrez-vous!». Il s'agissait, en fait, de l'attentat qui a coûté la vie à l'ancienne chef du gouvernement pakistanais, Benazir Bhutto, en 2007.

 

 

 

 

Mikati choisit Berry et Frangié
L’ancien Premier ministre, Najib Mikati, a choisi le camp de l’opposition au mandat du président Michel Aoun. Le député de Tripoli ne s’est pas contenté de glisser un bulletin blanc dans l’urne lors de l’élection présidentielle au Parlement, le 31 octobre dernier. Il a tenu à marquer sa position en déclarant, à l’issue d’une visite à Tammam Salam, que le premier gouvernement du mandat Aoun, présidé par Saad Hariri, «n’a rien du changement et de la réforme». M. Mikati a donc choisi de se ranger du côté des «opposants» au mandat, dont les figures de proue sont le président du Parlement, Nabih Berry, et le député de Zghorta, Sleiman Frangié. Des sources tripolitaines pensent, cependant, que l’ancien chef du gouvernement n’ira pas jusqu’à conclure une alliance électorale avec Achraf Rifi aux prochaines législatives, car ses deux nouveaux alliés ne seraient pas en mesure de couvrir le discours extrémiste de l’ancien directeur des FSI à l’égard du Hezbollah.

La bataille du Chouf
La nomination par le président Michel Aoun du sunnite Tarek el-Khatib à l’Environnement en a surpris plus d’un. Pourtant, cet avocat est un aouniste de la première heure. Il se rendait en secret au palais de Baabda, en 1989, et est resté en contact avec le «général» pendant son exil parisien. Président du conseil municipal de Hasrout depuis dix-huit ans, M. Khatib a obtenu le soutien de 37% de la base aouniste aux élections préliminaires pour le choix des candidats aux législatives. Sa nomination au gouvernement a poussé les observateurs à dire que la bataille électorale du Chouf a déjà commencé.  

L’erreur de jugement d’Abou Faour
Des sources bien informées affirment que l’ex-ministre de la Santé, Waël Abou Faour, a été écarté par Walid Joumblatt du gouvernement en signe de punition pour une erreur de jugement. Dépêché en octobre à Riyad, M. Abou Faour avait informé M. Joumblatt que les dirigeants saoudiens  n’appuyaient pas l’élection de Michel Aoun. A cause de ce briefing  inexact, le leader druze et le président Nabih Berry avaient perdu la bataille.  

La cabale de Noël, à Tripoli
La participation du mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek el-Chaar, à la cérémonie d’illumination de l’arbre de Noël, le 15 décembre, à l’initiative de Violette Mohammad Safadi, a suscité de vives critiques dans les milieux islamistes. Prétexte avancé: il est inopportun de participer à un tel événement pendant que «les musulmans d’Alep souffrent». Même le chef de cabinet du mufti, cheikh Majed Darwich, a participé à la cabale, en exprimant, sur Twitter, sa désapprobation, avant de supprimer ses propos. Des sources informées affirment que, derrière cette campagne de dénigrement, se cache une tentative d’empêcher le mufti Chaar, qui passe à la retraite dans un an, de proroger son mandat.

Les principes passent d’abord
Le ministre de la Justice, Salim Jreissati (CPL), a décliné l'offre de son prédécesseur, Achraf Rifi, d'organiser une cérémonie de passation de pouvoir au ministère. Le nouveau Garde des Sceaux a justifié sa décision par une question de «principe», du fait que M. Rifi était démissionnaire. Par conséquent, il ne pouvait pas lui remettre le flambeau. C'est donc le directeur général du ministère de la Justice qui a remis les clés au nouveau patron.

 

Soutien résolu de Safadi à Aoun
L'ancien ministre et actuel député de Tripoli, Mohammad Safadi,  a choisi de soutenir résolument le mandat du président Michel Aoun, pour lequel il a voté au Parlement, bien que cette démarche ne jouisse pas d'une grande popularité dans sa ville. Une source tripolitaine précise que le soutien de M. Safadi au mandat Aoun est un acte de conviction. Il est prêt à se rapprocher de Saad Hariri, avec lequel il n'a jamais entretenu de rapports cordiaux, si cela s'avérerait nécessaire pour défendre son positionnement.

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