Pluies, vents et neige. Zina paralyse le Liban
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Nº 2983 du vendredi 9 janvier 2015

Pluies, vents et neige. Zina paralyse le Liban

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Peu après les célébrations explosives de l’année 2015, le climat se met de la partie. C’est au tour de la tempête Zina de déferler sur le Liban, apportant avec elle froid, neige, pluie et vent violent.

Vents violents, chutes de neige et inondations ont perturbé le Liban et quelques pays de la région. Les autorités libanaises ont suspendu, mardi, durant une heure, le trafic aérien à l’Aéroport international de Beyrouth. Le ministre de l’Education, Elias Bou Saab, a décidé la fermeture des écoles privées, publiques et techniques, mercredi, en raison de la tempête baptisée Zina, touchant le Liban, ainsi que plusieurs pays du Moyen-Orient, selon l’Agence nationale d’informations (Ani). Le ministre a toutefois laissé les universités «prendre la décision adéquate concernant la suspension ou non des cours».
Selon les pronostics de Abdel-Rahman Zawawi, chef du département de météorologie à la direction de l’aviation civile au Liban, la vitesse du vent a atteint les 90 km/h dans la nuit du lundi à mardi surtout au nord du Liban. La neige est tombée à une altitude de 1 400 mètres formant une couche blanche de 60 cm d’épaisseur sur la région des Cèdres et pourrait arriver à 130 cm durant et après la tempête dans la même région.
L’arrivée de Zina, annoncée depuis la Grèce, a été accompagnée, mardi, d’une baisse des températures, d’orages, de vents forts et de neige à partir de1 200 m d’altitude le matin et de 800 m d’altitude le soir. Les températures sont descendues à 4 degrés sur les côtes nord du pays. La mer est particulièrement démontée avec des vagues de trois à quatre mètres de hauteur. Une montée qui a notamment ravagé l’ancien port historique de Byblos. Des restaurants à proximité du port ont été inondés par les vagues violentes. Dans d’autres régions du littoral, des maisons ont subi le même sort.
Des vents violents d’une vitesse de plus de 80 km/h ont frappé le Akkar, au Liban-Nord, dans la nuit de lundi et durant la matinée de mardi, provoquant des dégâts considérables, rapporte l’Ani.
Le département de météorologie avait également prévu pour mercredi de la neige à 600 m d’altitude et à 500 m dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette forte dépression devrait s’étendre sur plusieurs jours engendrant la formation de couches de verglas sur les routes de montagnes. Face à ces prévisions, la Direction des Forces de sécurité intérieure (FSI) a alerté les automobilistes, leur demandant de les éviter si possible ou d’équiper leurs véhicules de chaînes et de s’assurer que les routes sont praticables. Les pêcheurs ont été, eux aussi, appelés à ne pas prendre la mer. Tout citoyen a la possibilité de joindre la direction au numéro d’urgence 112.
Le ministre des Travaux publics, Ghazi Zaaïter, a de même confirmé dans une rencontre avec les journalistes à Baalbeck, que son «ministère est mobilisé pour faire face aux tempêtes. Nous avons donné des directives pour la location des équipements nécessaires. Nous espérons qu’aucun problème ne se posera. Certaines routes de montagne peuvent devenir impraticables. Nous essayerons de les rouvrir. Nous devons nous conformer aux directives des forces de l’ordre», a-t-il précisé.
Abdel-Rahman Zawawi a même indiqué que la quantité de pluie a dépassé cette année de loin celle de l’année dernière (460 mm de pluie cette année contre 220 mm l’année passée) et que la moyenne générale en quantité des pluies au Liban, était supposée être tombée sur une durée de 30 ans. La moyenne de 350 mm a ainsi atteint les 460 mm.
La tempête Zina, baptisée Hoda dans d’autres pays de la région, ne s’est pas limitée au Liban. Les mauvaises conditions météorologiques ont conduit plusieurs pays  à prendre des mesures similaires, incitant leurs citoyens à la vigilance.
En Jordanie, par exemple, les ministères et autres institutions gouvernementales ont suspendu leurs activités, mercredi, tandis que les examens officiels, prévus mercredi et jeudi, ont été reportés.  
La vague de froid a également perturbé une bonne partie de la Turquie où les accidents de la circulation ont fait un mort et de nombreux blessés, entraînant également annulations de vols et coupures d’électricité.

Natasha Metni

Détails chiffrés
Beyrouth-aéroport
De vendredi 2 janvier 8h à dimanche 8h:
27,8 mm.

Depuis septembre: 440,2 mm. n Au cours de la même période de l’année dernière: 235,6 mm. n Moyenne sur 30 ans: 345 mm.

Békaa-Zahlé
De vendredi 2 janvier 8h à dimanche 8h:
23,8 mm.

Depuis septembre: 281,8 mm. n Au cours de la même période de l’année dernière: 157,4 mm. n Moyenne sur 30 ans: 227 mm.

Tripoli
De vendredi 2 janvier 8h à dimanche 8h:
37,8 mm.

Depuis septembre: 458,3 mm. n Au cours de la même période de l’année dernière: 250,9 mm. n Moyenne sur 30 ans: 358 mm.

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Éditorial
Les loups ne sont plus solitaires

Les mots ne sont pas assez forts pour condamner le terrible massacre perpétré mercredi dans les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo, en plein cœur de Paris. Quelle que soit l’opinion que l’on puisse porter à la ligne éditoriale de cette publication, souvent accusée d’avoir exacerbé l’islamophobie en France, aucune circonstance atténuante ne peut justifier ce crime odieux. Car, ne l’oublions jamais, le principal pilier de la liberté d’expression est de pouvoir consulter toutes les idées sans être forcément contraint d’y adhérer et, aussi, en ayant toujours la possibilité de les critiquer. L’enquête vient tout juste de commencer mais on peut, d’ores et déjà, formuler quelques observations. Le choix de la cible n’est pas fortuit ou arbitraire, il est, au contraire, éminemment politique. Comme en septembre 2001, les terroristes ont frappé un symbole de l’Occident, économique à New York, culturel à Paris. C’est, pensent-ils, un investissement d’avenir, qui leur permettra d’attirer de nouvelles recrues partout dans le monde. Le déroulement de l’attaque montre, sans l’ombre d’un doute, que les assaillants ne sont pas des amateurs. Non seulement ils ont suivi un entraînement militaire, mais ils semblent également avoir fait leur baptême du feu sur l’un des nombreux champs de bataille éparpillés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. La façon de tenir leur arme, leur manière de se déplacer, leur sang-froid, la planification de l’attaque et du repli sont autant d’indices qui le confirment. Il s’agit d’un scénario inattendu. Les services de renseignements occidentaux s’attendaient à des attentats commis par des «lone wolf», ce fameux «loup solitaire», qui agit seul, sans véritable préparation, en choisissant sa cible arbitrairement, à l’instar des attentats contre le restaurant de Sydney, le Parlement canadien ou, encore, contre des agents de police, comme cela s’est produit à New York, le 23 octobre dernier. L’attaque contre le siège de Charlie Hebdo porte plus la signature d’al-Qaïda que de Daech. Elle prouve que la menace terroriste est bien plus grave que ne l’imaginaient les services de renseignements. Des cellules dormantes, bien organisées, motivées, disposant d’une bonne logistique, y compris des bases de repli, existent en France et, sans doute, dans la plupart des pays occidentaux. Faut-il s’en étonner? Pas le moins du monde. C’est, en effet, la conséquence inévitable du «printemps arabe», dont le principal résultat est non pas d’avoir accordé la liberté aux peuples, mais d’avoir provoqué l’effondrement des Etats et l’implosion des sociétés. Et, on ne le dira jamais assez, le terrorisme de type islamiste ne peut se développer et prospérer que lorsque le pouvoir central s’effondre ou s’affaiblit. Cela s’est produit en Somalie, au Yémen, en Libye, en Irak et en Syrie. Dans d’immenses sanctuaires, parfois affublés du titre de «califat», les chefs du jihad mondial ont eu tout leur temps pour former des légions de terroristes, composées de dizaines de milliers de fous furieux, recrutés dans plus de 80 pays, dont près de 8000 ressortissants occidentaux. Une partie d’entre eux est certainement rentrée pour mettre en pratique ce qu’elle a appris. D’autres attentats auront lieu dans les pays qui ont encouragé la migration des extrémistes vers les «terres promises du jihad», ou qui ont tardé à réagir face à ce phénomène, pourtant visible dès le départ. Pour éradiquer ce mal, il faut mettre un terme au processus de démembrement des Etats et reconstruire le pouvoir central là où les «révolutions» l’ont remplacé par la loi de la jungle.


 Paul Khalifeh
   

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