Challenge Startupper de l’année par Total. «Soutenir le développement socioéconomique»
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Nº 3100 du vendredi 5 avril 2019

Challenge Startupper de l’année par Total. «Soutenir le développement socioéconomique»

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    Challenge Startupper de l’année par Total. «Soutenir le développement socioéconomique»
    En marge de la remise des prix décernés aux lauréats du Challenge Startupper de l’année par Total, Daniel Alvarez, Directeur général de Total Liban, a répondu aux questions de Magazine....
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En marge de la remise des prix décernés aux lauréats du Challenge Startupper de l’année par Total, Daniel Alvarez, Directeur général de Total Liban, a répondu aux questions de Magazine. Par Joëlle Seif

Dans quel cadre s’inscrit l’initiative du Challenge Startupper de l’année par Total?
Total est une entreprise pétrolière qui exerce la politique de responsabilité sociétale  ou corporate social responsibility dans un souci d’avoir un impact positif sur l’ensemble de l’environnement du marché. C’est en Afrique que fut lancée la première édition du Challenge Startupper de l’Année par Total  en 2015. Devant le succès de cette initiative, le groupe Total a décidé de l’étendre à une soixantaine de pays en 2018. Ce n’est pas une démarche économique et Total n’agit pas dans le but d’investir dans des start-up pour réaliser des profits. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la volonté de Total de soutenir le développement socioéconomique des pays dans lesquels le groupe est implanté à travers le monde. Il contribue localement au renforcement du tissu social, à travers l’appui apporté aux entrepreneurs les plus innovants, dans la réalisation de leur projet.

Quels sont les critères de sélection des candidats?
Au départ quelque 300 dossiers ont été soumis, dont plus de 90 ont été retenus. La première sélection a été faite sur base des questions fermées du questionnaire en ligne. Dans une deuxième phase, l’agence Sparknews a revu les dossiers et a sélectionné 15 finalistes qui ont présenté leurs projets. Trois aspects importants ont été retenus pour la sélection. D’abord, le caractère innovateur de la start-up au niveau de l’idée, de la technique et du concept. Ensuite l’impact social ou l’utilité pour la société et finalement, la faisabilité et l’applicabilité de l’idée.

Quels seront les prix décernés?
Le premier prix est d’un montant de 12 500 euros, le second de 7 500 euros  et le troisième de 5 000 euros. En outre, les trois lauréats bénéficieront d’un coaching ainsi que d’une campagne de communication pour donner de la visibilité à leur projet. En outre, l’affichage dans les stations-service Total portera sur les gagnants. Le label «coup de cœur féminin» est décerné pour primer le meilleur projet féminin. Généralement, le monde des start-up est un univers masculin et c’est la raison pour laquelle nous avons voulu encourager les initiatives féminines. Toutes les gagnantes du label «coup de cœur féminin» seront invitées à Paris pour suivre une semaine de formation. Les projets présentés concernent plusieurs domaines: la santé, le traitement des déchets, l’environnement, les transports, le développement de la jeunesse, etc.… La composition du jury est très diversifiée, chacun venant d’un monde différent.

Joëlle Seif

 

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Éditorial
Ces mafias qui nous gouvernent

La situation économique et financière a atteint un tel bas-fond que l’édifice risque de s’écrouler sur tout le monde. Le cercle vicieux déficit/dette/hausse des taux d’intérêt/baisse de la consommation/chômage risque de se refermer durablement si des mesures d’urgence ne sont pas adoptées. Pour ne prendre que l’exemple de l’électricité, chaque mois qui s’écoule coûte au Trésor 160 millions de dollars. Le temps est compté, et pourtant, les dirigeants ne semblent pas pressés. Le gouvernement a été formé il y a maintenant plus de deux mois et il n’a encore pris aucune décision sérieuse susceptible de freiner la chute. Celle-ci sera tellement brutale que le pays aura du mal à s’en remettre. Ce n’est plus de l’incurie mais carrément de l’irresponsabilité qui s’apparente à une haute trahison. Tous savent que le pays n’a jamais traversé une situation économique et financière aussi mauvaise, même du temps de la guerre civile. Malgré cela, ils continuent à palabrer, à polémiquer, à se livrer à leur jeu favori de la surenchère stérile et destructrice. Ce n’est plus de l’insouciance mais une perverse complicité avec ces mafias sectorielles qui contrôlent des pans entiers de l’économie et du commerce, et qui font des milliards, dans l’illégalité et l’impunité les plus totales, au détriment du portefeuille et de la santé de centaines de milliers d’honnêtes citoyens, qui, malgré leur dur labeur, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois. Sinon comment expliquer les tergiversations, les lenteurs, le laxisme et autres travers qui rythment l’action (ou faut-il dire l’inaction!) de ceux qui nous gouvernent? Pour ne parler que des générateurs privés, ceux-ci génèrent (en plus des particules hautement polluantes) entre un milliard et un milliard et demi de dollars par an. Cette manne providentielle est appelée à tarir progressivement puis à disparaître définitivement si le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité est mis en œuvre comme prévu. Les propriétaires sans scrupules de ces générateurs, qui n’ont pas hésité, il y a quelques mois, à plonger 4 millions de Libanais dans l’obscurité pour faire pression sur l’Etat, accepteront-ils candidement de fermer boutique? Certains d’entre eux n’ont-ils pas comme partenaires, ou comme complices ou protecteurs, des hommes politiques hauts placés? N’utiliseront-ils pas leur influence, achetée à coups de pots-de-vin et autres cadeaux pernicieux, pour saboter le plan de réhabilitation de l’électricité? Ce cas de figure, il faut le multiplier par cent, par mille peut-être, pour d’autres secteurs de l’économie, du commerce et des finances. Tant que les passerelles ne sont pas coupées entre les mafias et les dirigeants, tant que le tri n’est pas fait entre les affairistes et les hommes d’Etat, l’espoir de voir un véritable changement s’amorcer dans le pays reste mince.


 Paul Khalifeh
   

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