La facture, de la Compagnie Free-Vol. Du théâtre pour la bonne cause
Logo

Nº 3102 du vendredi 7 juin 2019

La facture, de la Compagnie Free-Vol. Du théâtre pour la bonne cause

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    La facture, de la Compagnie Free-Vol. Du théâtre pour la bonne cause
    La Compagnie Free-Vol qui rassemble des comédiens amateurs mais passionnés, investit les planches du théâtre Tournesol avec La Facture, une pièce signée Françoise Dorin, du 14 au 26 juin. Les...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

La Compagnie Free-Vol qui rassemble des comédiens amateurs mais passionnés, investit les planches du théâtre Tournesol avec La Facture, une pièce signée Françoise Dorin, du 14 au 26 juin. Les bénéfices de chaque représentation seront reversés à une association. Une belle soirée pour une belle cause.


La compagnie Free-vol débarque pour onze représentations avec une nouvelle comédie qui réjouira sans aucun doute le public friand de bonne humeur et de rire. Intégralement composée de comédiens amateurs, mais tous passionnés par la scène, la joyeuse troupe adapte cette année La Facture, une pièce de l’écrivain Françoise Dorin. L’histoire? Noëlle Alban est une femme à qui tout réussit. Elle est douée d’une chance incroyable. Prenant conscience de tout ce bonheur, Noëlle s’effraie d’un jour devoir payer la facture. Ses amis, qui s’emploient à la protéger, empoisonnent son existence avec cette perspective. Tant qu’à la payer, autant ne pas traîner et provoquer le malheur. Ode à la liberté de la femme, cette pièce de Françoise Dorin propose des dialogues et des situations piquantes, dans lesquels l’écrivain livre son point de vue sur la société, les relations hommes-femmes, l’adultère, la chance, etc.

Six mois de répétitions
Valérie Debahy, fondatrice de la compagnie et metteuse en scène campe avec brio le rôle Noëlle Alban, accompagnée sur scène par six autres comédiens. Elie Nabaa interprète Joachim, son frère dépressif et abonné à la malchance sur scène; Cynthia Samneh, sa meilleure amie déjantée Ninouche; Zahi Tabet et Haitham Herzallah campent tous deux les amants invétérés de Noëlle Alban, tandis que Maryline Jallad, dont c’est la deuxième année avec la compagnie, s’est glissée dans le rôle de France, la nouvelle femme de chambre. Tout ce petit monde est régenté par l’intendante, Madame Alice, (Patricia Takla Baddour), l’ancienne maîtresse du père qui voit d’un très mauvais œil l’arrivée de la nouvelle femme de chambre en laquelle elle n’a aucune confiance. La pièce qui sera jouée durant onze représentations est le résultat de 6 mois de répétitions assidues. A la troupe sur scène, il faut aussi ajouter en coulisses, tous ceux que le public ne verra pas: Josiane Dagher au maquillage, Rima Hadjithomas et Câline Assaf aux costumes, Antoine Char à l’éclairage et la musique, Sandra Moucachen aux accessoires, Valérie Ghammachi au décor et Jean-Elie Jed pour la conception du programme.
Un travail d’autant plus remarquable qu’il est au bénéfice, comme chaque année depuis 2012, de 11 associations à caractère social (voir encadré). Les recettes de chaque représentation leur reviendront et leur permettront de poursuivre ou d’engager leurs missions caritatives. L’initiative de la compagnie fonctionne puisque, grâce à son réseau de bénévoles, sponsors et donateurs, elle a réussi, depuis ses débuts, à rassembler 380 000$ pour les œuvres de bienfaisance. Aucune raison donc de se priver d’une belle soirée de rire, qui bénéficiera à une belle cause, soyez-en sûrs.
Réservations directement auprès des associations.

Au profit de...
14 juin: La caisse d’entraide des Créneaux
15 juin: Association des anciens de l’USJ
16 juin: al-Chafaka
17 juin: Beit el-Baraka
19 juin: A tout cœur
20 juin: Faire face
21 juin: Saint Vincent de Paul
22 juin: Les enfants du Levant
24 juin: AFMM
25 juin: Saint Antoine de Padoue
26 juin: IRAP.

Jenny Saleh

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
L’inacceptable dictaturedes agences de notation

Le gouvernement avait à peine approuvé le projet de budget 2019 que l’agence de notation internationale Standard & Poor’s (S&P) se fendait d’un commentaire négatif, expédié sous forme de mail. Signé par Zahabia Salim Gupta, analyste chargée du Liban à S&P, le communiqué estime que l’objectif de réduction de déficit public annoncé par le gouvernement libanais pourrait ne pas suffire à redonner confiance aux investisseurs. «Nous estimons que le déficit atteindra environ 10% du PIB en 2019 (…) En l’absence de mesures substantielles pour augmenter les recettes de l’État et réduire ses dépenses, nous tablons sur une augmentation du ratio dette/PIB, qui atteindra un seuil de 160% en 2022», a notamment affirmé Zahabia Salim Gupta.Ce jugement précipité – de l’avis des plus éminents experts économiques libanais – qui donne un mauvais signal à la communauté des affaires, aux investisseurs et aux citoyens libanais, suscite de nombreuses interrogations de par son timing et ses objectifs réels. Pour quelqu’un qui brandit l’argument de la «confiance», Mme Gupta n’a pas l’air très soucieuse d’aider à la rétablir. Sauf si son véritable but est justement de procéder à un travail de sape de ce qu’il reste de confiance dans l’économie libanaise et dans sa capacité à se redresser.En lisant ces lignes, certains nous accuseront de voir des complots partout. Libre à eux de se complaire dans leur naïveté et de continuer à prendre pour parole d’Evangile ce qui est émis par ces sacro-saintes institutions internationales. Libre à eux, aussi, de ne pas douter des compétences de ces experts et de refuser de leur attribuer des intentions douteuses.Pour notre part, nous gardons en mémoire les graves dysfonctionnements des agences de notations qui se sont lourdement trompées à plusieurs reprises ou qui ont failli au rôle de régulateur qui leur a été conféré, sans qu’elles ne le méritent réellement.L’incapacité des grandes agences à anticiper la crise des subprimes aux Etats-Unis, en 2007-2008, a soulevé de nombreuses interrogations non seulement quant à leurs réelles compétences et à leur efficacité mais aussi au sujet de leur code d’éthique et de leur échelle de valeur. Ceux-ci semblent essentiellement guidés par la profitabilité.Concernant Standard & Poor’s, nous rappelons à ceux qui s’émerveillent devant ses jugements, que cette agence, comme toutes les autres d’ailleurs, collectionnent les prestations douteuses. L’agence a été publiquement sanctionnée en juin 2014 par l’Autorité européenne de surveillance des agences de notation pour avoir «par erreur» annoncé une dégradation de la note de la France en 2011.En 2015, la Securities and Exchange Commission (SEC) aux Etats-Unis a décidé de bannir pour un an Standard & Poor’s de l’un des marchés d’émission de dette les plus lucratifs, celui de l’immobilier commercial. Cette sanction, assortie d’une amende de 60 millions de dollars, a été prise car S&P a émis des notes trop complaisantes sur des obligations intégrant des prêts hypothécaires subprimes ayant alimenté la crise financière.Même le Sénat américain avait révélé dans un rapport que Moody’s et Standard & Poor’s avaient eu des comportements éthiques discutables et condamnables.La liste des couacs est longue mais nous en resterons là. Nous préférons accorder la primauté aux experts libanais, reconnus dans le monde entier pour leurs compétences, plutôt qu’à des «analystes» aux sombres desseins. Ce sont les Libanais que nous écouterons. Qui a dit que nul n’est prophète en son pays?  


 Paul Khalifeh
   

Santé

La brucellose. Une maladie qui regagne du terrain
En 2019, le nombre de personnes atteintes de brucellose est en nette augmentation. Bien que les données chiffrées ne soient…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved