Confidences Liban
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Nº 2979 du vendredi 12 décembre 2014

Confidences Liban

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    Les islamistes s’activent à Aïn el-Heloué Les responsables sécuritaires palestiniens dans le camp de Aïn el-Heloué redoutent, comme ils le disent, que les activités des groupes islamistes dans leur enclave ciblent...
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Les islamistes s’activent à Aïn el-Heloué
Les responsables sécuritaires palestiniens dans le camp de Aïn el-Heloué redoutent, comme ils le disent, que les activités des groupes islamistes dans leur enclave ciblent deux objectifs. Le premier consiste à provoquer un affrontement à l’intérieur du camp visant à étendre leur emprise sur un plus grand nombre de quartiers. Le deuxième est de transformer Aïn el-Heloué en base pour des attaques terroristes qui pourraient cibler des intérêts occidentaux au Liban. Ces responsables font remarquer que l’«émir» d’al-Nosra au Liban, Oussama Chéhabi, a reçu, il y a quelque temps, un délégué irakien de Daech, ainsi que des chefs islamistes syriens et yéménites. Au menu, coordination des activités à venir. L’Armée libanaise a consolidé ses barrages à l’entrée du camp où elle procède à un contrôle systématique de tous ceux qui entrent au camp, elle a aussi mobilisé des soldates pour fouiller les femmes.

 

Le Hezbollah appuie toujours Aoun
Si le candidat du Hezbollah à la présidence de la République est le général Michel Aoun, ce n’est pas uniquement pour des motifs de probité ou de politesse, mais aussi par conviction et par choix stratégique, lié à l’équilibre national, et pour des raisons d’équité envers les chrétiens du Liban… C’est ce qu’affirment les proches de Haret Hreik qui poursuivent: si le Moustaqbal s’attend à ce que le Hezbollah lâche Aoun, il se trompe, il ferait mieux de convaincre l’Arabie saoudite de modifier sa position et de renoncer au veto qui frappe le général.


Khaled Daher récidive contre l’armée
Quelques jours après la déclaration de l’ex-président Saad Hariri dans laquelle il a proclamé son soutien clair et sans réserve à l’armée, et après que celle-ci eut bénéficié de la couverture du Moustaqbal pour mener à bien le plan de sécurité à Tripoli et au Nord, le député Khaled Daher s’est déchaîné contre la troupe, son commandement et ses Renseignements. Cette attaque renouvelée du député du Akkar pose la question de sa relation avec le Moustaqbal, comme celle de la position de ce bloc face à cette franche insubordination aux orientations du courant auquel Daher est supposé adhérer.



Nuages entre Rabié et Aïn el-Tiné
Le général Michel Aoun est dépité par le président Nabih Berry. Après avoir fait adopter la prorogation, le chef de l’Assemblée lui a tourné le dos et s’est lancé dans un processus politique contraire aux objectifs et intérêts du leader du Courant patriotique libre (CPL). D’après les milieux de Rabié, Berry a donné le coup d’envoi au chantier du projet de loi électorale basé sur la loi mixte, ignorant et éliminant du débat la loi orthodoxe. Sur une autre échelle, le chef du Parlement a inauguré l’étape des négociations sur un président «consensuel», une étiquette qu’il dénie à Aoun qu’il considère comme un grand électeur, sans plus. Ce dernier en veut aussi à la manière dont Berry l’a traité lorsqu’il s’est demandé si le général accepterait d’être élu à la tête de l’Etat par des députés dont il réfute la légitimité.


Armes: un marché florissant
Etalage d’armes dans plus d’une région libanaise. L’armée, en marge des opérations de perquisitions menées contre certains groupes armés, aurait découvert des caches d’armes et de munitions dans plus d’un lieu. Le phénomène ne se limite plus aux partis, mais s’est étendu aux familles et aux tribus qui se querellent de temps à autre utilisant des armes légères et moyennes. Le marché des armes au Liban est florissant et la marchandise, disponible. Les principaux pays fournisseurs étant la Turquie, l’Irak et la Jordanie, et les produits importés sont acheminés à l’intérieur des frontières via les passages frontaliers terrestres par des trafiquants de toutes sortes.


Direction sud pour Gemayel
Tournée prochaine dans les villages (pas seulement chrétiens) de Marjeryoun-Hasbaya pour le président Amine Gemayel à l’occasion de l’inauguration à Jdeidet Marjeyoun de la maison des Kataëb. Au programme aussi, des visites à des personnalités politiques de la région. Cette tournée a été ajournée à plusieurs reprises depuis 2005, aujourd’hui elle devient possible à l’ombre du dialogue Kataëb-Hezbollah mené par le ministre Sejaan Azzi et le député Ali Fayad.

 

 



Le Moustaqbal dénigre les Kataëb
Le comportement des Kataëb a suscité l’exaspération du Courant du futur. Le parti en tant qu’allié et important partenaire au sein du gouvernement aurait dû prendre l’initiative d’assurer une couverture chrétienne à la prorogation du mandat parlementaire, analysent les milieux du Moustaqbal. L’absence des Kataëb s’est soldée par une perte au niveau politique vis-à-vis de leurs alliés, qui n’a pas été compensée par une victoire populaire. Les gagnants étaient: au niveau populaire, le général Michel Aoun, et le Dr Samir Geagea au plan politique.
Les Kataëb, d’après le Moustaqbal, ont opté pour le point de vue de Sami Gemayel, soutenu par le ministre Sejaan Azzi, alors que le président Amine Gemayel aurait préféré participer à la séance consacrée à la prorogation. Quant à Nadim Gemayel, il a dû, contrairement à ses convictions, respecter les engagements du parti, tout en prenant contact avec le commandement du Moustaqbal pour lui expliquer son cas. Les Kataëb estiment que les Forces libanaises, en cautionnant la prorogation du mandat parlementaire, en partenariat avec le Hezbollah, Amal, le Moustaqbal et le Parti socialiste progressite, comme à Taëf, pensent pouvoir consolider leur rôle à l’interne et leur crédit au plan régional.


Le niqab en progression à Tripoli
Le phénomène des femmes portant le niqab à Tripoli et au Nord prend de l’ampleur. Plus qu’une simple expression d’appartenance religieuse, celui-ci est devenu un symbole d’engagement idéologique takfiriste influencé par l’entourage régional. Des sources de Tripoli indiquent que les porteuses de niqab, qui couvrent même leur visage, déambulent dans les ruelles internes de la ville, plusieurs d’entre elles conduisent des 4x4, ce qui suscite des questions sur cet étalage de richesse peu habituel dans le chef-lieu du Nord.

 

Moustafa Hojeiry, intermédiaire ou saboteur?
Moustafa Hojeiry a saboté une opération de négociations secrètes avec les ravisseurs des militaires. Une source de la Békaa-Nord rapporte que l’intermédiaire n’était autre qu’Ahmad Hojeiry, connu sous le pseudo d’Abou Khaled el-Katcha, qui a conservé de bonnes relations avec toutes les parties dans cette région. Ce dernier a commencé à s’activer à la mi-novembre après des réunions organisées dans la plaine d’al-Qaa au cours desquelles des contacts directs avec les ravisseurs ont été établis. Un jour après le retour du médiateur à Ersal et une tentative d’accès aux combattants de Daech et al-Nosra, Moustafa Hojeiry, alias Abou Takié, est intervenu auprès des dirigeants de ces groupes pour suspendre les négociations, exigeant que tout règlement négocié inclut un arrangement sur sa personne auprès de la justice libanaise qui le réclame, ainsi que son fils impliqué dans le transport de voitures piégées…
Abou Takié, affirment ces sources, a ainsi sapé les efforts entrepris par Katcha.


Druzes de Syrie: que fait Joumblatt?
Le député Walid Joumblatt continue à soutenir activement certaines forces de l’opposition syrienne qui œuvrent à partir du territoire libanais, comme le révèle un rapport diplomatique arabe. Le leader druze héberge et offre des aides logistiques, dans les régions qu’il contrôle, aux opposants au régime et, particulièrement, à certains groupes chargés d’infiltrer la société druze à Soueida et ses environs. Toujours selon le même rapport, Joumblatt tente de s’attirer la sympathie de Washington en initiant des contacts entre des personnalités syriennes de la communauté druze et des éléments de l’opposition qui s’activent entre Soueida et Dera’a. Ce comportement a suscité une forte tension sur la scène druze libanaise entre Joumblatt, d’une part, le député Talal Arslan et Wiam Wahhab, de l’autre. L’action menée par le député Joumblatt à Soueida est fort dangereuse, souligne le rapport, du fait de l’existence d’un plan israélien visant à isoler cette population du gouvernement de Damas pour l’amener - sous l’effet de la peur des takfiristes - à s’engager auprès de certains druzes israéliens à Majdel Chams dans le Golan occupé.

Les Ikhwan renouent avec le Hezbollah
Les Ikhwan du Liban sont dans l’impasse depuis l’accélération du dialogue entre sunnites et chiites. C’est ce que rapportent des analystes islamiques, ajoutant que lorsque l’ex-Premier ministre Saad Hariri, dans son dernier discours, a annoncé sa disposition au dialogue avec le Hezbollah et qu’il a été soutenu par l’ambassadeur de l’Arabie saoudite,  Ali Awad Assiri, la marge de manœuvre des Ikhwan du Liban dans le conflit politique interne est tombée à zéro. L’organisation de la Jamaa Islamia, qui constitue la façade des Ikhwan du Liban, s’est sentie impuissante. La croissance des forces takfiristes et terroristes et le fossé qui s’est creusé entre les musulmans chiites et sunnites, tout au long de l’étape passée, avaient créé un climat favorable à la Jamaa qui a tenté de jouer la carte de l’équilibre communautaire à la place du Moustaqbal. Les rapports révèlent aujourd’hui que la Jamaa a décidé de rétablir le contact avec le Hezbollah, comme pour devancer les résultats des pourparlers entre la Maison du centre et Haret Hreik. Cette décision concerne particulièrement le responsable des Ikhwan au Sud, Bassam Hammoud, chargé de cette conciliation afin d’alléger la tension communautaire qu’il avait alimentée au cours de la phase précédente lorsqu’il a applaudi au discours tenu par les radicaux, notamment Ahmad el-Assir. Hammoud a reçu la consigne de rencontrer un cadre du Hezbollah, quel que soit son rang au sein du parti.

La Constituante sur la sellette
Alors que l’espoir de parvenir à une entente sur la nouvelle loi électorale s’amenuise, le député Talal Arslan et l’ex-ministre Abdel-Rahim Mrad ont lancé un appel à la tenue d’un congrès institutionnel visant le ravaudage de la République libanaise. Il s’agit, précise une source proche de Mrad, d’une clarification des accords de Taëf plutôt que d’un soulèvement anti-Taëf, et cet appel n’est pas rattaché à la déclaration de sayyed Hassan Nasrallah sur la nécessité d’organiser une Constituante. La proposition est plutôt inspirée des divergences portant sur l’explication de la clause 24 et sur l’organe chargé de la décoder (le Parlement ou le Conseil constitutionnel?). De plus, la dernière réunion de la commission d’échanges a bien démontré que l’application de Taëf portait à équivoque, les membres présents, après s’être entendus sur le découpage des cazas, se sont querellés sur le découpage des mohafazats.

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Éditorial
Le sursaut des mollassons

Avec la mort de Sabah, de Saïd Akl et de Nahawand, disparaît une partie de l’histoire et du patrimoine, qui ont fait la gloire du Liban. Une autre partie a été bradée par une classe politique inconsciente, irresponsable et corrompue, championne des occasions manquées. Si le Liban parvient toujours à vivoter malgré la terrible tempête qui frappe la région, s’il ne s’est pas encore effondré en dépit des vicissitudes, le mérite n’en revient pas à ceux qui le dirigent, mais au capital accumulé tout au long de son histoire. Nous vivons sur les réminiscences du passé qui, il faut le souligner, ne sont pas des ressources intarissables. Un jour, pas très lointain peut-être, ce capital sera épuisé et nous nous retrouverons, alors, complètement démunis, impuissants et vulnérables. Aspirant à l’éternité, cette classe politique a verrouillé le système pour nous empêcher de l’expulser par la fente des urnes. Son dernier fait d’armes a été l’autoprorogation, pour la deuxième fois consécutive, du mandat du Parlement. Elle ne semble pas pressée, non plus, d’élire un président de la République, car à ses yeux, le vide reste plus facile à gérer que d’éventuels changements, aussi minimes soient-ils, que pourrait apporter un nouveau mandat présidentiel. Ce sont toujours quelques mois de gagnés dans son inlassable marche vers l’immortalité. Mais l’heure est grave. Les circonstances actuelles que traverse le Liban sont inhabituelles. L’énormité des enjeux et le caractère existentiel des dangers qui planent sur la région, y compris sur le Liban, ne laissent plus de place aux mesquines manœuvres politiciennes. La cupidité, l’avidité et la rapacité ne peuvent plus être le moteur de la vie politique. Bientôt, il ne restera plus rien à ingurgiter. On ne peut certes pas demander à la classe politique de se débarrasser de ses instincts de prédateur, elle en est incapable. Elle peut, cependant, écouter l’un de ces instincts, celui de la conservation, dont elle ignore les appels du pied, qui deviennent, pourtant, de plus en plus lancinants. Avec ce qui se passe dans la région, nos politiciens locaux, malgré tous leurs talents de prédateurs, risquent bien de se retrouver au bas de la chaîne alimentaire. Aujourd’hui, la possibilité d’un déblocage de la présidentielle se présente. Ce ne sont évidemment pas eux qui ont noté l’existence de cette «window of opportunity», mais les émissaires étrangers qui ont débarqué au Liban ces derniers jours et ceux qui y sont attendus. Les Français pensent que le dialogue annoncé entre le Hezbollah et le Courant du futur pourrait assurer des circonstances propices à l’élection d’un président de la République, en partant du principe qu’il est possible de séparer cette échéance des nombreux dossiers litigieux entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Un tel scénario s’est déjà produit. En effet, l’élection de Michel Sleiman, en mai 2008, était le fruit d’un accord régional partiel, portant uniquement sur cette question. D’aucuns diront que l’élection de Sleiman était aussi le résultat d’une modification des équilibres internes, après le coup de force du Hezbollah contre le gouvernement de Fouad Siniora. C’est exact. Mais les rapports de force actuels ne sont-ils pas le fruit de l’intervention du Hezbollah en Syrie, qui a changé complètement la donne, depuis la bataille de Qoussair? Les chrétiens, car ce sont eux les principaux concernés par la présidentielle, doivent saisir cette occasion pour conclure, entre eux, un accord historique sur la question. Sinon, ce sont les autres qui le feront à leur place. Ils iront alors se lamenter, comme un mari trompé. Leur affliction sera d’autant plus grande qu’ils avaient été prévenus, mais n’avaient voulu rien entendre.


 Paul Khalifeh
   

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