En rafale
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Nº 3102 du vendredi 7 juin 2019

En rafale
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En rafale (212)

Jeudi, 18 Avril 2013 16:03

En rafale

Front anti-Assir
Sous l’impulsion de la députée Bahia Hariri, Le mufti de Saïda, le cheikh Salim Saoussan, a entamé une tournée chez les personnalités de la capitale du Liban-Sud afin de mettre sur pied un front anti-cheikh Ahmad el-Assir. Premier sollicité: l’ex-député Oussama Saad.

Condoléances diplomatiques
Un émissaire du député Walid Joumblatt s’est rendu à Tyr afin de présenter ses condoléances aux propriétaires de l’entreprise Tajco à l’occasion du décès de leur père. Il s’agit de la famille Taj Eddine contre laquelle Joumblatt avait mené une campagne qui a abouti à l’inscription de certains de ses membres sur la liste noire américaine. Si le député du Chouf cherche à arranger les choses, c’est parce que, dit-on, il convoiterait l’achat d’un bien-fonds leur appartenant à Delhamié.

Conciliation intéressée
Un ex-ministre du Mont-Liban aurait demandé aux responsables d’un média, qui relève de sa personne, de changer de ton et d’être plus conciliants vis-à-vis du 8 mars. Il espère ainsi pouvoir récupérer ses chances de retrouver, aux prochaines élections, le «paradis perdu».

Plainte sans réponse
Des citoyens ont ouvertement critiqué les agissements d’une organisation non gouvernementale qui reçoit un financement des Etats-Unis. Un responsable de cette ONG les aurait tout bonnement escroqués. Leurs plaintes n’ont entraîné aucune réaction de la part des concernés.

Fateh renoue avec Damas
La reprise des relations entre Damas et le mouvement Fateh se ressent de plus en plus sur la scène libanaise. En effet, d’importantes réunions libano-palestiniennes s’y tiennent dans un nouveau climat défavorable au mouvement Hamas.

Prise de bec
Le ministre des Affaires étrangères, Adnan Mansour, a eu une prise de bec avec le ministre des Affaires sociales, Waël Abou Faour, au cours de la réunion de Baabda consacrée à la situation à la frontière nord. Mansour a jugé inutile de porter plainte devant la Ligue arabe au sujet des tirs syriens sur le territoire libanais, «puisque la Ligue soutient l’opposition, auteur de ces violations».

 

 

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Éditorial
L’inacceptable dictaturedes agences de notation

Le gouvernement avait à peine approuvé le projet de budget 2019 que l’agence de notation internationale Standard & Poor’s (S&P) se fendait d’un commentaire négatif, expédié sous forme de mail. Signé par Zahabia Salim Gupta, analyste chargée du Liban à S&P, le communiqué estime que l’objectif de réduction de déficit public annoncé par le gouvernement libanais pourrait ne pas suffire à redonner confiance aux investisseurs. «Nous estimons que le déficit atteindra environ 10% du PIB en 2019 (…) En l’absence de mesures substantielles pour augmenter les recettes de l’État et réduire ses dépenses, nous tablons sur une augmentation du ratio dette/PIB, qui atteindra un seuil de 160% en 2022», a notamment affirmé Zahabia Salim Gupta.Ce jugement précipité – de l’avis des plus éminents experts économiques libanais – qui donne un mauvais signal à la communauté des affaires, aux investisseurs et aux citoyens libanais, suscite de nombreuses interrogations de par son timing et ses objectifs réels. Pour quelqu’un qui brandit l’argument de la «confiance», Mme Gupta n’a pas l’air très soucieuse d’aider à la rétablir. Sauf si son véritable but est justement de procéder à un travail de sape de ce qu’il reste de confiance dans l’économie libanaise et dans sa capacité à se redresser.En lisant ces lignes, certains nous accuseront de voir des complots partout. Libre à eux de se complaire dans leur naïveté et de continuer à prendre pour parole d’Evangile ce qui est émis par ces sacro-saintes institutions internationales. Libre à eux, aussi, de ne pas douter des compétences de ces experts et de refuser de leur attribuer des intentions douteuses.Pour notre part, nous gardons en mémoire les graves dysfonctionnements des agences de notations qui se sont lourdement trompées à plusieurs reprises ou qui ont failli au rôle de régulateur qui leur a été conféré, sans qu’elles ne le méritent réellement.L’incapacité des grandes agences à anticiper la crise des subprimes aux Etats-Unis, en 2007-2008, a soulevé de nombreuses interrogations non seulement quant à leurs réelles compétences et à leur efficacité mais aussi au sujet de leur code d’éthique et de leur échelle de valeur. Ceux-ci semblent essentiellement guidés par la profitabilité.Concernant Standard & Poor’s, nous rappelons à ceux qui s’émerveillent devant ses jugements, que cette agence, comme toutes les autres d’ailleurs, collectionnent les prestations douteuses. L’agence a été publiquement sanctionnée en juin 2014 par l’Autorité européenne de surveillance des agences de notation pour avoir «par erreur» annoncé une dégradation de la note de la France en 2011.En 2015, la Securities and Exchange Commission (SEC) aux Etats-Unis a décidé de bannir pour un an Standard & Poor’s de l’un des marchés d’émission de dette les plus lucratifs, celui de l’immobilier commercial. Cette sanction, assortie d’une amende de 60 millions de dollars, a été prise car S&P a émis des notes trop complaisantes sur des obligations intégrant des prêts hypothécaires subprimes ayant alimenté la crise financière.Même le Sénat américain avait révélé dans un rapport que Moody’s et Standard & Poor’s avaient eu des comportements éthiques discutables et condamnables.La liste des couacs est longue mais nous en resterons là. Nous préférons accorder la primauté aux experts libanais, reconnus dans le monde entier pour leurs compétences, plutôt qu’à des «analystes» aux sombres desseins. Ce sont les Libanais que nous écouterons. Qui a dit que nul n’est prophète en son pays?  


 Paul Khalifeh
   

Santé

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