4e édition de la Semaine Arte à Métropolis. Le 7e art à portée du public

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    4e édition de la Semaine Arte à Métropolis. Le 7e art à portée du public
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Tous les cinéphiles sont conviés à la 4e édition de la Semaine Arte, du 18 au 25 octobre, au Cinéma Métropolis, pour plonger au cœur des dernières productions cinématographiques de la chaîne culturelle européenne. Bonne projection!

A peine achevé le Festival international du film de Beyrouth, qu’il est temps à nouveau de replonger dans les salles de cinéma, devant le grand écran, pour assister à la projection des meilleurs films des dernières années. L’association Métropolis travaille sans relâche, depuis des années, afin d’offrir au public libanais les pépites du 7e art. Avec le soutien de l’Institut français du Liban, elle organise la 4e édition de la Semaine Arte, qui se tiendra au cinéma Métropolis, à l’Empire Sofil, du 18 au 25 octobre, pour présenter les dernières productions cinématographiques de la chaîne culturelle européenne.
Huit jours, huit films. La 4e édition de la Semaine Arte propose des longs métrages de fiction d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Parmi lesquels Holy motors, le dernier film de Leos Carax (après Les amants du Pont-Neuf) mettant à l’affiche Kylie Minogue et Eva Mendes. Tout au long de ce film, que RFI présente comme «une œuvre littéralement hallucinante, plein d’idées sur notre futur à tous: le présent, ici et maintenant», le spectateur suit quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Sont prévus également, Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures du réalisateur thaï Apichatpong Weerasethakul, Le grand soir, de Benoît Delépine et Gustave Kervern et Djeca – Les enfants de Sarajevo de la réalisatrice bosniaque Aida Bejíc.
Parmi les autres films au programme, Les chats perchés de Chris Marker. Dans ce documentaire sorti en 2004, Chris Marker est intrigué par la présence de chats jaunes et souriants, sur les toits de Paris, peu de temps après le choc de septembre 2001. La projection des Chats perchés entre dans le cadre de l’hommage que la Semaine Arte rend à Chris Marker, disparu en juillet 2011, à l’âge de 91 ans. Réalisateur, écrivain, illustrateur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète, producteur, Chris Marker, Christian-François Bouche-Villeneuve de son vrai nom, aimait à se définir comme artisan bricoleur. Le réalisateur de La jetée (1962), Le fond de l’air est rouge (1977), Sans soleil (1982), AK – Portrait d’Akira Kurosawa (1985), des documentaires que le critique français, André Bazin, a qualifiés d’essais cinématographiques, a notamment collaboré avec Alain Resnais, Costa Gavras et Alexandre Medvedkine. Porté par un engagement politique et poétique à la fois, l’œuvre cinématographique de Chris Marker remet en question, sur près de 50 ans, la notion du documentaire et son ambition d’objectivité. Pour lui, images et témoignages procèdent d’un choix et, de fait, impliquent une prise de position. Sa réflexion s’est attachée à la mémoire, au souvenir, au passé, à l’histoire, collective et individuelle. A l’occasion de cet hommage, une série d’ouvrages sur Chris Marker sera disponible à la librairie Metropolis.
La 4e édition de la Semaine Arte, c’est du 18 au 25 octobre, au Cinéma Métropolis, à l’Empire Sofil.

N.R.
 


Au programme
Jeudi 18: Holy motors de Leos Carax (Compétition officielle, Cannes 2012).
Vendredi 19: Une Famille respectable de Massoud Bakhshi (Compétition officielle Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2012).
Samedi 20: Les Chats perchés de Chris Marker.
Dimanche 21: Oncle Boonmee qui se souvient de ses vies antérieures d’Apichatpong Weerasethakul (Palme d’or, Cannes 2010).
Lundi 22: La Pirogue de Moussa Touré (Compétition Un Certain Regard, Cannes 2012).
Mardi 23: Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern (Prix Spécial du Jury Un Certain Regard, Cannes 2012).
Mercredi 24: 11 Fleurs de Wang Xiaoshuai (Compétition officielle, Festival de San Sébastien 2011).
Jeudi 25: Djeca – Enfants de Sarajevo d’Aida Begíc (Mention Spéciale Un Certain regard, Cannes 2012).
Toutes les projections auront lieu à 20h.
Prix des billets: 5000 L.L.
Informations: (01) 204080 – www.metropoliscinema.net


 


 

L’Arabian Sights Film Festival
L’hommage américain au cinéma arabe


Washington D.C comme centre du film arabe. Durant quelques jours, la capitale américaine rendra hommage au cinéma algérien, égyptien, marocain, émirati et bien sûr libanais lors de la dix-septième édition de « l’Arabian Sights Film Festival » qui proposera une sélection captivante de films. Retour sur un événement de cette rentrée attendu par la communauté arabo-américaine.
 

Pauline Mouhanna, Etats-Unis

Les organisateurs de «l’Arabian Sights Film Festival» sont conscients que  le cinéma de la région est souvent négligé par les principaux théâtres américains. C’est pourquoi, ils se mobilisent pour montrer que la culture arabe mérite toute l’attention.
Ils ont choisi pour cette dix-septième édition, le titre d’âge d’or de la civilisation musulmane. En accord avec le musée National Geographic à Washington D.C. ils tiennent, parallèlement à ce festival, une exposition qui retrace les découvertes et les progrès apportés par les chercheurs arabes lors de cet âge d’or (pour plus d’informations sur cette exposition, le site suivant (www.nationalgeographic.com). Mais pour revenir au festival, ils ont décidé de sortir la grosse artillerie. Ils invitent des réalisateurs à être sur place au moment de la diffusion de leurs films afin de les commenter. Ils remettent un prix au meilleur film choisi par le public (lire l’encadré) et ils proposent des avant-premières américaines. Parmi les réalisateurs libanais présents, Joe Bou Eid qui a réalisé Heels of war. L’histoire d’amour de ses propres parents est touchante. Elle montre comment une jeune fille (la mère de Joe interprétée par Joy Karam) quitte Beyrouth pour s’installer dans un petit village au Sud du Liban où elle rencontre un prêtre (le père de Joe interprété par Chady El Tineh). L’alchimie entre ces 2 personnages, dans  un contexte morose, celui de l’invasion israélienne de 1982, devra vraisemblablement toucher le public arabo-américain. Autre film libanais, Taxi Ballad de Daniel Joseph. On découvre Youssef originaire du nord du pays (Talal El-Jordi) qui quitte son domicile et sa famille pour poursuivre une carrière de chauffeur de taxi à Beyrouth. Les aventures de ce jeune homme ambitieux qui aime raconter ses histoires à ses passagers intéresseront les spectateurs. Des films également très attendus, «La source des femmes» et « Omar m’a tuer». Le premier est réalisé par Radu Mihaileanu avec à l’affiche l’actrice française Leila Bekhti. Dans un village isolé du Maghreb, les femmes doivent aller chercher de l’eau à la source locale pendant que leurs maris sirotent du thé et jouent aux cartes tranquillement. Leila, préoccupée par le nombre des femmes blessées à cause de leur travail ardu décide de prendre des mesures. Avec le soutien de son mari et de Sami son voisin veuf, elle incite les femmes à mener une petite grève. Elles vont refuser le sexe jusqu’à ce que leurs hommes se mobilisent pour assurer que l’eau coule dans leur village. Le second film «Omar m’a tuer» de Roschdy Zem. Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent: «Omar m’a tuer». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, (joué par Sami Bouajila) son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable idéal. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire. Ce film a été sélectionné par le Maroc pour être proposé aux Oscars. Même s’il ne l’avait pas remporté, le public ne l’avait pas boudé. Remportera-t-il cette année l’Arabian Sights Audience Award? Affaire à suivre. Pour plus d’informations sur «l’Arabian Sights Film Festival» se rendre sur ce site: http://www.filmfestdc.org/arabianSights/index.cfm
 
A propos du festival

Introduit en 2005, l’Arabian Sights Audience Award est attribué au film choisi par le public lors de ce festival. Depuis plus de 6 ans, plusieurs films ont déjà été primés tels que Cairo Exit dirigé par Hesham Issawi, City of  Life d’Ali Mostafa, Masquerades de Lyes Salem et enfin Slingshot Hip Hop de Jackie Salloum.
 



 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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