Daniel Castan. Visions urbaines
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Nº 3103 du vendredi 5 juillet 2019

Daniel Castan. Visions urbaines

 
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    Daniel Castan. Visions urbaines
    Le peintre français, Daniel Castan, expose ses «visions urbaines, entre abstrait et figuratif», à la galerie Carré d’Artistes, à Beyrouth souks, jusqu’au 15 janvier. Quand la lumière de la ville...
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Le peintre français, Daniel Castan, expose ses «visions urbaines, entre abstrait et figuratif», à la galerie Carré d’Artistes, à Beyrouth souks, jusqu’au 15 janvier. Quand la lumière de la ville croise la suggestion de l’imaginaire.
 

Dans le cadre de son exposition personnelle à la Galerie Carré d’Artistes, le peintre français Daniel Castan s’est rapproché de son public libanais à travers une soirée de live painting, (peinture en direct), le 29 novembre où la foule a eu l’occasion de le voir à l’œuvre, derrière son chevalet, maniant son couteau et sa peinture d’alkyde, pour donner naissance à ses «visions urbaines».
Le parcours de Daniel Castan a de quoi en étonner plus d’un et permet de démonter les idées préconçues sur l’art et les artistes. C’est à l’âge de 40 ans qu’il décide de laisser tomber son travail de graphiste indépendant pour devenir artiste indépendant. «Une crise existentielle», déclare Daniel Castan. Le voilà qui achète le matériel nécessaire pour s’atteler à cette nouvelle vision de vie. D’essai en essai, sans jamais perdre patience ou se décourager, parce qu’il est évident que la muse et le talent sont un jeu d’illusions surtout à notre ère contemporaine, il persiste et finit par tracer son style, sa technique, choisir ses outils, ses sources d’inspiration, jusqu’à devenir, quelques années plus tard, un artiste coté internationalement défendu par le réseau de galerie d’art grand public, Carré d’artiste.
Invitation à la contemplation. Son inspiration est urbaine, puisée de ses voyages professionnels en tant que graphiste, essentiellement entre New York et Hong Kong. C’est à partir des images gravées dans sa tête et des clichés pris sur place qu’il commence à peindre ses toiles urbaines, avant de se focaliser exclusivement sur New York, et de laisser tomber les photographies pour laisser libre cours à son imagination.
Armé de son couteau, son outil de prédilection, et sa peinture d’alkyde, il travaille rapidement, à l’instinct, avec une grande maîtrise du hasard et de la technique, du détail et de l’absolu, de la sensation et la suggestion. Avec son rendu brillant, la peinture de Daniel Castan accroche immédiatement le regard, invitant à la contemplation. Les lignes des immeubles s’entremêlent au tracé du ciel, dans une ambiance nocturne ou diurne, comme pour mieux en faire ressortir les verticalités de la ville, ses fuites, ses perspectives. Ses figures sont géométriques sans toutefois l’être réellement, notamment dans ses toiles plus tardives où les détails s’estompent en des ombres abstraites, d’où ressortent, intactes, les couleurs, encore plus flamboyantes, même quand elles sont sombres.

S’approprier la toile
Dans le clair-obscur de ses œuvres, rejaillissent, comme obsessionnelles, les lumières des feux des voitures dans les rues de New York, ou même les feux de signalisation ou quelques enseignes noyées dans le flou de l’abstraction. Autant de lumières foudroyantes qui engendrent des imaginaires nichés dans les recoins urbains d’un inconscient collectif qui se plaît à façonner ses propres histoires. Le visiteur, voire le spectateur, d’une peinture de Daniel Castan, est à la fois confronté à ce qui est révélé, à ce qui est suggéré et à ce qui est caché, comme s’il lui revenait de compléter lui-même la toile, de se l’approprier, de s’y projeter, de se faufiler dans les interstices de lumière égrenés par le peintre.

Nayla Rached
Photos Milad Ayoub

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Éditorial
Le facteur temps est décisif

Les ministres rencontrés ou interviewés par Magazine ces dernières semaines, toutes tendances confondues, soulignent le «sens des responsabilités» des représentants de tous les partis au gouvernement et le «sérieux» avec lequel ils abordent les dossiers économiques, financiers et politiques. Ils jettent un regard plutôt positif sur la qualité des débats en Conseil des ministres, même si certains déplorent le temps parfois excessif passé sur des dossiers qui auraient pu être tranchés plus rapidement.Or le temps est, aujourd’hui, un facteur déterminant dans la dynamique de maîtrise de la crise que le gouvernement se promet d’enclencher. Chaque jour qui passe est un jour de perdu. Chaque jour qui passe éloigne davantage le gouvernement des objectifs qu’il s’est fixés au niveau de la réduction du déficit budgétaire. Chaque jour qui passe voit le service de la dette gonfler et le sauvetage de plus en plus périlleux.Cette constatation n’est pas nouvelle mais on ne la rappellera jamais assez. On ne la martèlera jamais assez. C’est parce qu’ils n’ont pas conscience du facteur temps que les responsables ont mené le pays là où il est aujourd’hui, au bord du gouffre. Le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, adopté en avril dernier, est pratiquement le même que celui qui avait été préparé il y a 9 ans. Les tiraillements et les surenchères politiques avaient empêché sa mise en œuvre. Si ce vaste chantier avait été lancé à l’époque, les milliards de dollars engloutis par l’EDL, qui constituent tous les ans une moyenne de 11% du budget, auraient pu être économisés et le Liban ne serait pas dans la situation délicate qui est la sienne en ce moment. Cet exemple d’incurie des pouvoirs publics peut être multiplié à volonté dans divers secteurs.Le temps n’est plus un luxe que les dirigeants peuvent se payer avec l’argent du contribuable. L’examen du budget par la Commission parlementaire des Finances et du Budget a trop traîné, ce qui est inexplicable, car la composition politique de cette instance est presque similaire à celle du gouvernement, qui a déjà amplement pris son temps pour approuver le projet de loi de Finances au bout de 21 séances marathons. Soit les partis sont atteints de schizophrénie et adoptent une chose en Conseil des ministres puis son contraire en Commission; soit ils sont incapables de tenir leurs troupes et certains députés s’ingénient à défaire ce que leurs camarades ont approuvé au gouvernement; soit les partis tiennent un double langage et, de ce fait, sont moins «responsables» qu’ils n’en donnent l’impression. Cette dernière option nous semble la plus plausible.Pour la démentir, le gouvernement doit montrer son sérieux et sa détermination à aller de l’avant en préparant et en envoyant au Parlement le projet de budget 2020 d’ici la mi-octobre au plus tard, comme le stipule la Constitution. Sinon, le sauvetage relèvera des missions impossibles.     


 Paul Khalifeh
   

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