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Nº 3104 du vendredi 2 août 2019

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Expositions (261)

Jeudi, 10 Janvier 2019 14:52

Daniel Castan. Visions urbaines

Le peintre français, Daniel Castan, expose ses «visions urbaines, entre abstrait et figuratif», à la galerie Carré d’Artistes, à Beyrouth souks, jusqu’au 15 janvier. Quand la lumière de la ville croise la suggestion de l’imaginaire.
 

Dans le cadre de son exposition personnelle à la Galerie Carré d’Artistes, le peintre français Daniel Castan s’est rapproché de son public libanais à travers une soirée de live painting, (peinture en direct), le 29 novembre où la foule a eu l’occasion de le voir à l’œuvre, derrière son chevalet, maniant son couteau et sa peinture d’alkyde, pour donner naissance à ses «visions urbaines».
Le parcours de Daniel Castan a de quoi en étonner plus d’un et permet de démonter les idées préconçues sur l’art et les artistes. C’est à l’âge de 40 ans qu’il décide de laisser tomber son travail de graphiste indépendant pour devenir artiste indépendant. «Une crise existentielle», déclare Daniel Castan. Le voilà qui achète le matériel nécessaire pour s’atteler à cette nouvelle vision de vie. D’essai en essai, sans jamais perdre patience ou se décourager, parce qu’il est évident que la muse et le talent sont un jeu d’illusions surtout à notre ère contemporaine, il persiste et finit par tracer son style, sa technique, choisir ses outils, ses sources d’inspiration, jusqu’à devenir, quelques années plus tard, un artiste coté internationalement défendu par le réseau de galerie d’art grand public, Carré d’artiste.
Invitation à la contemplation. Son inspiration est urbaine, puisée de ses voyages professionnels en tant que graphiste, essentiellement entre New York et Hong Kong. C’est à partir des images gravées dans sa tête et des clichés pris sur place qu’il commence à peindre ses toiles urbaines, avant de se focaliser exclusivement sur New York, et de laisser tomber les photographies pour laisser libre cours à son imagination.
Armé de son couteau, son outil de prédilection, et sa peinture d’alkyde, il travaille rapidement, à l’instinct, avec une grande maîtrise du hasard et de la technique, du détail et de l’absolu, de la sensation et la suggestion. Avec son rendu brillant, la peinture de Daniel Castan accroche immédiatement le regard, invitant à la contemplation. Les lignes des immeubles s’entremêlent au tracé du ciel, dans une ambiance nocturne ou diurne, comme pour mieux en faire ressortir les verticalités de la ville, ses fuites, ses perspectives. Ses figures sont géométriques sans toutefois l’être réellement, notamment dans ses toiles plus tardives où les détails s’estompent en des ombres abstraites, d’où ressortent, intactes, les couleurs, encore plus flamboyantes, même quand elles sont sombres.

S’approprier la toile
Dans le clair-obscur de ses œuvres, rejaillissent, comme obsessionnelles, les lumières des feux des voitures dans les rues de New York, ou même les feux de signalisation ou quelques enseignes noyées dans le flou de l’abstraction. Autant de lumières foudroyantes qui engendrent des imaginaires nichés dans les recoins urbains d’un inconscient collectif qui se plaît à façonner ses propres histoires. Le visiteur, voire le spectateur, d’une peinture de Daniel Castan, est à la fois confronté à ce qui est révélé, à ce qui est suggéré et à ce qui est caché, comme s’il lui revenait de compléter lui-même la toile, de se l’approprier, de s’y projeter, de se faufiler dans les interstices de lumière égrenés par le peintre.

Nayla Rached
Photos Milad Ayoub

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Éditorial
La stratégie invisible de Donald Trump

Au-delà du discours populiste, des dérives racistes et des propos inconséquents, le plus inquiétant dans la personnalité de Donald Trump c’est qu’il donne l’impression de faire cavalier seul, dans le sens où certaines des décisions qu’il prend ne semblent pas s’inscrire dans le cadre d’une stratégie mûrement réfléchie, minutieusement élaborée, et convenablement mise en œuvre par les différents départements du processus du «decision-making» aux Etats-Unis. Une stratégie prévoyant les conséquences sur les équilibres mondiaux et prenant en compte les intérêts de ses alliés.Le président américain a ainsi marqué une pause dans sa guerre commerciale contre la Chine après avoir pris des sanctions à l’emporte-pièce, sans en mesurer l’impact sur l’économie américaine. La tentative de mettre à genoux le Chinois Huawei s’est heurtée aux réticences d’un grand nombre d’entreprises américaines, qui ont fait pression sur l’Administration. Sur un plan plus général, Pékin a riposté par des mesures ciblées contre la taxation par Donald Trump de produits chinois d’une valeur de plusieurs centaines de milliards de dollars. Les mesures de rétorsion chinoises ont mis à mal le secteur agricole aux Etats-Unis, pour qui l’Empire du milieu constituait un important marché. Le président Trump s’est donc tiré une balle dans le pied puisque les agriculteurs constituent une pierre angulaire de sa base électorale. C’est principalement pour répondre à leur demande que le locataire de la Maison-Blanche a décrété une trêve avec Pékin.Par ailleurs, les mesures contre Huawei ont poussé le géant chinois à accélérer ses programmes d’autonomisation pour ne plus dépendre exclusivement des logiciels et autres produits fabriqués par les entreprises américaines. Bien que les Etats-Unis aient reculé, Huawei poursuivra sur la voie de l’autonomisation car rien ne garantit que demain, ou un autre jour, Donald Trump ou un autre président, ne décideront pas de revenir à l’option des sanctions.Plus proche du Liban, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran donne lieu aux mêmes observations. Par vanité ou par ignorance, Donald Trump croyait, à tort, que Téhéran lèverait le drapeau blanc au bout de quelques mois de sanctions, couplées de menaces. Les sanctions sont toujours là mais les menaces, elles, perdent du volume. Au tout début, Trump menaçait la République islamique des pires gémonies si elle osait s’en prendre «aux ressortissants US, aux intérêts américains et aux alliés des Etats-Unis». Puis les «alliés» ont disparu de son discours, suivis des «intérêts», vu qu’il n’a pas riposté à la destruction du drone-espion Triton, qui vaut 220 millions de dollars, par un missile iranien qui a coûté lui quelques dizaines de milliers de dollars.Dans le bras de fer irano-américain, le monde assiste presque en temps réel, aux scènes de ménage entre Donald Trump et certains de ses conseillers, comme John Bolton, un va-t’en-guerre patenté qui cherche à entraîner son patron dans un conflit militaire que ce dernier ne souhaite pas en pleine campagne électorale.Dans ce paysage lamentable et pitoyable, les alliés des Etats-Unis sont les dindons de la farce. Ils constatent, avec effroi, que leur protecteur n’est pas si pressé de les protéger. C’est probablement pour cette raison que les Emirats arabes unis ont commencé les manœuvres pour un atterrissage en douceur en se désengageant de la guerre du Yémen.  


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un mariage à Chypre
La saison des mariages bat son plein et les voyages vers Chypre se multiplient. Célébrer ainsi son hyménée dans ce pays voisin du Liban se fait de plus en plus…

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