Vinifest. Le grand rendez-vous des amoureux du vin!

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Vinifest, ou la foire aux vins, est, comme chaque année en octobre, le grand rendez-vous des amateurs de vin. Placée sous le thème Accord, mets et vin, la 5e cuvée de Vinifest s’est tenue, la semaine dernière, à l’hippodrome du parc de Beyrouth. Vous aviez le choix entre tout un tas d’activités tournant autour du thème du vin.


Le salon a vu défiler des milliers d’amoureux et de passionnés du vin, venus déguster quelques bons petits verres aux côtés de professionnels dans une super ambiance.
Vinifest est une manifestation très convoitée, un rendez-vous pour le grand public et pour les professionnels et une vitrine exceptionnelle pour les vins libanais. Autant d’éléments qui donnent à Vinifest un cachet particulier. Les exposants sont chaque année au rendez-vous, tout comme les viticulteurs qui viennent y faire découvrir leurs cépages délicieux. C’est un instant de rencontre privilégiée pour les amateurs de vin. Spécialistes et néophytes échangent leurs impressions autour d’un bon verre. Le tout dans une bonne ambiance. Les questions fusent sur les cépages, sur les goûts, les différentes robes… Dieu que parler du vin est riche! On apprend l’art de boire le vin, la façon de le servir, comment l’assortir aux plats, comment le conserver, comment le choisir, comment il est fait, de quel cépage il est issu? Et puis surtout on apprend à l’apprécier, à le déguster. Au fil des stands, on découvre les bons vins libanais et on apprend à mieux les connaître. Histoire de bien aménager sa cave.

Une industrie en plein essor
Ce rendez-vous incontournable démontre l’essor d’une industrie vinicole libanaise pleine de vitalité. Les participants ont salué la bonne marche de l’industrie vinicole libanaise, dont les chiffres de production s’envolent chaque année. Il est certain que l’industrie locale du vin est l’une des rares au Liban qui se caractérise par une balance commerciale excédentaire. Par ailleurs, les vins espagnols étaient les invités d’honneur du salon. A cette occasion, le public et les professionnels du secteur étaient invités à découvrir une large palette de ces vins venus de la péninsule Ibérique. Placé sous le thème Accord, mets et vin, le salon a présenté également des démonstrations culinaires menées par cinq chefs étoilés. D’ailleurs, les chefs du Liban s’y sont donné rendez-vous et ont pris un apéritif sur la plateforme, Dinner in the sky. Bref, un salon très intéressant et enrichissant.

Christiane Tager Deslandes

 


Quelques chiffres
Il faut savoir que le Salon a accueilli l’an dernier plus de 20000 visiteurs, ce qui représente une progression de 25% par rapport à 2010. L’édition 2011 de Vinifest comportait 70 espaces de présentation (contre une cinquantaine l’année précédente) et 24 producteurs de vins libanais (contre 18 en 2010).

 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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