Amine Iskandar. L’Epigraphie syriaque au Liban
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Nº 2979 du vendredi 12 décembre 2014

Amine Iskandar. L’Epigraphie syriaque au Liban

 
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Après l’Epigraphie syriaque au Liban volume I, Amine Jules Iskandar récidive et publie le volume II, dont la signature a eu lieu le samedi 29 novembre, au stand de la NDU, dans le cadre du Salon du livre arabe et international qui s’est tenu au Biel.
 

Architecte de formation, spécialisé dans la construction des villas, professeur à l’Université libanaise et enseignant de la langue syriaque à l’Association des amis de la langue syriaque, Amine Iskandar signe avec le volume II de l’Epigraphie syriaque au Liban son cinquième ouvrage. La fascination d’Amine Iskandar pour la langue syriaque est née le jour où, lassé d’entendre que tout au Liban doit être expliqué à partir de la culture arabe ou être imputé à une importation de l’Italie faite par l’émir Fakhreddine, il s’est interrogé sur la possibilité de l’existence d’une troisième dimension.
Après Les temples en blanc, La Nouvelle Cilicie-Les Arméniens du Liban, La dimension syriaque, l’Epigraphie syriaque au Liban qui dévoile le catalogue des épigraphies du haut Moyen Age jusqu’en 1925, dans le volume II, Amine Iskandar développe les épigraphies dans l’architecture libanaise. Les deux volumes représentent le fruit de plus de vingt ans de travail, de recherche, de documentation et d’analyse. «Tout a commencé avec l’absence de documentation sérieuse sur l’architecture libanaise. Il y avait un black-out total sur tout ce qui concerne l’histoire, l’identité et la culture libanaises. Ainsi, l’explication de l’art et de l’architecture était erronée puisqu’elle n’était pas basée sur une documentation sérieuse», explique l’auteur. C’est ainsi qu’à partir de là, et pour pouvoir expliquer la symbolique dans l’architecture libanaise, Amine Iskandar décide d’aller chercher dans la culture répandue dans le Mont-Liban où cette architecture s’est développée. «C’est de là qu’est née l’idée d’écrire un livre sur la dimension syriaque dans l’art et la culture». Dans son ouvrage, Amine Iskandar s’attaque à l’histoire et à la langue syriaque qui était le langage courant au Mont-Liban. «A partir de la littérature maronite en langue syriaque et des chants syriaques du haut Moyen Age, j’ai réussi à trouver les descriptions et explications de motifs architecturaux utilisés jusqu’au début du XXe siècle».
Dans le premier ouvrage, il développe quelques chapitres sur la littérature, la sculpture, la peinture et l’architecture. Il décide dans le second volume d’aborder le thème des inscriptions sur la pierre, qu’on appelle l’épigraphie. «Ce travail a été fait à maintes reprises depuis 1904 par plusieurs chercheurs européens. Mais leurs recherches étaient concentrées sur la Haute Mésopotamie (Turquie, Syrie, Irak). Jusqu’aujourd’hui, il n’y a jamais eu de bibliographie sur ce thème concernant le Liban. Cet ouvrage est le premier livre à ce sujet dans l’histoire maronite. Il a été fait sans aucun support bibliographique, à part les rares mentions d’Ernest Renan et du vicomte Philippe de Tarazi».
Pour réaliser le premier volume, Amine Iskandar a dû explorer pendant plus de dix ans toutes les montagnes et toutes les vallées du Liban, du nord au sud et d’est en ouest, à la recherche d’inscriptions. «J’en ai trouvé une centaine que j’ai décidé de publier, transcrire et traduire. Ce fut le volume I». Avec l’aide du professeur Philippe Sers, philosophe français, il décortique le sens de l’écriture et de l’art autour de ces épigraphies, se mettant à la recherche de l’identité du peuple qui a créé toutes ces inscriptions. «De cette manière, le volume II a vu le jour. L’ouvrage dévoile la mentalité de l’artiste et de l’artisan, la pensée des maronites et leur lien avec l’au-delà tel qu’exprimé dans l’art et le principe inébranlable d’austérité, de simplicité et d’humilité qui ont toujours été les caractéristiques principales de leur lien avec l’absolu». Dans son ouvrage, Amine Iskandar montre qu’avec l’éloignement de cette langue et des valeurs qu’elle véhicule, il existe une altération de la qualité du rapport avec l’absolu et le divin.

Joëlle Seif

Temples et histoire
Dans son premier livre Les temples en blanc, Amine Iskandar expose la différence entre les temples dits romains du Liban et le véritable temple romain. Il démontre en quoi le temple du Liban possède des caractéristiques phéniciennes qui diffèrent du vrai temple romain. Dans La Nouvelle Cilicie, il aborde l’histoire des Arméniens au Liban, leur architecture, ainsi que l’interaction
arméno-syriaque à travers l’Histoire.

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Éditorial
Le sursaut des mollassons

Avec la mort de Sabah, de Saïd Akl et de Nahawand, disparaît une partie de l’histoire et du patrimoine, qui ont fait la gloire du Liban. Une autre partie a été bradée par une classe politique inconsciente, irresponsable et corrompue, championne des occasions manquées. Si le Liban parvient toujours à vivoter malgré la terrible tempête qui frappe la région, s’il ne s’est pas encore effondré en dépit des vicissitudes, le mérite n’en revient pas à ceux qui le dirigent, mais au capital accumulé tout au long de son histoire. Nous vivons sur les réminiscences du passé qui, il faut le souligner, ne sont pas des ressources intarissables. Un jour, pas très lointain peut-être, ce capital sera épuisé et nous nous retrouverons, alors, complètement démunis, impuissants et vulnérables. Aspirant à l’éternité, cette classe politique a verrouillé le système pour nous empêcher de l’expulser par la fente des urnes. Son dernier fait d’armes a été l’autoprorogation, pour la deuxième fois consécutive, du mandat du Parlement. Elle ne semble pas pressée, non plus, d’élire un président de la République, car à ses yeux, le vide reste plus facile à gérer que d’éventuels changements, aussi minimes soient-ils, que pourrait apporter un nouveau mandat présidentiel. Ce sont toujours quelques mois de gagnés dans son inlassable marche vers l’immortalité. Mais l’heure est grave. Les circonstances actuelles que traverse le Liban sont inhabituelles. L’énormité des enjeux et le caractère existentiel des dangers qui planent sur la région, y compris sur le Liban, ne laissent plus de place aux mesquines manœuvres politiciennes. La cupidité, l’avidité et la rapacité ne peuvent plus être le moteur de la vie politique. Bientôt, il ne restera plus rien à ingurgiter. On ne peut certes pas demander à la classe politique de se débarrasser de ses instincts de prédateur, elle en est incapable. Elle peut, cependant, écouter l’un de ces instincts, celui de la conservation, dont elle ignore les appels du pied, qui deviennent, pourtant, de plus en plus lancinants. Avec ce qui se passe dans la région, nos politiciens locaux, malgré tous leurs talents de prédateurs, risquent bien de se retrouver au bas de la chaîne alimentaire. Aujourd’hui, la possibilité d’un déblocage de la présidentielle se présente. Ce ne sont évidemment pas eux qui ont noté l’existence de cette «window of opportunity», mais les émissaires étrangers qui ont débarqué au Liban ces derniers jours et ceux qui y sont attendus. Les Français pensent que le dialogue annoncé entre le Hezbollah et le Courant du futur pourrait assurer des circonstances propices à l’élection d’un président de la République, en partant du principe qu’il est possible de séparer cette échéance des nombreux dossiers litigieux entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Un tel scénario s’est déjà produit. En effet, l’élection de Michel Sleiman, en mai 2008, était le fruit d’un accord régional partiel, portant uniquement sur cette question. D’aucuns diront que l’élection de Sleiman était aussi le résultat d’une modification des équilibres internes, après le coup de force du Hezbollah contre le gouvernement de Fouad Siniora. C’est exact. Mais les rapports de force actuels ne sont-ils pas le fruit de l’intervention du Hezbollah en Syrie, qui a changé complètement la donne, depuis la bataille de Qoussair? Les chrétiens, car ce sont eux les principaux concernés par la présidentielle, doivent saisir cette occasion pour conclure, entre eux, un accord historique sur la question. Sinon, ce sont les autres qui le feront à leur place. Ils iront alors se lamenter, comme un mari trompé. Leur affliction sera d’autant plus grande qu’ils avaient été prévenus, mais n’avaient voulu rien entendre.


 Paul Khalifeh
   

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