Confidences sécurité
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Nº 3103 du vendredi 5 juillet 2019

Confidences sécurité

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Banlieue sud
Sécurité reforcée

Le plan d'allègement du dispositif de sécurité mis en place depuis quatre ans aux entrées de la banlieue sud de Beyrouth a été abandonné après l'attentat commis à Tripoli par un loup solitaire du groupe Etat islamique, Abdel Rahman Mabsout, le 3 juin. Au contraire, après les attaques perpétrées par cet ancien combattant de Daech, les mesures de sécurité ont été renforcées à Dahié, aussi bien par l'armée que par la Sûreté générale (SG), qui déploie aussi plusieurs centaines d'agents. L'allègement du dispositif avait été envisagé après une évaluation des renseignements militaires qui estimait que les risques d'attentat avaient baissé après la défaite de l'EI en Syrie et en Irak et le démantèlement de nombreuses cellules terroristes au Liban. Mais la SG avait un avis différent, estimant que le danger persiste.

Virulente campagne de dénigrement
L'armée libanaise et d'autres services de sécurité ont été surpris par la virulence de la campagne lancée par des organisations non gouvernementales contre la troupe, parfois qualifiée de «milice», et la mobilisation de correspondants de médias occidentaux, après la décision de démolir des constructions en dur érigées par des réfugiés syriens dans la région de Ersal. La soudaineté de la campagne de dénigrement jugée «suspecte» a nécessité une riposte ferme à travers un communiqué.  


Montée des tensions dans les camps
L'Autorité palestinienne (AP), qui refuse de discuter avec les Américains du «Deal du siècle», est soumise à un embargo financier de la part d'Israël et des pays du Golfe, ses principaux bailleurs de fonds depuis des décennies. Selon des informations sûres, un Etat du Golfe a opposé une fin de non recevoir à l'AP qui souhaitait contracter un prêt (avec paiement d'intérêts) de 100 millions de dollars pour financer les  dépenses courantes. La situation financière de l'Autorité est tellement grave que les institutions relevant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans les camps du Liban ont suspendu une grande partie des aides sociales et médicales qu'elle accordait à des milliers de familles. Avec la baisse simultanée des prestations assurées par l'Unrwa après la décision américaine de ne plus financer cet office des Nations unies, la situation dans les camps du Liban risque de se dégrader dangereusement dans les prochains mois. Des milieux s'attendent à une montée des tensions dans les camps.


Pas de deal
Une source sécuritaire haut placée assure que la libération du Libanais Nizar Zakka par les autorités iraniennes est uniquement due à l'intervention du président Michel Aoun  et du secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah. Cette décision n'entre pas dans le cadre d'un accord avec Washington, qui réclamait la libération de cet expert en informatique détenteur d'un permis de séjour permanent aux Etats-Unis. La même source confirme toutefois que l'Iran et les Etats-Unis projetaient de procéder à un vaste échange de détenus avant que l'initiative ne soit abandonnée pour des raisons inconnues.

Terrorisme
Entre 300 et 500 ex-daéchistes
Une source de sécurité haut placée estime entre 300 et 500 personnes le nombre d'anciens combattants libanais du groupe Etat islamique (EI) qui sont rentrés au Liban par des passages illégaux depuis la chute du califat auto-proclamé en Irak et en Syrie. La source affirme que l'acte terroriste commis par Abdel Rahman Mabsout, qui a tué, le 3 juin à Tripoli, deux soldats de l'armée libanaise et autant d'agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) était «prévisible». «Après la chute de son dernier fief de Baghouz (à l'est de l'Euphrate), l'EI est passé au plan B et a donné des instructions à ses partisans de frapper là où ils peuvent sans attendre d'instructions», précise la source sécuritaire, qui déplore «les failles qui peuvent apparaître à cause du manque de coordination entre les services libanais». «Abdel Rahman Mabsout avait été arrêté à son retour au Liban par la Sûreté générale (SG) mais le service de renseignement des FSI a réclamé que le suspect lui soit remis prétextant qu'il suivait son dossier depuis un certain temps, précise la source. Finalement, le jeune homme a été emprisonné un an avant d'être remis en liberté sans surveillance». La source précitée dénonce la tentative du directeur général des FSI, Imad Osman, de «minimiser» l'acte commis par Mabsout à Tripoli en affirmant qu'il était «déséquilibré». «Le terroriste était parfaitement conscient de ce qu'il faisait, ajoute le haut responsable sécuritaire. Preuve en est qu'il a procédé à une reconnaisance sur le terrain et s'est procuré une grande quantité d'armes et de munitions. C'était une attaque planifiée et bien préparée». Selon des informations sûres, c'est l'ancien Premier ministre Nagib Mikati qui aurait payé la caution d'Abdel Rahman Mabsout afin qu'il puisse être libéré de prison.  

Hezbollah: le plus dur est passé
Après avoir traversé des mois difficiles, qui ont nécessité des coupes budgétaires et des réductions de salaires dans certaines de ses institutions, notamment médiatiques, le Hezbollah serait parvenu à stabiliser sa situation financière. Les sanctions américaines qui le visent ainsi que l'Iran, son principal pourvoyeur de fonds, ont provoqué une diminution drastiques des liquidités dont il dispose. A partir de l'été dernier, le Hezbollah a procédé à une profonde restructuration qui lui a permis de réduire ses dépenses de plusieurs millions de dollars par mois. Dans le même temps, il a réactivé des structures traditionnelles de collectes de fonds, qui avaient été négligées ces dernières années.


Affaire Suzanne Hajj: des cris d'orfraie
Les cris d'orfraie poussés par des responsables du Courant du futur (CDF) après la décision du commissaire du gouvernement auprès du Tribunal militaire, le juge Peter Germanos, de libérer l'ancienne responsable de l’unité du cybercrime des Forces de sécurité Intérieure (FSI), Suzanne Hajj Hobeiche, ne sont qu'une «vaste comédie», affirme une source proche du dossier. L'acquittement de Mme Hajj-Hobeiche serait le fruit d'un compromis après les pressions excercées sur le CDF par le député Hadi Hobeiche, membre du bloc parlementaire de cette formation, et qui est aussi le beau-frère de Suzanne Hajj.  L'officier des FSI était accusée d’avoir commandité la mise en place de fausses preuves incriminant l’acteur Ziad Itani pour espionnage au profit d’Israël, avec l’aide d’un pirate informatique, Elie Ghabach, un informateur des FSI. Le procureur Germanos a jugé les preuves contre Mme Hajj-Hobeiche insuffisantes.

 

100
véhicules militaires de fabrication russe ont été livrés à l'armée libanaise ces derniers mois. Cette information dément l'argument selon lequel l'armée ne possèderait pas de matériel russe, avancé pour justifier le refus d'accepter une grande quantité de munitions pour Kalachnikov offerte par Moscou. «L'armée possède des AK47, des tanks T54 et des lance-roquettes multitubes de fabrication russe», affirme une source de sécurité.    

 


Pas de pardon
Un haut responsable sécuritaire libanais joue discrètement le rôle de médiateur entre le Hamas et les autorités syriennes afin de tenter de renouer les relations rompues entre les deux parties au début de la crise syrienne. Mais les efforts du médiateur se heurtent à l'intransigeance du président Bachar el-Assad, qui ne pardonne pas au mouvement palestinien son «manque de loyauté» (pour avoir soutenu les rebelles). Il reste convaincu que le Hamas «est plus une branche des Frères musulmans qu'un groupe de résistance».


Pas de guerre dans la région
En dépit des menaces réciproques entre les Etats-Unis et l'Iran, du déploiement d'une véritable flotte américaine dans le Golfe arabo-persique et en Méditerranée,  et de la poursuite des pressions économiques et politiques exercées par Washington sur la République islamique, il n'y aura pas de confrontation militaire entre les deux parties. C'est ce qu'affirme une source sécuritaire libanaise qui entretient de bons rapports aussi bien avec les Américains que les Iraniens. «Nous sommes dans une logique de négociation, affirme la source. Ce processus peut durer longtemps mais il n'y a pas d'autres alternatives. De plus, le 'Deal du siècle' est mal parti à cause des élections israéliennes qui seront suivies par l'entrée en campagne de Donald Trump».

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Éditorial
Le facteur temps est décisif

Les ministres rencontrés ou interviewés par Magazine ces dernières semaines, toutes tendances confondues, soulignent le «sens des responsabilités» des représentants de tous les partis au gouvernement et le «sérieux» avec lequel ils abordent les dossiers économiques, financiers et politiques. Ils jettent un regard plutôt positif sur la qualité des débats en Conseil des ministres, même si certains déplorent le temps parfois excessif passé sur des dossiers qui auraient pu être tranchés plus rapidement.Or le temps est, aujourd’hui, un facteur déterminant dans la dynamique de maîtrise de la crise que le gouvernement se promet d’enclencher. Chaque jour qui passe est un jour de perdu. Chaque jour qui passe éloigne davantage le gouvernement des objectifs qu’il s’est fixés au niveau de la réduction du déficit budgétaire. Chaque jour qui passe voit le service de la dette gonfler et le sauvetage de plus en plus périlleux.Cette constatation n’est pas nouvelle mais on ne la rappellera jamais assez. On ne la martèlera jamais assez. C’est parce qu’ils n’ont pas conscience du facteur temps que les responsables ont mené le pays là où il est aujourd’hui, au bord du gouffre. Le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, adopté en avril dernier, est pratiquement le même que celui qui avait été préparé il y a 9 ans. Les tiraillements et les surenchères politiques avaient empêché sa mise en œuvre. Si ce vaste chantier avait été lancé à l’époque, les milliards de dollars engloutis par l’EDL, qui constituent tous les ans une moyenne de 11% du budget, auraient pu être économisés et le Liban ne serait pas dans la situation délicate qui est la sienne en ce moment. Cet exemple d’incurie des pouvoirs publics peut être multiplié à volonté dans divers secteurs.Le temps n’est plus un luxe que les dirigeants peuvent se payer avec l’argent du contribuable. L’examen du budget par la Commission parlementaire des Finances et du Budget a trop traîné, ce qui est inexplicable, car la composition politique de cette instance est presque similaire à celle du gouvernement, qui a déjà amplement pris son temps pour approuver le projet de loi de Finances au bout de 21 séances marathons. Soit les partis sont atteints de schizophrénie et adoptent une chose en Conseil des ministres puis son contraire en Commission; soit ils sont incapables de tenir leurs troupes et certains députés s’ingénient à défaire ce que leurs camarades ont approuvé au gouvernement; soit les partis tiennent un double langage et, de ce fait, sont moins «responsables» qu’ils n’en donnent l’impression. Cette dernière option nous semble la plus plausible.Pour la démentir, le gouvernement doit montrer son sérieux et sa détermination à aller de l’avant en préparant et en envoyant au Parlement le projet de budget 2020 d’ici la mi-octobre au plus tard, comme le stipule la Constitution. Sinon, le sauvetage relèvera des missions impossibles.     


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Les implants dentaires
Qu’il figure à l’avant ou à l’arrière de la cavité buccale, le vide causé par la perte de certaines dents est toujours désagréable. La pratique des implants dentaires constitue une…

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